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Partons en direction du Brésil pour les Jeux Olympiques les plus GAYS de ces derniers temps !

Le tableau n’est pas si gaie que ça, le chemin à parcourir est encore long. Les insultes homophobes n’ont pas déserté les stades, notamment lors de matchs de football féminins où de nombreuses joueuses sont ouvertement lesbiennes. Il n’y a toujours pas d’épreuve masculine en gymnastique rythmique ou en natation synchronisée. Ce seraient trop «gay» comme épreuve, m’voyez? Et puis le 11 août, un article du Daily Beast a fait polémique en outant des athlètes contre leurs volontés, certains venant de pays où l’homosexualité est toujours illégale. Le nageur Amini Fonua s’est indigné dans deux tweets qui sonnent juste:

«Dans les îles Tonga, l’homosexualité est toujours illégale, si je suis assez fort pour être celui que je suis aux yeux du monde, ce n’est pas le cas de tout le monde. Respectez-ça.» et «Pouvez-vous vous imaginer le seul endroit où vous pouvez vous sentir en sécurité, le seul endroit où vous pouvez être vous-même, ruiné par un hétéro qui pense faire juste une blague?»

Il y a encore beaucoup de boulot, mais quand même, n’oublions pas que les jeux ont un pouvoir médiatique important sur des causes comme la lutte contre le racisme ou l’homophobie et nous avons cette année eu quelques occasions de nous réjouir. Mettons-les en avant!

D’abord, il y a eu quelques coming-out en amont des jeux comme celui de Victor Gutiérrez, joueur de l’équipe espagnole de Water Polo (joueur qui n’a finalement pas participé aux jeux, mais quand même!) ou comme la judoka brésilienne Rafaela Silva qui a profité de sa victoire pour affirmer l’importance du soutien de sa compagne. Et puis il y a celles/ceux pour qui on savait déjà, comme la handballeuse française Alexandra Lacrabère. La handballeuse argentine Valentina Kogan bientôt maman de jumeaux, a quant à elle souhaité témoigner sur son parcours pour en finir avec les clichés sur l’homoparentalité. Et c’est sans oublier les entraineur.euse.s comme Alyson Annan, coach de l’équipe féminine néerlandaise de hockey. Toujours est-il que le bruit cours que le nombre d’athlète LGBT de ces jeux seraient un record! Hip-hip-hip? Hourra! Record à battre, le défi est lancé!

De plus début 2016, les jeux se sont ouverts aux athlètes trans sans qu’i-elles aient besoin d’être opéré-e-s. Et qui dit athlète trans dit Chris Mosier: dans une jolie publicité sortie pour l’occasion pour une marque de sport. On lui demande «Comment savais-tu que tu serais accepté dans l’équipe? Comment savais-tu que tu pourrais être autorisé à concourir?» L’américain ne le savait pas mais maintenant, nous, on le sait. (Pour celles/ceux qui veulent chercher la pub ça vaut le coup d’œil. Un indice? Just do it).

Il y a eu également de beaux moments. Marjorie Enya, bénévole à Rio a demandé en mariage sa compagne, la rugbywoman brésilienne Isadora Cerullo. C’était la première fois qu’un couple de femmes officialisait leur union en public aux JO. Elles seront sûr d’avoir de belles images de cet instant. Espérons que ce ne seront que les premières d’une longue liste. Espérons aussi que d’ici les prochains jeux on ait encore parcouru un bon bout de chemin et qu’on aura plein d’autres belles images pour avoir des couleurs plein la vue! En attendant, pour ajouter encore une note positive, l’un des prochains rendez-vous est français puisque les Gay Games de 2018 auront lieux à Paris! C’est moins loin que les prochains Jeux Olympiques d’hiver qui auront lieux en Corée du Sud. On y va?!

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