Accueil > News > Passer à l’acte

Ce processus peut être euphorisant et/ou anxiogène : euphorisant car il laisse entrevoir la possibilité de vivre enfin selon ses aspirations, anxiogène car les premiers passages à l’acte sont autant d’apprentissages délicats submergés par des émotions contradictoires et parasités par la honte :

  • joie… d’éprouver du plaisir
  • peur… de ne pas être à la hauteur
  • colère… d’avoir perdu tout ce temps
  • tristesse…devant le deuil de sa « normalité »

De cette alchimie émotionnelle propre à chaque individu dépend la durée qui sépare la prose de conscience de son orientation sexuelle et les premiers rapports homosexuels.

Un an de latence

Après qu’ils aient pris concscience de leur homosexualité, beaucoup de gays et de lesbiennes déclarent avoir attendu plus d’un an avant d’entreprendre leur premier rapport sexuel avec une personne du même sexe. Cette période de latence peut également correspondre à une ultime phase de dénis où le sujet va tester ses attirances en expérimentant la sexualité avec une personne de l’autre sexe: c’est la preuve par l’acte.

Relation tardives

Pour terminer, on s’accorde à dire que les jeunes gays et les jeunes lesbiennes ont en moyenne leur première relation affective et/ou sexuelle plus tardivement que les jeunes hétérosexuels. Cette moyenne d’âge élevée n’est pas un détail anodin. Nous sommes convaincus que le caratère tardif de ces premières expériences conditionne beaucoup des comportemebnts psycho-affectifs et psycho sexuels des gays et des lesbiennes.

Extrait de "Homophobie, mal-être et culture dominante"

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