Accueil > News > Migrants LGBTQ : A Metz ils représentent 2 à 3% des sollicitations adressées à la LDH

En janvier, cela fera presque un an que la section messine de la ligue des droits de l’homme (LDH) a investi les locaux de Couleurs Gaies afin d’apporter conseils et assistance aux nombreux migrants et demandeurs d’asile, pour qui l’association est souvent le dernier recours. À cette occasion, nous avons interrogé Hélène Leclerc, secrétaire de la LDH à Metz, ainsi que Charles Roederer, président départemental de la Ligue des Droits de l’Homme, pour faire le bilan de ce partenariat.

Pouvez-vous nous en dire plus sur les actions de la LDH, ainsi que sur les permanences que vous organisez au Centre LGBTQ de Metz ?

« Lors de ces permanences, nous recevons tous les publics. Tous les lundis de 14h à 17h, les usagers de l’association peuvent venir solliciter les sept bénévoles qui se relaient pour les accompagner dans leurs démarches administratives souvent complexes », indique Hélène Leclerc.

« Nous n’accueillons pas les primo-arrivants, qui sont pris en charges par d’autres organisations, mais plutôt des personnes qui ont épuisé l’ensemble des voies de recours », précise Charles Roederer.

Hélène Leclerc, Secrétaire de la section messine de la Ligue des Droits de l’Homme

Avez-vous des besoins spécifiques ?

« Les sections de la LDH ne sont pas subventionnées par l’appareil national. Nous avons très peu de moyens, et nous finançons parfois des nuits d’hôtel sur nos propres deniers afin de parer aux situations les plus urgentes. L’association ne dispose pas de permanents. Nous recherchons des bénévoles avec une expertise juridique et/ou sociale importante, et une grande motivation. Nous assurons cependant des formations », souligne la présidente de la section messine.

Le partenariat avec Couleurs Gaies repose sur une synergie de moyens et de compétences. Les personnes LGBT ayant une problématique liée à leur orientation sexuelle sont réorientées vers les permanence du centre LGBTQ de Metz les mercredis de 14h30 à 18h30. À l’inverse, Couleurs Gaies dirige vers la Ligue des Droits de l’Homme les personnes qui l’interpellent sur des questions administratives ou juridiques qui dépassent les questions de lutte contre les haines anti-LGBT. Pouvez-vous nous en dire plus sur les populations LGBT qui sollicitent la Ligue ?

« Nous recevons en moyenne une quarantaine de personnes par permanence. Selon nos estimations, les personnes évoquant des haines anti-LGBT représentent 2 à 3 % de ces demandes. Les sollicitations émanent en grande majorité d’Afrique. Les problématiques liées à l’orientation sexuelle et l’identité de genre sont aujourd’hui reconnues parmi les motifs justifiant l’obtention d’un titre de séjour dans le cadre de l’asile.»

 

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