Accueil > News > 8 mars à Metz : Couleurs Gaies était présente au rassemblement

8 mars, journée internationale de la lutte pour les droits des femmes. Internationale car il n’y a pas un seul lieu sur Terre où les femmes ne subissent aucune pression, aucun harcèlement, aucune violence, aucune discrimination. Pression sociale, harcèlement sexuel, violences conjugales, discrimination professionnelle, pour ne citer que quelques exemples généraux de ce contre quoi il est encore aujourd’hui nécessaire de lutter activement.

8 mars 2018, 15h40, Metz. A l’initiative de la commission féministe de l’union syndicale Solidaires se regroupent plusieurs syndicats et associations sur le Parvis des droits de l’Homme, devant le centre Pompidou – Metz. Le Parvis est renommé Parvis des droits humains: les mots sont un combat en eux-mêmes. Bien que les luttes féministes soient diverses, complexes et toutes d’importance égales, le rassemblement de ce 8 mars s’est constitué comme angle d’attaque principal les violences faites aux femmes, que ce soit les violences conjugales, les viols ou les féminicides. Le terme « féminicide » n’est pas reconnu dans le droit pénal français: une des revendications qui se font entendre est celle d’une reconnaissance de la particularité de certains crimes commis envers les femmes, du seul fait qu’elles soient des femmes: le féminicide est un crime caractérisé par son aspect fondamentalement sexiste. C’est bien le démantelement juridique et social du patriarcat qui importe dans ces rassemblements et ces luttes féministes, ainsi que le précise une militante messine: « Je suis ici pour marquer mon désaccord avec le patriarcat et les normes sociales actuelles qui vont à l’encontre des droits des femmes. Le patriarcat touche toutes les femmes. ». Un tel rassemblement constitue un point central dans les luttes féministes puisqu’il est la preuve de l’existence de telles luttes sur Metz, des associations et des syndicats militant pour la destruction du patriarcat et contre les discriminations sexistes quelle qu’elles soient, ainsi que de l’urgente nécessité de s’interroger sérieusement sur ces problématiques. « Au début de mon militantisme, je trouvais le 8 mars désolant: l’idée d’une journée. Mais c’est l’occasion pour les médias de faire connaître les luttes féministes actuelles. » précise une militante. Les militant.e.s présent.e.s l’assurent: « Il s’agit dans ce rassemblement de marquer un refus publique, un positionnement public: les autres doivent voir. ». Voir, et venir poser des questions, s’arrêter quelques minutes, mettre en suspend ses flâneries dans les rues de Metz pour participer au rassemblement, comme nous avons pu le remarquer devant le centre Pompidou jeudi.

En tant qu’association de lutte contre les discriminations liées à l’orientation sexuelle et à l’identité de genre, Couleurs Gaies était présente à ce rassemblement. Les discriminations et les violences sexistes sont régulièrement complétées par la lesbophobie, la biphobie et/ou la transphobie. De ce fait, les luttes féministes sont aussi au coeur de l’engagement militant de l’association Couleurs Gaies.

M.R.

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