Accueil > News > Les haines anti LGBT dans la sphère familiale


Comment faire face à la LGBTphobie des parents ?


L’autorité parentale constitue un ensemble de droits et de devoirs qui ont pour but l’intérêt de l’enfant. Encore aujourd’hui, certaines personnes se voient obligées de cacher leur orientation sexuelle ou leur identité de genre à leur famille et de fuir le domicile.

Sur le plan psychologique, la violence peut entraîner une perte de confiance en soi, la colère, la dépression celle-ci pouvant même aller jusqu’à des pensées morbides et un passage à l’acte. Une étude à démontrée que les jeunes LGBTQI+ seraient plus sujet au suicide que les autres en raison des discriminations, harcèlement et des préjudices sociaux associés aux minorités.

Vers qui se tourner ?

Si l’adolescent.e rencontre des difficultés d’acceptation au sein de sa famille, en premier lieu il est conseillé qu’il en parle aux autres adultes autour de lui qui seront aptes à l’aider comme le personnel de son établissement scolaire par exemple. Il peut aussi chercher de l’aide à l’extérieur comme au Planning familial, chez les médecins, dans les CCPM (Centre médico-psycho-pédagogiques) ainsi que les maisons départementales de solidarités. S’il est confronté à des violences il peut appeler le 119, le service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger.

L’équipe du Centre LGBTQI+ de Metz vous rappelle que si vous avez besoin de parler, nous disposons d’une permanence d’accueil et d’écoute tenue par des bénévoles tous les mercredis entre 14h30 et 18h30 au local mais aussi par téléphone.  

Quelles sont les mesures à prendre ?

Il faut savoir qu’un.e mineur.e peut faire valoir ses droits par le biais des services de protection de l’enfance et du juge des enfants. Ainsi s’iel est en situation de danger dans son domicile, dû a des violences, maltraitances, carences en raison de son orientation sexuelle ou son genre, une mesure de protection de l’enfance est envisageable.

Celle-ci doit d’abord être abordée dans un cadre administratif. Si l’on éprouve une difficulté à mettre en place la mesure en cas de désaccord des parents par exemple alors il faudra réfléchir à un cadre judiciaire.

La médiation familial

Afin d’essayer d’apaiser les tensions en trouvant un terrain d’entente il est mieux de favoriser une mesure d’accompagnement en lieu ouvert grâce à l’aide d’un service de médiation familiale qui a pour but de travailler le lien parent/enfant. Les médiations familiales peuvent être mises en place par des associations ou des services publics. Si la médiation n’est pas concluante il faudra alors considérer une mesure d’accueil provisoire ou de placement. Le retour au domicile familial pourra être acquit, le cas échéant une mesure de suivi éducatif sera décidée.

Il est possible de trouver plus d’informations sur la médiation familiale en se rendant sur le site internet du ministère de la Justice.

À savoir :

L’émancipation du mineur.e est possible dès l’âge de 16 ans, dans le cas où le bien être physique ou psychologique de l’enfant, un.e juge des tutelles peut être une solution.

Il faut savoir que les parents n’ont pas le droit d’expulser leur enfant mineur du domicile familiale, ce serait illégal. Ils doivent garantir un logement à leur enfant et peuvent choisir le lieu de celui ci.

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