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Tu me regardes, Ta reine (version orchestre), Angèle (“Brol la suite”, 2019) 

“Je jouais avec le roi, la reine a pris mon cœur”  

Indiscutablement féministe (notamment avec son “Balance ton quoi”), Angèle nous surprend cette fois-ci en écrivant deux musiques sur… l’homosexualité féminine ! 

Dans les chansons “Tu me regardes”, mais aussi “Ta reine” (reprise en version orchestre dans cette réédition), Angèle raconte l’histoire d’une femme troublée par une autre femme et parle du regard désapprobateur et accusateur des autres face à cet attirance minoritaire. 

Grandiose, Pomme (“Les failles”, 2019)  

“Depuis que je n’ai pas le droit, je veux un enfant dans le ventre”  

Une chanson plus que d’actualité, puisqu’elle est sortie au moment du débat sur la PMA pour tou.te.s. Les paroles évoquent l’effondrement d’un rêve, parlent du projet de fonder une famille encore empêché par des lois. Heureusement, les choses sont désormais différentes et nous pouvons en être fier.e.s. 

Ce n’est pas non plus sans rappeler “On brûlera”, chanson de son ancien album (À peu près, 2017) qui parle d’amour interdit, tout simplement parce qu’il est celui d’une fille pour une autre. 

Même si Pomme ne cache pas son orientation sexuelle, elle préfère faire parler d’elle à travers sa musique, plutôt qu’avec son attirance pour les femmes. Pourtant, elle pense tout de même avoir une responsabilité et se donne ainsi le devoir d’en parler un peu dans ses chansons pour participer à la visibilité lesbienne. Et ça, on aime ! 

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Ice cream, Blue, Mika (“My name is Michael Holbrook”, 2019) 

“I want your ice cream, I want it lying in the sun.

I want your ice cream, I want it melting on my tongue.”

Mika, icône gay lui aussi, nous offre un album qui parle d’amour. Un amour qui pourrait s’adresser à toutes et tous, que chacun.e pourrait s’approprier, mais qui, pourtant, résonne d’une façon toute particulière quand on connaît son orientation sexuelle. 

Malgré tout, il est bien plus explicite dans sa chanson “Ice cream”, un peu dans l’esprit de “Lollipop”. Nous vous laissons apprécier la métaphore… 😉 

Dans sa chanson “Blue”, Mika fait référence à la Manif pour tous, déclarant dans une interview réalisée par Têtu (Hiver 2019 n°221) que “les choses ne sont pas binaires” ; le rose pour les filles, le bleu pour les garçons, non merci ! 

Le chanteur nous fait aussi bien plaisir avec son clip “Sanremo” où défilent les images de l’amour entre deux hommes. Il nous raconte plus particulièrement l’homosexualité en Italie à la fin des années 1960 où, même si la dépénalisation a été actée en 1890, l’intolérance était toujours bien présente. 

Don’t believe the things they tell you (they lie), Hello, I’m right here, Tegan & Sarah (“Hey, I’m just like you”, 2019)  

“Tell you I don’t love you at all, but I do love you”

Tegan et Sara restent deux icônes lesbiennes, même si la question de la sexualité est très peu présente dans leurs musiques ; sans doute parce qu’elles préfèrent, elles aussi, être jugées sur leur talent musical, plutôt que sur leur orientation sexuelle. On peut malgré tout les remercier de parler de lesbianisme dans au moins quelques chansons ! 

La chanson “Don’t believe the things they tell you (they lie)” évoque d’ailleurs la question de l’identité puisque, comme elles l’expliquent, les deux soeurs se sont senties seules pendant leur adolescence. 

Dans “Hello, I’m right here”, elles racontent ce moment où elles ont compris qu’elles étaient lesbiennes et que ce n’était pas juste une phase

Amour censure, Hoshi (single sorti en 2019) 

“Au placard mes sentiments. Surtout ne rien dire et faire semblant. Être à part, un peu penchant. Au bout du navire, je coule doucement” 

Dans ce nouveau single, Hoshi nous parle merveilleusement bien d’amour entre deux personnes du même sexe, mais aussi d’homophobie. Dans le clip, des images de la Manif anti-PMA. On peut aussi y entendre des propos si aberrants qu’ils semblent avoir été inventés pour l’occasion. 

Hoshi, parfaitement à l’aise avec son orientation sexuelle, n’en fait partout pas état dans toutes ses chansons. Il semble que “Amour censure” soit bien la seule chanson où elle parle aussi clairement d’homosexualité et d’homophobie. 

“Il n’y a que de l’amour sincère”, merci Hoshi. 

Louise et Manon

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