Interview

Couleurs Gaies :
Tu étais mandaté en tant que membre du Groupe d’Action contre les haines anti-LGBT à l’invitation du Recteur de l’académie Nancy-Metz. Que retires-tu de cette expérience ?

Marc Grandidier :
Une expérience qui me servira dans ma vie future, avec des réunions, des rencontres, des prises de décisions qui ont un réel impact. C’est l’une des rares instances où j’ai vraiment eu l’impression d’être écouté.

CG : Que dirais-tu à un jeune qui veut s’engager en faveur de l’intérêt des personnes LGBTQI + dans son lycée ou plus généralement dans la société ?

MG : C’est du travail mais tu vas n’en tirer que du bénéfice. Tu ne verras pas forcément les résultats de ton travail immédiatement car c’est vraiment un travail qui doit perdurer dans le temps.

CG : Tu as choisi de t’engager dans l’Armée. Qu’est-ce qui te motive à rejoindre une institution parfois très conservatrice avec les personnes LGBTQI + ?

MG : J’aime les défis et je n’aime pas le « métro, boulot, dodo ». C’est aussi un travail qui doit se faire sur le long terme. La féminisation de la Marine a commencé dans les années 2000. Vingt ans après, toutes les spécialités reçoivent du personnel féminin et nous en sommes à sortir des sous-marins adaptés à recevoir des personnels féminins.

Ceci a été notamment possible grâce à des femmes qui ont fait leurs preuves. Ce sera pareil pour la communauté LGBTQI+.

CG : Tu souhaites poursuivre ton engagement contre les haines anti-LGBT pendant ou après ton service ?

Je poursuis mon engagement, notamment avec AIDES, et si l’opportunité se présente, pourquoi ne pas travailler directement avec les armées…