« Je regrette que les décisions éthiques soient soumises au suffrage universel ». Ces paroles anti-démocratiques prononcées pendant les débats sur le mariage pour tous par l’ancien évêque de METZ ne peuvent que rappeler aux personnes LGBTQI+ l’importance du principe de laïcité.

Car depuis toujours, et en France particulièrement, des religieux souhaitent régenter la vie des individus de leur naissance à leur mort au nom d’un dogme, et ce, au mépris des libertés individuelles.

Depuis 1792, par l’instauration de l’état civil permettant l’établissement de l’égalité des citoyens sans considération de leurs croyances ou de leurs non-croyances, en passant par L’École laïque, gratuite et obligatoire, jusqu’en 1905 par la consécration de la liberté de conscience rendue possible par la neutralité de l’État envers les religions et le non financement des cultes, un long chemin a été parcouru pour que la séparation des Églises et de l’État soit appliquée dans divers aspects de nos vies.

Mais cette séparation souffre encore de multiples exceptions, comme le Concordat en Alsace et en Moselle (à ne pas confondre avec « la sécurité sociale locale »), qui impose à l’ensemble de la population française de payer les représentants des cultes catholiques, protestants et juifs, pour un coût annuel de 60 millions d’euros… dont certains par ailleurs n’ont pas ménagé leurs efforts pour lutter contre les droits des couples de même sexe !

Ce cheminement laïque est retracé dans une exposition conçue par l’Union des Familles Laïques (UFAL) sera présentée par l’Union des Familles Laïques de Moselle (UFAL57) au sein du local de l’association Couleurs Gaies pour rappeler les bases de la laïcité.

Car si aujourd’hui les personnes profitent des droits acquis, beaucoup méconnaissent ce principe de liberté qui permet l’égalité et favorise la fraternité.

Menacé par les intégristes et le communautarisme, le principe de laïcité, envié – rappelons-le – par de nombreux peuples opprimés à travers le monde, doit être défendu avec force car l’histoire a maintes fois démontré qu’en matière de liberté rien n’est jamais acquis.

Vincent MOREL
Président de l’UFAL57