Et si on s’attrapait le coeur, pour une nuit, pour la vie, l’instant d’un regard ou pour la fin des temps, un peu, beaucoup, passionnément… Si pour une fois on lâchait prise, sans avoir peur des sentiments…

Crédit photo : Halgaro

On s’attraperait entre deux portes ou dans une cage d’ascenseur, dans l’intimité d’un coin sombre ou au soleil d’une prairie, on s’attraperait comme des voleurs sans même se courir après. La tentation, un grand plongeon, juste toi, moi et le frisson. Sans se poser de question, on succomberait et ce serait bon comme ta main dans mon pantalon. On s’attraperait les mains, on s’attraperait les seins, on s’attraperait la langue… On s’attraperait aveuglément, on s’attraperait bien gentiment, avec douceur ou rageusement, on s’attraperait dans de beaux draps, sur le carrelage d’une salle de bains ou contre un arbre en forêt qui démange le creux des reins. 

Sans attente, ni désillusion, on s’offrirait un peu de bonheur, du bonheur pour quelques heures, du bonheur dans l’immédiat, sans manège et sans embarras, du bonheur sans mal au coeur !

nATh