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Chronique du racisme ordinaire #7 : Les LGBT+ dans les manuels scolaires : « intimité » ou dissimulation ?

Dans une précédente chronique (la #6) sur la question de la visibilité lesbienne, j’ai omis un bon nombre d’anecdotes, dont celle-ci : Colette était au lycée, à mon époque (pas si lointaine, fin des années 2000), l’unique écrivaine dont nous étudions les textes (ou plus exactement : un texte). Je me rappelle avoir été frappée, en lisant sa biographie dans le manuel scolaire de terminale L, qu’à aucun moment n’était précisée son attirance pour les femmes et le couple qu’elle avait formé avec Missy. Pourtant, on y précisait ses diverses aventures avec des hommes. J’imagine que l’homosexualité de Rimbaud, Gide, Proust, Genet etc., était de la même manière chastement dissimulée. Je dis bien « chastement », parce qu’en France (et ailleurs…) l’orientation sexuelle et l’identité de genre sont considérées comme relevant de l’ « intimité ». Il y a du vrai là-dedans et je ne veux pas parler à la place de tout le monde. Mais il y a aussi de l’hypocrisie. En l’occurrence, dans les manuels scolaires.

Photo de l’écrivaine et journaliste Colette dans « Rêve d’Égypte », 1912 – source : Gallica-BnF

Il a certainement fallu, pour réaliser ces manuels scolaires, composer avec les vitupérations intempestives contre l’ABCD de l’égalité et celles du pape (affaires qui mériteraient une longue chronique), et tout dépend aussi de la manière dont les profs les utilisent et amènent (ou non) le débat, mais je trouve qu’il y a encore trop d’impensés en la matière. D’abord, de quoi relève l’intime ? Qui mieux que soi peut placer les limites de notre intimité ? Sachant qu’on confond trop souvent intimité et pudeur… Je ne vais pas philosopher sur cette question immense, mais prétendre, comme c’est le cas dans les manuels de SVT actuels que « l’orientation sexuelle relève de l’intimité des personnes » (2016, voir http://svt-egalite.fr) me pose problème, surtout quand on précise quelques lignes plus loin : « l’accent est mis sur la lutte contre les idées reçues ».

Qu’est-ce que ça veut dire ? Certes, enfin on aborde les questions de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre. Mais ramener l’orientation sexuelle à une affaire d’intimité est à mon sens déjà une idée reçue : dans la mesure où je suis susceptible de tenir la main de ma bien-aimée (hypothétique) dans la rue ou de lui faire des bises sur un banc public comme n’importe quel couple d’amoureux, je considère que mon orientation sexuelle ne relève plus de l’intime. On plaque donc de force sur l’orientation sexuelle une idée toute faite de ce qui devrait être intime, et par là on impose presque aux LGBT d’en faire une question d’intimité.
Et si certains élèves avaient la velléité de parler de leur orientation sexuelle ou d’être ouvertement gay ou trans, est-ce qu’ils transgresseraient les frontières de l’intime ? C’est intime, donc on n’en parle pas, retour à l’omerta d’antan ? J’exagère, certes, mais ça sonne un peu comme ça (c’est à dire hypocritement). Comme s’il fallait déposer un voile de pudeur sur son orientation sexuelle ; justement, parce que c’est « sexuel » ? L’orientation sexuelle serait donc encore, quoi qu’on en dise, ramenée à une affaire de sexualité, de pratiques sexuelles ? Quand il y a tellement de choses beaucoup plus intéressantes à mentionner sur la question, s’en tenir à dire que l’orientation sexuelle relève de l’intimité ressemble finalement à une manière de contourner le sujet tout en se défendant de ne pas en parler.

Anna-Livia.

Pourquoi adhérer à CG ? #7

Hello, moi c’est Maureen, je suis une messine de 22 ans actuellement sur Strasbourg pour mes études. Le combat pour l’égalité fait partie intégrante de ma vie. Après avoir passé un an à la tête d’une association féministe à Strasbourg, je me dirige maintenant vers la défense des droits des personnes LGBT+.

Matthieu Husson – Le Féminisme (Le Lombard 2017)

J’ai décidé de rejoindre Couleurs Gaies car l’association m’a accompagné, comme beaucoup de personnes j’imagine, dans mon acceptation. Avoir dans mon fil d’actualité Facebook leurs articles défendant nos droits et partageant notre culture m’a grandement aidé. La participation aux Prides organisées par Couleurs Gaies m’a également permis de me sentir fière d’être qui je suis, et puissante. Je rejoins maintenant leurs rangs pour apporter mon soutien aux personnes qui comme moi, en ont besoin, et pour continuer à me battre pour plus d’égalité !

Maureen

La rubrique de D’doc #3

En quête d’une lecture post confinement non anxiogène, je me suis jetée sur Miss Islande, paru aux éditions Zulma. Son autrice, Audur Ava Olafsdottir, place son histoire dans l’île volcanique des années 1960. L’héroïne répond au doux nom d’Hekla, qui est également celui d’un volcan. Ce n’est pas un hasard si son tempérament est du genre « lâche rien ». Une chance d’ailleurs, car la jeune fille ambitionne de devenir écrivain et d’être publiée. Elle le devient, mais sous un pseudo masculin. Nous sommes loin de l’égalité des genres. Pourtant, l’Islande est loin d’être le dernier pays engagé dans la bataille, lui qui a été le premier à élire une présidente. Le roman tire son histoire d’une autre époque. Celle qui est encore alors tout entière vouée au patriarcat. Celui-ci qui verrait bien mieux Hekla sur un podium pour défiler et concourir au port de l’écharpe de Miss Islande que dans les endroits prestigieux réservés aux poètes masculins. Pour y échapper, Hekla quitte sa région pour la capitale, Reykjavik, où elle rejoint son meilleur ami, DJ, marin, homo, malheureux comme la pierre de ne pouvoir tenir son amoureux par la main dans la rue, et frappé, vilipendé pour ce qu’il est aux yeux des ignorants : un monstre. Lui qui n’aspire qu’à trouver un homme qui ne soit pas caché derrière un mariage trompeur avec une femme et qui file la nuit dans les ruelles et bars bien glauques pour y assouvir des désirs interdits et réprimandés.

Féminisme, égalité des genres, patriarcat, discrimination. Les thèmes abordés par l’autrice de ce roman ne sont pas propres à l’Islande de ces années là. Mais l’empreinte de descriptions des éruptions volcaniques marque le lecteur, le transporte dans ces paysages pour beaucoup inconnus, bercés d’imaginaire et de contes divers. Cette lecture m’a emmenée loin, bien loin des préoccupations actuelles, tout en rapprochant les réflexions de l’héroïne et de son ami à celles qui sont les nôtres. Cette lecture est à conseiller dès l’adolescence, et bien au-delà bien entendu. Avant de prendre l’avion et de découvrir la vie in situ de ces islandaises éruptives !

Le livre a reçu le prix Médicis étranger en 2019.

Delphine

MusiQueer #4 : Focus sur une artiste lesbienne : LP

Débuts en musique

LP est née aux États-Unis en 1981, d’un père italien et d’une mère irlandaise. C’est à la mort de cette dernière que LP décide de se lancer dans la musique, alors âgée de seulement quinze ans. Avec une voix puissante et très reconnaissable, elle trouve son inspiration aussi dans l’opéra qui jouera un rôle très important dans sa musique : la chanteuse adore d’ailleurs les grandes voix comme Maria Callas. 

Quelques années plus tard, en 2001, elle sort un premier album, qu’elle appelle Heart-Shaped Scar. Un deuxième suit en 2004 : Suburban Sprawl and Alcohol. En 2006, elle signe avec une grosse maison de disques ; pourtant, si elle écrit environ 140 chansons en trois ans, son label ne semble pas voir ni apprécier son talent, puisqu’aucun album ne sortira. Sa maison de disques finira par la lâcher en 2009. 

Puis, dix ans plus tard, Forever For Now voit le jour en 2014. Toutefois, malgré une bonne critique de la presse, LP peine à trouver véritable reconnaissance auprès du public. 

Avant d’être la célèbre interprète de “Lost on You”, titre qui a fait sa renommée internationale, LP se fait un nom dans le milieu musical en écrivant des chansons pour de grandes stars. Dans une interview, elle raconte qu’elle a décroché un contrat dans une société pour écrire pour d’autres artistes, après que les Backstreet Boys aient repéré un de ses textes. Elle écrira, par la suite, pour Cher, Christina Aguilera ou encore Rihanna : on lui doit notamment le titre “Cheers” sur l’album Loud de cette dernière. 

https://lh3.googleusercontent.com/i8mrC62YEmoQf5rAfL0aCNJyB4ND6KzZhXl8XkaSM7gmHXJxFaQ6k2nl_PbEt8O3G5GjPnd70UlTOpnbNDSS2EzBmJg8AvXydUF9P1iUtq6VDcoW0o8ol81sNEct92jImxpMyAFz

Premier succès

C’est donc en 2016 que la carrière de LP explose : on l’entend partout, son tube “Lost on You” passe dans toutes les radios. Elle sort un EP la même année, Death Valley, qui finit disque de platine en France, avec 250 000 albums vendus. 

“Lost on You” est une chanson adressée à son ex-petite amie dans laquelle elle parle de leur relation et des raisons de leur rupture. Ce titre est d’ailleurs assez représentatif des thèmes récurrents dans sa musique : l’amour, les peines de cœur et les filles qu’elle a aimées. 

Et si elle co-écrira une chanson avec Mylène Farmer en 2018, c’est bien grâce à ce single : en effet, c’est notamment cette chanson qui fera venir la chanteuse française à un concert de LP en 2016 et qui précèdera leur rencontre. 

Image médiatique

Actuellement fiancée à la chanteuse et mannequin Lauren Ruth Ward depuis presque 3 ans, LP n’a jamais caché son homosexualité, bien au contraire ! Dans sa discographie, on compte pas mal de titres saphiques, dont “When We’re High”, “Tightrope”, “Girls Go Wild”. D’ailleurs, Lauren a eu plusieurs fois l’occasion de passer devant la caméra pour les clips de LP. 

Si ces choix d’artiste ne se veulent pas militants dans l’immédiat, LP n’en reste pas moins une icône lesbienne et ses chansons offrent une belle visibilité pour les femmes aimant les femmes. 

Aussi célèbre pour son look très androgyne, LP avoue avoir eu peur de ne pas pouvoir faire carrière à cause d’une apparence qui ne correspondrait pas aux normes de féminité attendues. Elle n’hésite cependant pas à rappeler qu’elle n’a pas à se justifier, mais se contente simplement d’être elle-même. 

“Être soi-même”… voilà une expression que l’on retrouve beaucoup dans bon nombre de ses interviews qui, par ailleurs, si vous êtes dans une humeur un peu sombre, peuvent vous redonner chaud au cœur : LP est si positive que ça en deviendrait presque communicatif. 

Manon & Louise 

Une sélection télévisuelle lesbienne

Introduction :

Si vous tapez le mot « lesbienne » dans la barre de recherche de Netflix, une multitude de propositions va apparaître (pour certaines, j’avoue chercher encore un quelconque lien avec le sujet demandé….). Cet article n’est donc pas un listing de séries, films, documentaires que vous pourriez trouver par vous même, c’est juste un partage de ce que j’ai pu visionner seule ou avec mon amoureuse .

Below her mouth

La base :

Alors on va démarrer par un grand classique, le titre pour lequel certaines d’entre nous ont souhaité s’inscrire à Netflix :

  • Orange is the New Black : c’est l’univers carcéral au féminin avec des intrigues teintées de lesbianisme mais pas que. Je dois reconnaître qu’après l’enthousiasme de la découverte de la saison 1 qui a perduré le temps de la saison 2, nous avons fini par nous lasser et n’avons pas poursuivi cette aventure.
  • Below her mouth : Une jeune femme hétérosexuelle tombe amoureuse au fil des épisodes de celle qui couvre son toit et qui se revendique ouvertement lesbienne. Rien de bien original et un scénario qui ne m’a pas marquée outre mesure mais bon, puisqu’une des protagonistes est lesbienne, ça se laisse regarder 😊
  • Feel Good : La stand-upeuse canadienne Mae Martin (créatrice de la série) évoque, dans cette histoire semi autobiographique, les relations parfois compliquées qu’elle entretient avec sa nouvelle petite amie. Elle y aborde aussi des thèmes qui lui sont chers comme le genre ou les addictions. Une série qui sonne juste, c’est à la fois drôle et émouvant. Mon amoureuse et moi avons été séduites de bout en bout.
  • Gypsy : Je suis tombée dessus par hasard (bizarrement, cette série n’est pas répertoriée parmi les choix de séries de filles aimant les filles) ou plutôt la talentueuse Naomi Watts m’a amenée à démarrer cette série (Naomi, je suis sûre que tu lis hyper régulièrement les articles du blog de Couleurs Gaies, du coup si tu souhaites que l’on parle ciné ou autre n’hésite pas à me contacter, j’en serais ravie 😜) et je ne l’ai pas regretté… Une psychologue (Naomi Watts) s’immisce dans la vie des proches de ses patients et vit une passion amoureuse avec l’ex compagne (Sophie Cookson) de l’un d’eux. Le scénario est plutôt bien ficelé et l’érotisme entre les deux femmes bien présent (je vous laisse imaginer, puis regarder ….😉). Un bémol tout de même les deux protagonistes dont je parle poursuivent, en parallèle de leur histoire, des relations hétérosexuelles… La relation homosexuelle apparaît alors comme  passionnelle car interdite, c’est celle qu’il faut cacher, au contraire de la relation hétérosexuelle qui semble plus légitime et de ce fait plus respectable. De manière générale, c’est un travers récurrent qui, à mes yeux, apparaît quand des filles tombent amoureuses l’une de l’autre : l’une des héroïnes continue souvent une relation hétérosexuelle, la relation homosexuelle est une passade jamais vraiment assumée. Cela véhicule l’idée qu’on peut choisir d’être homosexuelle pour un temps, histoire de tester si c’est mieux avec une fille… Cela me met relativement mal à l’aise.
  • Dans d’autres séries ou films, l’histoire de romance entre filles n’est pas centrale mais elle existe cependant. C’est le cas dans Atypical, dans Sense 8 ou encore dans le film Si tu savais.
Sense 8

Pour finir, deux coups de cœur :

  • le documentaire A secret love : L’histoire d’un couple de femmes qui annonce leur homosexualité après 65 ans de vie commune. Un regard tendre et attendrissant sur des moments présents et un témoignage édifiant sur ce que cela représentait d’être homo dans les années 40 aux USA.
  • Le spectacle façon stand-up Nanette, de l’auteure et actrice  lesbienne Hannah Gadsby (elle a un rôle dans la très bonne série Please like me visible sur Netflix). Depuis de nombreuses années, dans ses spectacles, elle parle de ses diverses expériences et ressentis en tant que lesbienne. Dans ce dernier spectacle  elle va encore plus loin en dénonçant les violences faites aux femmes et les côtés destructeurs du patriarcat. C’est parfois drôle,  souvent grinçant,  mais il se dégage surtout de ce spectacle une force exceptionnelle.
A secret love

Du coup :

Voilà quelques titres glanés par-ci par-là sur la plateforme Netflix, j’espère vous en avoir fait découvrir quelques uns et donner l’envie de les voir. Je suis toujours preneuse de nouvelles découvertes, alors les filles, je vous passe le relais. Au plaisir de découvrir vos trouvailles dans un prochain article du blog de Couleurs Gaies 😊 !

Vanessa

Chronique du racisme ordinaire #7 : Être mineur, gay et confiné avec sa famille homophobe

Pourtant, le Refuge s’avère plus vital que jamais.

Comme simple preuve : le nombre d’appels à l’aide sur leur ligne d’urgence (06 31 59 69 50) a été multiplié par cinq, comme le précise Nicolas Noguier, président de la fondation. En cause, le nombre de jeunes LGBT+ qui se retrouvent confinés au sein d’une famille homophobe, avec laquelle ils doivent vivre 24h/24, 7j/7, en devant se passer des échappées habituelles et salvatrices offertes par les activités extérieures, l’école, les amis.
Pour tenter de faire en sorte de proposer un semblant d’aide pour espérer (oui, l’intention compte… mais l’efficacité pourrait compter aussi) contrer les violences intrafamiliales, l’application FLAG (https://www.flagasso.com/2-uncategorised/51-app_presentation.html) permet de réaliser un signalement anonyme et géolocalisé en cas de violence. La victime est ensuite recontactée et orientée « vers les interlocuteurs appropriés » (association ou police).

Photo de Christian Sterk

Pourtant, la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, a alerté les États sur les dangers que représente le confinement pour les LGBT+ qui vivent au sein de leur famille. Malgré tout, en France, l’assemblée nationale rejette le 17 avril les trois amendements qui auraient permis d’ouvrir des hébergements d’urgence pour les jeunes LGBT+ grâce à une aide de 120 000 euros. Mais qu’est-ce que 120 000 euros au milieu des 100 milliards de dette ? Marlène Schiappa, secrétaire d’État chargée de l’Égalité entre les femmes et les hommes et de la Lutte contre les discriminations, prenant le taureau par les cornes, a malgré tout fini par annoncer le 24 avril un plan d’urgence permettant de débloquer 300 000 euros pour financer 6000 nuits d’hôtel pendant le confinement afin d’accueillir les jeunes vulnérables, estimant que « beaucoup de jeunes vivent actuellement un enfer ».

Cette dernière note positive, dans le sens où elle montre que les LGBT+ ne font plus partie des oubliés et des impensés de la population et qu’ils sont considérés comme valant la peine d’être protégés, ne doit cependant pas nous laisser nous reposer sur nos lauriers en croyant acquis nos droits et nos libertés : des jeunes en prennent encore et toujours plein la gueule dans leur famille, et une telle période de crise pourrait laisser oublier certains (je pense notamment aux politiques) que derrière l’urgence nouvelle se cachent les problèmes de toujours.

Anna-Livia

Pride Story #3 : Défense des droits LGBT+, la première organisation 

Aujourd’hui, nous connaissons plusieurs noms de structures qui se battent pour les droits des personnes LGBT+ : pour n’en citer que quelques uns, il y a Le Refuge (soutien et accueil des jeunes LGBT+ victimes d’homophobie), l’ADHEOS (Association d’aide, de défense homosexuelle pour l’égalité des orientations sexuelles), l’association Contact (qui a la particularité de faire lien entre les personnes LGBT+ et leur famille ou entourage) et tant d’autres.

Mais savez-vous quelle est la première organisation de défense des droits LGBT+ ? Il s’agit du Comité scientifique humanitaire (en allemand : Wissenschaftlich-humanitäre Komitee) !

https://lh6.googleusercontent.com/Jnpy09qW8d934EapC1FQAua8u4IwKZLwCxD7OpPOWUYra2ZXxUTP7u7c9ddiy_9Y-vc9IcRiNdJbbKRZCLmKYNTuKTvpt5oItzt2nczHAYHnUmWHH_YEBAxQ-dsT46uMm0mbo_IK

Ce comité a été créé il y a 123 ans, en mai 1897 en Allemagne. Si c’est Magnus Hirschfeld, sexologue, qui en est à la tête, cette organisation ce compose également d’autres sexologues, mais aussi d’éditeurs, de juristes et d’écrivains. Et leur objectif est simple : ils veulent la suppression de l’article 175 du Code pénal allemand qui criminalisait, depuis 26 ans, l’homosexualité masculine. Rappelons qu’au nom de cette loi, 50 000 personnes ont été condamnées au cours du IIIe Reich. D’ailleurs, alors que le mouvement a été étouffé pendant toute la durée du régime nazi, le comité est tout de même venu en aide aux accusés pendant leur procès ; pour cela, ils recueillaient des signatures pour une pétition visant à abroger cette loi sur laquelle y figurait notamment celle d’Albert Einstein et de Léon Tolstoï. 

Étant lié à l’Institut des Sciences Sexuelles dirigée par Magnus Hirschfeld lui-même, le comité se basait donc sur les théories de ce dernier, dont celle du troisième sexe. Dans le même sens, y était défendue l’idée que l’homosexualité est innée, ne relevant pas d’un choix, appuyant l’aberration d’une quelconque condamnation. 

S’il n’y a eu que 500 membres tout au plus au cours de toute l’existence de ce comité, on trouvait néanmoins 25 antennes en Allemagne, ainsi que des annexes aux Pays-Bas, en Autriche et en France (en Alsace). 

Ce comité scientifique humanitaire reste une organisation majeure dans le mouvement d’émancipation homosexuelle

Louise et Manon

L’histoire de l’homosexualité #1 : L’antiquité

De nombreuses fresques, mosaïques, statues, mais aussi quelques textes nous relatent sans le moindre tabou la sexualité à l’époque des Grecs et des Romains entre femmes et entre hommes. Si à première vue on pouvait croire que l’homosexualité était libre, la réalité en est tout autrement.

Que cela soit dans la Grèce Antique, la Rome Antique, l’Empire Romain et même l’Égypte Antique, l’homosexualité n’est pas acceptée.

Dans la Grèce Antique, les règles régissant les relations entre deux personnes du même sexe sont très strictes. La société interdisait que les hommes entre autres ne se détournent du cycle époux et père de famille (eromenos et érastes). Pour autant les Grecs n’ont jamais fait la moindre différence entre l’homosexualité et l’hétérosexualité. On parlera plutôt de bisexualité.

Éraste et Éromène échangeant un baiser, médaillon d’une coupe du Peintre de Briséis, musée du Louvre.

La pratique de la pédérastie entre hommes avait pour un but éducatif d’un citoyen de plus de 20 ans et d’un adolescent entre 12 et 18 ans. Elle est à distinguer de l’idée moderne de la notion d’homosexualité, car relativement contradictoire et difficile à interpréter. Si de nos jours, la société crierait à la pédophilie, rappelons qu’à l’époque, les gens vivaient beaucoup moins longtemps et que les mariages étaient réalisés durant l’adolescence. La mentalité était complètement différente.

Plutarque dans ses récits parle du bataillon sacré de Thèbes, un corps d’élite composé uniquement d’hommes soudés par l’amour entre eux et composé par le Commandant Gorgidas.

Si Homère relate les exploits des Amazones, il faudra néanmoins attendre le VIIème siècle av. J.-C., pour découvrir Sappho et ses chants d’amours entre femmes.

Rêverie ou In the Days of Sappho – John William Godward

Du côté de Rome, si contrairement à la Grèce, elle n’utilisait pas la pédérastie de façon éducative, les rapports homosexuels n’étaient pas totalement proscrits. Le citoyen romain et l’esclave affranchi pouvaient avoir des relations homosexuelles avec leurs esclaves hommes (enfants et adultes) et des frappés d’infamie (acteur, gladiateur, musicien,etc..) et uniquement de façon active. Cependant pour les femmes, les relations lesbiennes étaient totalement défendues et sévèrement punissables.

En Égypte Antique, contrairement aux autres Empires de l’époque, aucun texte de loi ne semblait interdire l’homosexualité. Toutefois le viol homosexuel était condamné. Il y avait donc un peu plus de liberté.

Durant toute l’antiquité pourtant, les hommes importants, ayant eu une relation homosexuelle sans que pour autant l’opprobre leur fût jeté dessus, furent nombreux. Parmi les plus célèbres couples il y a :

  • Khnoumhotep et Niânkhknoum (Égypte Antique)
  • Pépi II et son général « bien aimé » (Égypte Antique)
  • Darius III et Bagoas qui deviendra aussi l’amant d’Alexandre le Grand (Empire Perse)
  • Alexandre le Grand et Héphaestion (Empire Perse)
  • Cicéron et son secrétaire Marcus Tullias Tiro (Rome Antique)
  • Nicomède IV de Bithynie et Jules César (Rome Antique), même si cette relation est à prendre avec des pincettes, car les historiens parlent d’une tentative d’affaiblissement par la rumeur.
  • Hadrien et Antinoüs qui fut l’histoire la plus connue et la plus ouverte, malgré les condamnations du Sénat (Empire Romain)

Marie-Paule

Bilan 2019 de l’Accueil-Ecoute

En 2019, Couleurs Gaies a continué d’animer sa structure d’écoute à l’attention des personnes LGBTQI+. Plusieurs RDV ont jalonné chaque mois de l’année passée :

– une permanence généraliste une fois par semaine au local ;
– permanence spécialisée dans l’accueil des personnes transgenres une fois par mois au local ;
– permanence spécialisée dans l’accueil des demandeurs d’asile une fois par mois au local ;
– permanence spécialisée dans l’accueil des jeunes de mois de 20 ans une fois par mois au local ;
– veille quotidienne au téléphone et sur les réseaux sociaux de l’association.

Nous vous fournissons les statistiques associées obtenues sur la période décembre 2018 – décembre 2019 : 

– Typologie des personnes qui sollicitent le service d’écoute et d’aide aux victimes : 
* 138 personnes ont sollicité le service ;
* 65% d’hommes / 35% de femmes / dont 5% de personnes transgenres ;
* 9% de mineurs de moins de 18 ans.

– Typologie des médias utilisés par ces personnes : 
* accueil au local : 70% ;
* médias numériques (mails, réseaux sociaux) : 25% ;
* téléphone : 5%.

– Typologie des sollicitations :
* demande d’asile : 38% ;
* demande de renseignement : 30% ;
* questionnement identitaire : 16% ;
* question juridique : 8% ;
* témoignage LGBT-phobie : 8%.

Pride Story #2 : D’autres drapeaux de la communauté LGBT+

Il y a presque autant de drapeaux de la fierté LGBT+ qu’il n’y a de personnes queers sur Terre. De cette façon, tout le monde peut s’identifier à un drapeau ! Dans la première édition de PrideStory, nous vous avons présenté le drapeau arc-en-ciel classique, que tout le monde connait : dans cette deuxième édition, nous allons vous parler d’autres drapeaux (quelques uns parmi tous ceux qui existent), dont vous connaissez sûrement le visuel, mais peut-être pas l’histoire ! 

Voici, d’abord, les drapeaux concernant les différentes orientations sexuelles

https://lh3.googleusercontent.com/gRf34fHq_4-07T-0xl0JAz1ux9mrLNFBEp0KYaA2_JgLV2x7q0bJxF4-i9hnwkXaapOiNIBFY1b5M2oFH51DDLF1msUJRhj0D7xnVIKaQRKkHwJKs2e0nBO3nv4gTu7sR6m646ZC

Le drapeau de la fierté bisexuelle, créé par Michael Page en 1998, est composé de 3 couleurs : le magenta représente l’attirance envers une personne d’une même sexe ; le bleu, l’attirance pour le sexe opposé ; et la couleur lavande, représente la combinaison des deux. L’idée principale dans la conception de ce drapeau est que cette couleur lavande soit bien plus petite et moins présente que les deux autres, mettant en avant l’invisibilité des personnes bi au sein des personnes homo ou hétéro. 

https://lh3.googleusercontent.com/yR-an2C7VIgoagx6jN6bFqvE_bJYVi3rDwlfGdfjO64JaFWMYILMbTu9JoSe3u_0wVkBSNYGZqaeKMOnL9f4CR_xLnqE_XmWqBsPyVKbgfEDZnWRpt37x8icjda_kYq4x3qM6HiK

Les drapeaux lesbiens sont multiples, mais celui que nous avons choisi de garder est celui créé en 2018, plus inclusif car destiné aux lesbiennes plus masculines (contrairement au drapeau de fierté lipstick réservé aux lesbiennes dites « féminines »), ainsi qu’aux femmes transgenres. À l’origine, le premier drapeau de la fierté lesbienne était le drapeau arc-en-ciel sur lequel était apposé deux symboles sexuels féminins imbriqués. Un drapeau de la fierté des lesbiennes féministes, avec le triangle noir et le labrys a ensuite été crée en 1999. 

Les couleurs symbolisent la non-conformité de genre (rouge), l’indépendance et la communauté (orange), la relation à la féminité (blanc), le sexe, amour, paix et sérénité (rose clair) et la féminité (rose foncé). 

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            Le drapeau de la fierté pansexuelle a été créé autour des années 2010. Le jaune, que l’on ne retrouve pas dans le drapeau bi, correspond à l’attirance envers des personnes non-binaires, agenres, bigenres, genderfluid. En effet, être pansexuel.le, souvent confondue avec le fait d’être bisexuel.le, signifie être attiré.e par une personne, peu importe son genre, indépendamment de son genre et de son sexe. 

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À l’opposé de ces différentes orientations sexuelles existent le drapeau de la fierté asexuelle a été créé en 2010 à la suite d’un vote lié au site AVEN. L’asexualité désigne une absence d’orientation sexuelle, un désintérêt pour le sexe. Le dégradé que représentent les couleurs noire, gris et blanche permettent de symboliser le spectre de l’asexualité en partant de l’asexualité en tant que tel (noir), de l’entre deux, entre l’asexualité et la sexualité, ou encore les questionnements des personnes entre ces deux opposés (gris) et la sexualité (blanc). La dernière bande violette est là pour symboliser la communauté ace. 

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            Le drapeau de la fierté aromantique, créé en 2014, représente les personnes ne ressentant pas/très peu d’attirance romantique envers une autre personne. Les couleurs de ce drapeau symbolise les personnes aro (vert), le spectre aro (vert clair), le platonique (blanc), les gris-aromantiques (gris) et demiromantiques (noir). 

            Nous retrouvons également des drapeaux propres aux identités de genre

https://lh4.googleusercontent.com/DY2ykeqw3YbxobRkVACv9IA6nyKrpB1HD9Oq5caSmswCItzSMnBXG52mtO9D76rKhbDGczclz6X9ogR_ea2H2R8b3lxvt5ZygOTz_FNREFeYbXneIMkkzxoJQWCoUBXUV0cYLGAB

            Ce drapeau de la fierté transgenre est le plus connu, mais il en existe encore tellement qui représente la communauté transgenre ! Celui-ci a été créé en 1999 par une américaine, Monica Helms, elle-même transgenre. Le bleu représente la couleur standard qu’on attribue aux garçons, le rose est celle pour les filles, et le blanc est dédié aux personnes qui transitionnent ou tout simplement en dehors de la binarité ou intersexe. Monica Helms a montré son drapeau pour la première fois lors de la Pride de 2000 à Phoenix, en Arizona. Il existe également un drapeau avec un fond vert et avec le symbole trans, qui peut être utilisé par les personnes transgenres, tout comme par les genderqueer. 

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            Le drapeau de la fierté agenre, dont on ignore la date de création, représente les personnes n’ayant pas de genre. Les bandes noires symbolisent l’absence de genre et les bandes grises, la semi-absence de genre (genre-fluide, polygenres, demi-genres) . Le blanc représentant l’absence de genre et le vert clair, le sentiment d’appartenance à un autre genre ou la non-binarité (selon les sources). 

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            Le drapeau de la fierté non-binaire a été créé en 2013 ou 2014 (selon les sources) par Kye Rowan, à la demande de plusieurs personnes de la communauté non-binaire. Ce drapeau permet de représenter les personnes qui n’entre pas dans la binarité homme/femme. Le jaune symbolise les personnes dont le genre se trouve en dehors de la binarité ; le blanc représente celles et ceux qui s’identifient à plusieurs genres ; le violet, le fait de se considérer entre le genre féminin et le genre masculin ; le noir, le sans genre ou le genre neutre. 

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Le drapeau de la fierté genre-fluide a été créé en 2012 par JJ Poole. Les couleurs représentent, tour à tour, les genres féminins (rose), l’absence de genre (blanc), la combinaison des genres féminins et masculins (violet), tous les gens (noir) et les genres masculins (bleu). 

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Le drapeau de la fierté intersexe a été créé en 2013 par l’Organisation internationale des intersexes d’Australie. Le drapeau de l’intersexualité, associée à une identité non genrée, utilise en effet la couleur jaune pour s’affranchir des couleurs associées aux rôles de genre (bleu et rose). Le cercle violet, au centre, représente l’intégrité et le droit pour les personnes intersexes d’être ce qu’elles sont. 

Louise et Manon

Pourquoi adhérer à CG ? #6

Arrivé au mois de mai 2019 à Metz, je découvre tout d’abord l’association Aides au sein de laquelle je me suis très vite investi dans la lutte contre le VIH/SIDA. De par nos actions, j’ai pu rencontrer différents partenaires dont l’association Couleurs Gaies ainsi que quelques-un.e.s de leurs bénévoles. Quelques mois après cette rencontre, j’ai assisté à une réunion d’équipe et de travail pour découvrir l’association et leurs actions.

Il m’a fallu quelques semaines de réflexion et plusieurs échanges avec les membres de l’association Aides pour leur faire comprendre les intérêts réels et complémentaires si je décidais d’intégrer Couleurs Gaies, en plus de mon volontariat à Aides. Très vite, cette idée a été approuvée et, je me suis donc rendu en décembre 2019 à l’assemblée générale de Couleurs Gaies. J’ai décidé de m’investir avec une grande joie au sein de ce conseil d’administration fraîchement élu en tant qu’invité permanent pour donner un appui supplémentaire à cette association déjà bien complète et au top ! J’avais, en particulier, pris la décision de m’investir dans le projet des Rainbow Weeks au côté de Jonathan.
Mon objectif est d’apporter un plus dans ce combat contre les LGBTphobies qui sont souvent liées à la sérophobie… Permettre à l’association Couleurs Gaies d’avoir un appui sur la commission de la santé me paraît important et essentiel pour TOU.TE.S !

J’invite tout le monde à franchir la porte de notre association pour découvrir toute la convivialité qui se cache au bar La Palette avec notre merveilleux Loïc et tous les autres membres de l’équipe ! 🙂

Cédric

Bilan 2019 des Interventions en Milieu Scolaire (IMS)

Une des importantes missions de Couleurs Gaies est de déconstruire les stéréotypes sexistes, racistes, xénophobes et LGBTphobes.

Le bilan de l’action « Prévenir les discriminations par l’éducation et la formation » sur l’année 2019 est le suivant :

En 2019, Couleurs Gaies a animé, en partenariat avec Les Profanes et la LDH, le dispositif « A qui profite la haine » (prévention de la xénophobie et du racisme) devant 608 élèves (27 classes). 

En 2019, Couleurs Gaies a animé le dispositif ‘Normal ? Pas normal ?’ (prévention du sexisme et de l’homophobie) devant 5322 élèves (222 classes). 

Au total, 5930 élèves (issus de 26 collèges, 16 lycées, mission locale, centre social service PJJ, entreprise, …) ont été sensibilisé.e.s à l’une et/ou l’autre de ces questions

En 2019, Couleurs Gaies a formé 59 professionnels de la petite enfance et de l’animation à l’éducation à la diversité.

C’est là l’occasion de remercier nos associations partenaires et nos 21 bénévoles sans qui rien de pourrait se faire : Camille, Théo, Ludivine, Frédéric, Stéphane, Thomas, Marie-Noëlle, Anne, François, Mika, Bonnie, Enzo, Isabelle, Tatiana, Madjouline, Laurine, Maurane, Yves-Marie, Bernard, Sophie, Heida.

Des retours d’élèves suite à une intervention de Couleurs Gaies dans un collège.

Pour plus d’informations sur l’éducation à la diversité, rendez-vous sur le site de Couleurs Gaies : http://www.couleursgaies.fr/a-propos/education/

Pour soutenir Couleurs Gaies dans ses actions, c’est ici : http://www.couleursgaies.fr/nous-soutenir/

Pour devenir à son tour bénévole, c’est là : http://www.couleursgaies.fr/devenir-benevole/