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Visite ministérielle : Le patron de la seule discothèque LGBT-friendly de Metz livre son désarroi.

Fabien Rau, gérant de la discothèque l’Endroit, sera présent lors de la visite de la Ministre Elisabeth Moreno au Centre LGBTQI+ de Metz. L’occasion pour le patron de la seule discothèque LGBT-friendly de Lorraine de livrer son sentiment, ses appréhensions et ses attentes….

Vous êtes le gérant de la seule discothèque LGBT+ de Metz. Comment vivez-vous cette situation exceptionnelle ( COVID19 fermeture) ?

Oui nous sommes la seule discothèque gay-friendly de Metz et des environs (Nancy n’en a pas par exemple) et nous sommes référencés dans plusieurs magazines en France mais également chez nos voisins frontaliers.

Autant dire que nous avons une visibilité importante. Il faut souligner qu’une boîte comme la nôtre attire la curiosité. Nous proposons des shows et des spectacles que d’autres clubs traditionnels ne feraient pas… 17 ans d’ouverture, ce n’est pas donné à beaucoup d’établissements et nous en sommes fiers – sans aucune prétention bien sûre -.

Aujourd’hui, cette pandémie nous tombe dessus. C’est une situation exceptionnelle et nous la vivons comme une fatalité, comme un coup de massue que l’on ne peut pas contrôler et qui ne pouvait être anticipé. Fermer notre établissement (depuis mars tout de même), c’est une catastrophe ! S’il s’agissait d’une fermeture administrative, par exemple engendrée par une faute comme le manquement à des règles d’hygiène, de sécurité, des incidents à répétitions, nous aurions pris nos responsabilités. Mais dans ce contexte, malheureusement, les gérants de club n’y sont pour rien dans cette fermeture. Et c’est la toute la difficulté que l’on peut ressentir !

Vous étiez présent au Centre LGBTQI + de Metz pour accueillir la Ministre Élisabeth Moreno. Que souhaitez-vous lui dire de cette situation complexe ?

Nous souhaitons d’abord la remercier et souligner l’intérêt qu’elle porte à la situation des personnes LGBTQI+ en région. Il s’agit ici, avant tout, de défendre les droits fondamentaux de tous les êtres humains quelles que soient leurs orientations sexuelles ou leurs identité de genre. Déjà, je souhaite rappeler que notre discothèque accueille une majorité de gays, lesbiennes, transformistes, travestis, personnes transgenres… qui ont besoin de se retrouver dans des lieux qui leurs sont dédiés ! C’est un moyen de créer du lien, une instance de sociabilité indispensable notamment pour les membres les plus jeunes de la communauté ! On ne juge pas, on discute, on rencontre des personnes avec une ouverture d’esprit que l’on ne trouve pas forcément dans un club traditionnel. Se sentir à l’aise sans préjugés est l’esprit même de notre club et des autres bars ou lieux LGBT-friendly.

Cette situation complexe nous a éprouvés psychologiquement : on a l’impression de ne pas en voir le bout ! Personne n’y peut rien. C’est un virus que l’on ne connaît pas vraiment, et qui peut faire peur !

L’Etat, quoi que l’on pense, a bien su garantir les droits des entreprises ! Mais la véritable question est jusqu’à quand pourrons nous tenir ? Une réouverture de nos établissements est normalement prévue au mois d’avril 2021, soit 1 an sans activité ! C’est long, trop long…. Nous avons perdu toutes les économies d’une vie, des économies qui sont sur nos comptes depuis 10 ans, car nous avions à l’époque la crainte qu’il se passe quelque chose. Nous avons fait des sacrifices et avons décidé de ne pas toucher aux bénéfices. Une partie de ces derniers devait servir à effectuer des travaux car le club en a bien besoin. Alors je me demande combien de temps il va nous falloir, en travaillant d’arrache-pied, dans un milieu aussi complexe que celui de la nuit, pour remonter la pente. J’ai racheté ses parts de la société à mon ancien associé. Tous les mois, je dois rembourser 600 euros de crédit pour un établissement qui est fermé, sans rentrer un seul centime ! Je ne tiendrai pas longtemps, et les dettes s’accumulent de plus en plus. Alors, oui, des aides nous en avons reçu et l’Etat fut très réactif mais, moi personne physique et non personne morale, je n’ai absolument rien touché ! Forcément nous attendons des solutions… mais cela me semble compliqué de faire au cas par cas !

Vous participez chaque année au défilé de la Marche des Fiertés LGBTQI +. Vu le contexte particulier, allez- vous pouvoir continuer à soutenir l’événement ?

La marche des fiertés nous a manqué cette année… et à tout le monde ! C’est un moment fort en terme d’affirmation de soi et de visibilité pour bon nombre de nos client.e.s. C’est un défilé qui se veut politique et festif ! Un moment de bonne humeur. Cela change des autres manifestions comme la manif pour tous avec leurs invraisemblables discours qui blessent de nombreuses personnes LGBT. Tant que la communauté LGBT+ est la cible d’attaque LGBT-phobes parce que deux mecs ou deux femmes se tiennent la main, le combat n’est pas fini. Et c’est pour cela aussi que l’on a besoin de lieux de divertissement comme le nôtre pour rassembler des personnes qui veulent vivre leur sexualité sans être montrées du doigt. Si tous ces lieux existent encore, c’est qu’il y encore du chemin à parcourir.

Avez-vous des attentes concernant l’accompagnement du gouvernement pour les discothèques ? Pensez-vous qu’il faille imaginer d’autres façons de fonctionner pour les établissements de nuit ?

Malheureusement les discothèques sont un peu la dernière roue du carrosse. On s’occupe des bars, restaurants, salles de spectacles… mais les clubs peuvent attendre, c’est le ressenti de tous. Parce que dans un bar à ambiance où les gens dansent, dans des clubs libertins ou les gens fricotent… le virus n’existe pas ! Alors pourquoi nous, patrons de boîtes de nuit, devons-nous subir cette situation ? Cela tient juste à la classification des établissements en fonction de leur licence. Un bar : tu peux ouvrir. Un club : tu ne peux pas ouvrir car on ferme trop tard ! Mais nous pouvons gérer les risques de contaminations ! On sait comment faire et on a du staff qui surveille. C’est une question de savoir vivre aussi, et de responsabilisé de chacun : sensibiliser les clients on le fait déjà. Alors un protocole sanitaire, on peut s’y adapter même si cela nous coûte de l’argent ! Nous sommes prêts à refaire tourner la boutique. Car cela reste une entreprise à part entière avec un local, des charges monstrueuses, des emplois à sauver et surtout un investissement personnel de 10 ans qui s’effondre petit a petit. Dans ces conditions, difficile de garder l’espoir et le moral. Concernant d’autres façons de faire fonctionner l’établissement cela nous mènerait à la faillite totale ! La configuration de notre club ne nous permet pas d’envisager autre chose : nous ne sommes pas un café ni un restaurant !

Une boîte de nuit qui ouvre à 20h et qui ferme à 2h, autant ne rien faire ! Personnellement je ne crois pas à la fermeture petit à petit des clubs. Il faut juste nous laisser faire ce que l’on sait faire le mieux : gérer une clientèle, même si il y a des contraintes ! Ici à Metz nous n’avons jamais eu de problèmes pour faire respecter l’ordre ! Nous voulons continuer à travailler dans l’intérêt de la ville et de celui de la communauté.

« Pas de quartiers pour les haines anti-LGBT » avec Karim porte parole de Couleurs Gaies

Le Centre LGBTQ+ de Lorraine Nord lance une campagne à destination des quartiers et des zones péri-urbaines. Karim Belgharbi porte parole de Couleurs Gaies à Longwy fait le point sur les enjeux de ce dispositif.

Karim Belgharbi porte-parole de Couleurs Gaies à Longwy

Karim tu es l’un des portes paroles de Couleurs Gaies. Le Centre LGBTQI + lance une campagne à destination des quartiers tu peux nous expliquer pourquoi ?

La campagne s’intitule « Pas de quartiers pour les haines anti-LGBT ». Elle fait réaction à l’agression qu’a subi un jeune couple homosexuel l’été dernier, en faisant ses courses dans un hypermarché de Metz. Le couple s’est fait suivre, insulté et craché dessus par un groupe de jeunes puis menacé « de ne plus jamais revenir dans le quartier de Metz-Borny ». En plus d’avoir alerté le procureur de la république et le directeur de l’hypermarché au sujet de cette agression homophobe, l’association Couleurs Gaies souhaite interroger les populations des quartiers sur la place qu’occupe les groupes sexuels et de genre minoritaires. En effet, l’espace public est profondément façonné par les normes hétérosexuelles et cisgenrées. Ou qu’il se trouvent, les personnes LGBT+ doivent développer des stratégies pour pratiquer des espaces qui s’ils ne leur sont pas systématiquement hostiles, cherchent à les rendre invisibles. Par cette campagne, la communauté LGBT+ rappelle que : « Oui nous existons dans l’espace public, y compris dans les quartiers populaires ! ».

L’accès à l’espace public est un enjeu considérable pour les personnes LGBT+. Tu penses que l’action de Couleurs Gaies peut faire la différence ?

En effet, dans toutes les villes du monde, l’espace public est à la fois émancipateur, lorsque l’on dispose des moyens et des codes pour le maitriser, et oppresseur car saturé de normes et d’interdits, en particulier pour les personnes n’appartenant pas aux groupes dominants. L’action de Couleurs Gaies vise à rendre visibles les personnes LGBT+ « invisibilisées ». Parmi ses objectifs, le centre LGBTQI+ milite activement pour promouvoir et défendre l’égalité des droits des personnes LGBT+ sur l’espace publique. Par exemple, elle réalise des actions de visibilité des personnes LGBT+ : opération de collage sur la PMA pour toutes, participation à des manifestations (village associatif « étudiant ma ville »), rassemblements en hommage à des personnes LGBT + ayant été victimes ou non de discriminations, création et animation d’un groupe de jeunes LGBT+, d’une commission sur la visibilité lesbienne, d’une commission politique l’organisation de la Marche des Fiertés sur Metz chaque année, qui est un symbole de l’appropriation de la rue par les personnes homosexuelles, bisexuelles et transgenres. En soi, toutes ces actions visent à ce que les personnes LGBT+ s’approprient l’espace public pour être visibles, non seulement socialement, mais aussi spatialement.

Au-delà de l’aspect communication, que propose le Centre LGBTQI + pour les LGBT+ éloignés des grands centres urbain ?

Je pense qu’il est important de créer du lien. Notamment du lien social. En effet des personnes LGBT+ éloignées des métropoles peuvent être invisibilisées, et choisissent de demeurer dans le placard ou n’expriment pas la nécessité d’affirmer une identité sexuelle ou de genre. Les pressions sociales, des espaces qui leur sont interdits, des barrières psychospatiales voir la crainte de l’outing, font que des personnes LGBT+ se construisent selon des stéréotypes qui les obligent à modifier leur comportement pour rester anonymes et s’isoler, en particulier dans les milieux ruraux et dans les quartiers des banlieues populaires. C’est ainsi que l’association ouvre un espace de sociabilité à toutes les personnes quelle que soit leur identité. Elle organise la solidarité vis-à-vis des personnes en questionnement sur l’homosexualité, la bisexualité et la transidentité, qu’elles soient directement ou indirectement concernées. Couleurs Gaies les aide à ouvrir la parole, recréer du lien, notamment avec les proches et les familles.

Tu es toi même d’origine maghrébine, dans ta famille ou à tes ami.e.s. ça a été compliqué de parler de ton orientation sexuelle ?

Aujourd’hui encore, l’homosexualité est largement rejetée au sein des communautés religieuses monothéistes. Au sein de l’enseignement religieux et notamment dans l’islam, confession dans laquelle j’ai été éduquée pendant mon enfance, il s’exprime une morale sexuelle rigoriste et une rigidité à l’égard de toute sexualité et identité de genre qui s’éloignent de la « norme » hétérosexuelle cisgenre. Les personnes LGBT+ sont perçues comme perverses ou malades. Et les préjugés homophobes ont la vie dure. En effet, le coming-out dans ma famille n’a pas été facile et l’accueil de cette nouvelle s’est exprimée par le jugement et le rejet. Fort heureusement, j’ai un entourage et surtout mon conjoint Damien qui m’apportent un soutien important. Un soutien que je souhaite à mon tour apporter à toutes les personnes qui ont pu subir une discrimination et de l’exclusion par leurs proches. Ce point de départ a été notamment à l’origine de la création de l’antenne Longovicienne de Couleurs Gaies avec mon conjoint et un ami. Aujourd’hui, je suis fière de dire que l’on peut vivre pleinement sa sexualité et son identité de genre, y compris lorsque l’on a grandi dans un quartier populaire où la pression religieuse est forte.

A la ville comme à la campagne : Lesbienne, Fière et visible

Manon Legand et Louise Dazin responsable de la Commission Visibilité Lesbienne de Couleurs Gaies à Metz

Manon et Louise sont les responsables de la Commission Visibilité Lesbienne du Centre LGBTQI+ de Lorraine elles présentent la nouvelle campagne de Couleurs Gaies pour donner plus de force et de visibilité au lesbiennes de la région Lorraine.

Une Commission Visibilité Lesbienne au sein du Centre LGBTQI + de Lorraine, c’est vraiment nécessaire ?

Les lesbiennes, de par leur genre et leur orientation sexuelle minoritaire, ont cette singularité de cumuler les discriminations. Elles ont, de ce point de vue, un vécu et des ressentis bien particuliers qui méritent d’être entendus et reconnus.

Dans la population générale, et même au sein des associations LGBTQI+, elles restent bien souvent invisibilisées ; c’est pourquoi, à Couleurs Gaies, nous avons voulu rétablir cet équilibre et donner la parole à ces femmes lesbiennes !

À la Commission Visibilité Lesbienne, nous aspirons à déconstruire les stéréotypes qui nous collent à la peau depuis bien longtemps, à nous battre pour nos droits que nous devrions être en mesure d’avoir (comme la PMA pour tous.tes), mais aussi à nous offrir des moments de convivialité.

Être visible est un moyen de montrer qu’être lesbienne, ce n’est pas anormal et qu’on peut être profondément épanouies dans un couple de femmes. Choisir d’être visible, c’est avoir la possibilité d’être un modèle pour les jeunes filles (et pour les moins jeunes, parfois) qui ne se sont pas encore assumées ; c’est aussi l’occasion de prouver aux homophobes que nous existons et que leurs regards méprisants sur nos mains enlacées n’arrêteront pas notre combat.

La campagne « Lesbienne, fière et visible » vise en premier lieu les habitantes des zones périurbaine, des villes et des villages autour des grandes agglomérations de la région. Être lesbienne à la ville ou à la campagne, c’est si différent ?

Les couples de femmes qui ont des enfants, ou qui veulent en avoir, sont plus susceptibles d’habiter en périphérie ou dans des villages, tout simplement parce que c’est là où les logements sont les plus accessibles et les plus adaptés pour elles. D’autres lesbiennes encore vivent et grandissent à la campagne, éloignées des centres-villes. Dans les deux cas, elles ont tendance à avoir moins accès aux actions politiques, aux moments précieux de convivialité, ainsi qu’au soutien que peuvent apporter les associations souvent installées en ville. Ces femmes peuvent ainsi se sentir démunies face à leurs questionnements concernant la découverte de leur sexualité, leur parcours de PMA ou encore le moment “crucial” du coming out.

L’objectif de cette campagne est de montrer que les lesbiennes sont partout, pas seulement dans les centres-villes, et qu’elles ont tout à fait leur place à Couleurs Gaies si elles désirent rejoindre l’association ou avoir du soutien de notre part.

Vous organisez des Apéros Femmes. La non-mixité est un choix lors de ces événements. Pourquoi ?

Choisir la non-mixité au sein de certains de nos événements, comme c’est notamment le cas des Apéros Femmes, est l’occasion de nous accorder du temps et un moment de liberté entre femmes. C’est aussi un espace de sécurité : beaucoup de femmes déclarent ne pas se sentir à l’aise quand il y a trop d’hommes autour d’elles. Ces événements permettent aux femmes lesbiennes de se rendre compte qu’elles ne sont pas seules.

Et puis, comme le dit si bien Pauline Harmange, écrivaine et féministe qui a récémment fait polémique pour son dernier livre, ces moments d’apparente légèreté permettent avant tout de cultiver et d’entretenir la sororité si importante et primordiale pour beaucoup d’entre nous.

Pouvez-vous nous donner un avant goût des ambitions et des projets de la Commission Visibilité Lesbienne pour l’année 2021 ?

Pour l’année qui arrive à grands pas, la Commission Visibilité Lesbienne compte bien être sur tous les fronts ! Nous continuerons à être visibles au sein même de Couleurs Gaies, à travers nos traditionnels Apéros Femmes, nos réunions de travail et nos actions culturelles à venir. Pour alimenter la documentation du centre et permettre une sensibilisation à l’homosexualité féminine, nous prévoyons de réaliser des flyers au sujet de la santé sexuelle des femmes lesbiennes ou bisexuelles, car c’est également un tabou qu’il nous tient à coeur de briser.

Nous tenons aussi à être présentes dans l’espace public, par des manifestations en tout genre ; il ne fait aucun doute que la Commission Visibilité Lesbienne sera là au moment de la Marche des Fiertés et du festival Rainbow Weeks en mai et juin 2021 !

Bénévolat #2 : Le Festival Rainbow Weeks a besoin de vous !

Parmi les différentes actions portées par Couleurs Gaies, le festival des cultures LGBTQI tient une place particulière. Créé en 2017, RAINBOW WEEKS est un festival pluridisciplinaire. S’étalant sur plusieurs semaines de la mi-mai à la mi-juin, le festival propose en fil rouge une série d’expositions artistiques installées au cœur de l’espace public. Chaque week-end du festival est consacré à une discipline et offre autant de mini festivals.

Imaginé dans une optique fédératrice, RAINBOW WEEKS est un évènement ouvert qui s’adresse à l’ensemble des citoyens et citoyennes et leur propose par le biais de la création culturelle de découvrir la richesse des diversités LGBTQI+. Inclusif et festif, le festival souhaite offrir à chacun et chacune d’ouvrir son horizon, de se questionner ou tout simplement de passer un bon moment. Ancré sur le territoire messin, le festival ambitionne de développer des évènements « hors les murs » sur différentes villes de Lorraine Nord.

Dans le cadre de la préparation des RAINBOW WEEKS, nous recherchons plusieurs bénévoles « cadres ». Vous intégrerez l’équipe des bénévoles déjà présents et travaillerez sous la responsabilité du Vice-Président en charge du festival. Vous participerez à l’élaboration de la programmation et de la logistique du festival et/ou animerez une petite équipe de bénévoles selon le poste.

Programme de la saison 5


Liste des Postes :

  • Coordinateur-trice du festival du film LGBT « Week-end Chéries Chéris »
  • Coordinateur-trice du salon du livre LGBT
  • Coordinateur-trice du week-end des arts de la scène
  • Coordinateur-trice du week-end « conférences et débats »
  • Coordinateur-trice du week -nd d’inauguration / IDAHO
  • Responsable des ventes publicitaires
  • Chargé de communication
  • Coordinateur-trice du village des fiertés
  • Responsable des bénévoles RAINBOW WEEKS
  • Responsable du bar du village des fiertés
  • Responsable de la boutique du village des fiertés
  • Responsable de la sécurité du village des fiertés
  • Responsable de la scène du village des fiertés
  • Chargé des partenariats
  • Coordinateur-trice du char
  • Chargé des photos reportage
  • Chargé des statistiques
  • Coordinateur-trice de l’aménagement du village et de la scénographie

Contact :
centrelgbtmetz@gmail.com

Une nouvelle identité visuelle pour le Centre LGBTQI+ de Metz

La multitude des commissions et groupes qui composent Couleurs Gaies nécessitait une identité visuelle claire. C’est chose faite avec de nouveaux logos.

L’activité du Centre LGBTQI+ de Metz se développe depuis maintenant de nombreuses années avec environ une dizaine de commissions actives au sein de Couleurs Gaies.

Ce foisonnement d’activités étant devenu moins lisible au fil du temps pour les membres de l’association. Nous avons souhaité aujourd’hui améliorer cette situation en harmonisant les logos des différentes commissions.

Un pas supplémentaire franchi dans l’amélioration de la communication du Centre LGBTQI+ de Metz !

Matthieu

Droits de personnes LGBT+ : Faut-il avoir peur de François Grosdidier ?

Un sénateur républicain plutôt progressiste sur les questions de société

Si François Grosdidier met rarement en avant publiquement ses positions sur les questions de mœurs, il n’hésite pourtant pas à prendre à revers le camp conservateur comme lors du vote de l’article 1er de la loi ouvrant le mariage républicain aux couples de même sexe ou encore plus récemment lors du vote au Sénat de l’ouverture de la PMA aux couples de femmes.

Il s’empressera d’ailleurs de célébrer en personne le premier mariage d’un couple de même sexe de la région dans sa commune de Woippy.

Conviction ou pragmatisme ? Le résultat est là !

Un allié local parfois bien utile pour le Centre LGBTQ+

Utile pour Metz c’est le slogan de la liste de François Grosdidier : force est de constater qu’il l’a été à mainte reprise pour le centre LGBT à une époque où les relations avec l’équipe de Dominique Gros n’étaient pas toujours idylliques.

En témoigne l’aide logistique de la ville de Woippy pour organiser la Pride de Metz place St Louis à une époque où le climat de tension était à son comble entre Couleurs Gaies et la municipalité socialiste.

Si on a rarement vu François Grosdidier à une marche des fiertés ou à un événement du Centre LGBT il n’en reste pas moins attentif aux demandes de Couleurs Gaies et sait envoyer des messages.

François Grosdidier aux côtés du Président et du Vice Président de Couleurs Gaies lors des élections municipales 

Il y a quelques années à un moment où le Centre LGBT de Metz se plaint publiquement du manque de moyens financiers accordés par l’équipe de Dominique Gros il fait verser une subvention à l’association par le CCAS de Woippy pour faciliter les interventions en milieu scolaire dans les établissements desservant la commune.

Une façon habile de marquer son soutien pour celui qui, déjà à l’époque de Jean-Marie Rausch, avait été le seul élu à dénoncer publiquement les actes de vandalisme qui avaient frappé les locaux de Couleurs Gaies alors situés rue des Tanneurs.

François Grosdidier  lors du 20 éme anniversaire de Couleurs Gaies à l'Hôtel de Ville de Metz 

Il fera d’ailleurs partie des premiers maires à faire adopter par sa commune de Woippy la charte Metz Moselle LGBT.

Si François Grosdidier, comme son adversaire du second tour Xavier Bouvet, signait un sans-faute en se déclarant favorable aux 20 propositions de la campagne Metz Friendly  (voir ici) lors du premier tour des élections municipales, l’avenir nous dira bien vite si l’exercice du pourvoir fera de lui un allié efficace de la lutte contre les haines anti LGBT maintenant qu’il est à la tête de la ville de Metz.

«Ne revenez jamais à Borny »

Ce qu’il s’est passé

Alors qu’il faisait tranquillement leurs courses un jeune couple d’hommes s’est vu violemment pris à partie par un groupe de six jeunes vraisemblablement âgés de 14 à 18 ans.
Crachats, insultes homophobes, jet de cannette… cette situation inadmissible s’est poursuivie jusqu’à la voiture du couple qui a dû prendre la fuite pour éviter que la situation dégénère.
C’est sur une injonction terrible « Ne revenez jamais à Borny » que s’est conclue cette altercation qui a profondément choqué les deux victimes.

Une plainte a été déposée auprès du Procureur de la république de Metz

Notre action

Le Centre LGBTQI + de Metz a écrit à la Direction de l’hypermarché pour que des mesures soient prisent pour garantir la sécurité de ses clients et que de tels agissements ne se reproduisent plus.

Couleurs Gaies rappelle qu’il ne saurait exister, à Metz comme ailleurs, des zones de non-droit pour les personnes LGBT et que les autorités, la justice comme les commerces doivent garantir à tous la possibilité de pouvoir faire, sans crainte, un geste aussi anodin que de faire ses courses dans l’établissement de son choix.

Metz Friendly : Résultats des candidats qualifiés au 2nd tour

A l’approche du deuxième tour des élections municipales qui se dérouleront dimanche 28 juin, Metz Friendly vous propose de découvrir les positionnements des candidat.e .s  à la mairie de Metz.

A travers 20 propositions pour une ville LGBTQI+ Friendly, nous avons interrogé les prétendant.e.s à l’Hôtel de Ville pour connaitre leurs solutions concernant cette thématique.

Vous pouvez découvrir les propositions en ligne ici

Sur les 3 candidat.e s en lice pour ce second tour, 3 ont accepté de se prêter à l’exercice et 2 nous ont reçu pour apporter un éclairage à leurs réponses.

Ci-dessous vous pouvez découvrir la synthèse de leurs réponses, la note qui en découle ainsi que les priorités qu’ils ont défini dans la liste des propositions.

Priorité aux associations. Voilà le credo du candidat d’Unis Xavier Bouvet qui souhaite soutenir le centre LGBT+ de Metz.

Le candidat s’engage ainsi à former les personnels d’accueil aux diversités. Il place également les familles au cœur de son projet : un mot qu’il écrit d’ailleurs au pluriel sur l’ensemble de ses communications.

Xavier Bouvet lors du débat sur les proposition de Metz Friendly

La candidate du rassemblement national n’a jamais été tendre avec Couleurs Gaies, que ce soit en tant que Conseillère municipale ou régionale. Françoise Grolet, qui s’oppose systématiquement au financement des actions de prévention du Centre LGBT de Metz, a pris la peine de répondre dans un courrier que nous reproduisons ci-dessous. Si la candidate ne s’engage sur aucune des 20 propositions, notons tout de même sa volonté de respecter le cadre légal des obligations de la ville en tant qu’employeur concernant les discriminations. La candidate Françoise Grolet souligne aussi son attachement à la sécurité de l’espace public.

Courrier de Françoise Grolet à Couleurs Gaies

Le sénateur François Grosdidier s’est toujours appliqué à entretenir de bonnes relations avec le Centre LGBTQI + de Lorraine : à l’époque où il était Maire de Woippy ou encore dans son mandat au Sénat (subvention via son CCAS, présence lors des 20 ans de Couleurs Gaies, vote favorable à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ou encore à la PMA). Le candidat souhaite miser sur la formation des agents municipaux et un meilleur accompagnement des victimes par la police municipale. Il souhaite sécuriser les établissements festifs et souhaite assurer la sécurité des personnes LGBTQI+ dans l’espace public.

François Grosdidier et les représentants de Couleurs Gaies dans son local de campagne

A Metz, face à la crise, les commerces LGBT et friendly restent optimistes

Pertes significatives et trésorerie en berne

L’interruption de l’activité a eu nécessairement des conséquences importantes pour les commerçants messins. Du côté de l’Endroit, seule discothèque LGBT de la ville, on signale un manque à gagner important : « Les pertes sont forcément considérables. Il n’y aucune rentrée d’argent ! Même si le gouvernement a mis en place des aides notamment pour le salaire des employés, nous devons toujours payer les charges fixes comme le loyer » indique Fabien Rau.

Même musique place Saint Louis où Sébastien Lorek, le patron du 47, s’inquiète : « Même si nous avons les reins solides la trésorerie finira par manquer ».

« Les pertes sont totales depuis le 15 mars, date à laquelle le Premier Ministre a annoncé la fermeture des commerces non essentiels, je n’ai plus aucune activité » indique pour sa part Jordan Friederich propriétaire du Bar le Cagibi qui se situe rue des Jardins.

« On a une belle communauté à Metz, respectueuse et solidaire»

Fabien Rau , l’ Endroit

Sur la place Saint Jacques, Romain Della Catta qui participe à la gestion de plusieurs établissements, dont le restaurant Enfin et le Chéri Bar, ne dit pas autre chose : « Les pertes sont quand même très importantes, on a surtout dû jeter beaucoup de marchandises qui sont arrivées en date courte.  On a tout distribué autour de nous principalement à nos employés ». Le commerçant s’interroge également sur les conséquences de la durée du confinement : « Ca commence a être des bons mois dans l’année où on fait beaucoup de chiffre. C’est principalement l’été que nous mettons de côté pour passer l’hiver donc forcément ça va impacter notre commerce et pas que dans les six prochains mois mais dans l’année à venir ».

De son côté Rachel Burgy, du bar les Vedettes, tente d’atténuer les effets de la crise sur le fonctionnement de son établissement : « Évidemment nous avons essayé de limiter les pertes au maximum, mais oui financièrement avec cette période de chômage technique qui dure et qui sera encore longue, l’impact sur la trésorerie est fort ».

Ces pertes s’accompagnent d’une forte attente concernant l’action des pouvoirs publics.

« L’Etat français a débloqué beaucoup de fonds pour tous les commerçants et les salariés. Nous, comme tous nos collègues, allons forcément rouvrir avec la boule au ventre. C’est comme repartir à zéro. J’espère que les pouvoirs publics sauront être tolérants et moins stricts. On a subi une forte perte d’activité… Il faut qu’ils comprennent qu’on doit remonter la pente sinon beaucoup d’entreprises ne survivront pas ! » indique le patron de l’Endroit.

Sébastien Lorek demande quant à lui une annulation pure et simple des charges sociales et souligne que « pour l’instant, l’Etat ne prévoit qu’un report ». Le commerçant souhaite également que les collectivités et la ville distribuent largement des masques.

Romain Della Catta souligne que des choses ont déjà été faites mais reste dans l’attente d’un geste de la ville : « Il y a déjà eu des choses de faites comme un allègement des redevances des terrasses qui ne seront pas exploitées tout de suite, nous attendons surtout un accompagnement comme par exemple des tarifs sur les parkings pour que les gens soient incités à revenir en ville. En effet, il y aura je pense très peu de manifestations cet été : cela cumulé à la peur des gens, nous allons avoir besoin de la part de la mairie d’un coup de pouce pour faire venir les gens en ville ».

Concernant l’Etat, le restaurateur attend qu’il agisse concrètement sur les assurances : « Au niveau de l’État nous aimerions qu’il mette la pression aux assureurs pour que nous soyons remboursés ». 

« Je suis en tout cas rassuré par le fait que de nombreux clients prennent de mes nouvelles pendant le confinement »

Jordan Friederich, Le Cagibi

Au Cagibi, on attend une réponse claire et coordonnée aux différentes questions : « Nous ne connaissons ni la date de reprise de l’activité, ni les mesures à envisager dans les locaux afin de limiter la propagation du virus. Nous aimerions également des aides spécifiques, étant donné la fermeture prolongée de nos établissements. Les dernières annonces gouvernementales semblent heureusement aller dans ce sens ».

Des établissements responsables

Concernant une hypothétique reprise, la priorité reste la santé des clients et du personnel. Place du Quarteau, Rachel Burgy souligne l’importance de rouvrir dans des conditions qui allient convivialité et sécurité : « Nous mettrons encore plus l’accent sur la désinfection des surfaces, cependant notre lieu ne permettra pas de n’utiliser qu’une table sur deux ou de placer des bâches ou des plaques de Plexiglas, autant rester fermer jusqu’à ce qu’on ouvre dans des conditions acceptables ».

« Nous mettrons tout en œuvre pour que les choses se passent du mieux possible »

Romain Della Catta, Le Chéri Bar

Concernant les discothèques, plus difficile de faire respecter la distanciation sociale : « Pour la reprise, que l’on espère rapide et les règles d’hygiène et de sécurité, c’est un peu compliqué pour nous. En tant que club et lieu de divertissement, on ne peut pas forcer les clients à respecter les gestes barrières ! Porter un masque va être obligatoire pour nous barman et employés. On fera un trou pour y glisser une paille pour boire un coup de temps en temps » plaisante Fabien Rau.

Jordan Fiedreich se veut quant à lui rassurant : « J’envisage d’installer un distributeur de gel hydroalcoolique à l’entrée du bar. La disposition du local permet de respecter dans l’ensemble une distanciation, les tables étant écartées de plus d’un mètre ».

Du côté de la Place St Jacques il faut proposer des événements sécurisés pour Romain Della Catta : « Bien entendu nous voulons que les clients se sentent en sécurité ainsi que notre personnel donc nous mettrons tout en œuvre pour que les choses se passent du mieux possible ».

« Les gens auront envie de sortir voir du monde dans de bonnes conditions ».

Sébastien Lorek, Le 47

Une reprise attendue par la communauté

L’ensemble des acteurs du commerce LGBT et friendly s’accordent sur le fait que la clientèle devrait être au rendez-vous, ou tout du moins l’espère, comme le rappelle Rachel Burgy des Vedettes : « J’espère que lorsque le moment sera venu, lorsque le risque sera suffisamment bas, nous pourrons nous remettre à servir des tartines et des boissons à ceux qui en auront envie, et dans l’ambiance habituelle que les clients aiment trouver chez nous, avec bienveillance et sympathie, mais aussi avec toujours autant d’attention à la sécurité de nos clients ».

Sébastien Lorek abonde en ce sens : « Les gens auront envie de sortir voir du monde dans de bonnes conditions ».

« Autant rester fermer jusqu’à ce qu’on ouvre dans des conditions acceptables ».

Rachel Burgy, Les Vedettes

Même état d’esprit du côté du Cagibi : « J’imagine que le besoin de socialisation sera présent, surtout après quelques mois de séparation. Ma clientèle étant plutôt locale, j’ai bon espoir, d’autant qu’une partie de mon activité est générée par les jeux de la Française des Jeux et du PMU. Je suis en tout cas rassuré par le fait que de nombreux clients prennent de mes nouvelles pendant le confinement » indique Jordan Friederich.

Fabien Rau, quant, à lui est convaincu du soutien de la communauté : « Je crois qu’on attend tous le jour J, celui de la « délivrance ». Mais je ne pense pas qu’aux clubs ! Nous sommes tous en attente pour déjeuner en terrasse, voir nos amis, rattraper le temps perdu, aller faire les boutiques… comme avant. On a vécu une parenthèse dans notre vie. Les mentalités vont forcément changer ! On va prendre conscience que le fait de sortir et de danser le soir, le fait de voir des amis, ou de tout simplement boire un verre toute la nuit est un luxe. On a une belle communauté à Metz, respectueuse et solidaire. Je pense que ça ne va pas changer, bien au contraire. Nous avons reçu beaucoup de messages de soutien et de sympathie. Nous remercions tout le monde ».

Matthieu

4 livres pour mieux comprendre l’enjeu de l’espace public pour les LGBTQI+

Alors que le confinement du à l’épidémie de COVID 19 restreint considérablement notre accès à l’espace public nous vous proposons de vous plonger dans quatre livres indispensables qui vous permettront de mieux appréhender les enjeux de l’espace pour les personnes LGBTQI+.

Atlas mondial des sexualités : Libertés, plaisirs et interdits

Editions autrement

A travers plus de 120 cartes et infographies, cet atlas fait une large place aux minorités sexuelles et notamment à la ville qualifiée de refuge pour les pratiques non hétérosexuelles. Drague, Marche des fiertés LGBT, invisibilité des lesbiennes dans l’espace urbain…

Dans cet ouvrage Nadine Cattan et Stéphane Leroy soulignent bien un point essentiel du débat : la sexualité n’est pas uniquement une affaire de vie privée et affective mais bien une grande question de société.

Quartiers gays

Editions Presses Universitaires de France

Dans ce livre Colin Giraud, Maître de conférence à Paris Nanterre, revient sur l’apparition des quartiers gays, leurs fonctions et leurs évolutions.

L’auteur, qui s’appuie sur les exemples du quartier du Marais à Paris et du Village à Montréal, dresse l’étonnante trajectoire de ces espaces urbains.

Il aborde également la gestion politique de ces lieux de vie communautaire, le concept de « gaytrification » (prémisse de la gentrification), ainsi que les spécificités locales et nationales de ces quartiers.

Géographie des homophobies

Edition Armand Collin \ Recherches

Ici, le sociologue Arnaud Alessandrin et le géographe Yves Raibaud mettent en avant le rôle déterminant que joue l’espace dans les expériences de discrimination.

Un ouvrage novateur qui vous entraînera aussi bien sur les plages gays que dans la géographie du mouvement intersexe.

Gayfriendly : Acceptation et contrôle de l’homophobie à Paris et à New York

Dans ce livre, Sylvie Tissot, sociologue, donne la parole aux hétérosexuels pour faire la démonstration que les espaces de tolérance et de mixité que représentent certains espaces urbains ne les affranchissent pas pour autant des mécanismes de la domination hétérosexuelle.

Un livre passionnant qui vous révélera les dessous de la  » gayfriendliness » .

Matthieu

Le harcèlement au sein du couple

Les gays et les lesbiennes sont aussi victimes d’abus émotionnels et physiques. Mais ce sujet reste encore tabou.

En 2013, 11% des gays et lesbiennes et 20% des bisexuels déclaraient en avoir été victimes, contre 7% des hétérosexuels, révèle une étude d’AGIR, une structure d’aide spécialisée. 

Le harcèlement au sein du couple que l’ont soit marié, pacsé ou en concubinage est une forme de violences conjugales. S’il est commis par un.e ancien.ne conjoint.e, partenaire ou concubin.e, il peut s’avérer constitutif de violences psychologiques. Ce type de harcèlement peut prendre des formes multiples et variées ( appels téléphoniques et SMS malveillants ou menaçants, insultes, intimidation, humiliation ou encore chantage).

Le Code pénal, dans son article 222-33-2-1, réprime spécifiquement le fait de harceler son/sa conjoint/e, son/sa partenaire pacsé/e ou son/sa concubin/e.

Si vous êtes victime d’une situation de violence conjugale, il est important de ne pas rester seul.e et d’agir rapidement :

  • Contactez une association d’aide aux victimes.
  • Collectez des preuves ( témoignages, SMS, e-mails, courriers… ).
  • Déposez plainte au commissariat de police.

Si vous avez besoin de parler, vous pouvez également contacter le Centre LGBTQI+ de Metz à l’adresse suivante : centrelgbtmetz@gmail.com

Matthieu

Couleurs Gaies 3.0 : Et si on parlait réseaux sociaux ?

Suivre en direct l’actualité militante et associative ? C’est possible sur les différents réseaux sociaux du Centre LGBTQI+ de Lorraine Nord. Grâce à ces outils vous pouvez proposer, rencontrer, échanger avec nous ou entre vous ! Petit tour d’horizon pour rester connecté.e.

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Matthieu