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A Metz, face à la crise, les commerces LGBT et friendly restent optimistes

Pertes significatives et trésorerie en berne

L’interruption de l’activité a eu nécessairement des conséquences importantes pour les commerçants messins. Du côté de l’Endroit, seule discothèque LGBT de la ville, on signale un manque à gagner important : « Les pertes sont forcément considérables. Il n’y aucune rentrée d’argent ! Même si le gouvernement a mis en place des aides notamment pour le salaire des employés, nous devons toujours payer les charges fixes comme le loyer » indique Fabien Rau.

Même musique place Saint Louis où Sébastien Lorek, le patron du 47, s’inquiète : « Même si nous avons les reins solides la trésorerie finira par manquer ».

« Les pertes sont totales depuis le 15 mars, date à laquelle le Premier Ministre a annoncé la fermeture des commerces non essentiels, je n’ai plus aucune activité » indique pour sa part Jordan Friederich propriétaire du Bar le Cagibi qui se situe rue des Jardins.

« On a une belle communauté à Metz, respectueuse et solidaire»

Fabien Rau , l’ Endroit

Sur la place Saint Jacques, Romain Della Catta qui participe à la gestion de plusieurs établissements, dont le restaurant Enfin et le Chéri Bar, ne dit pas autre chose : « Les pertes sont quand même très importantes, on a surtout dû jeter beaucoup de marchandises qui sont arrivées en date courte.  On a tout distribué autour de nous principalement à nos employés ». Le commerçant s’interroge également sur les conséquences de la durée du confinement : « Ca commence a être des bons mois dans l’année où on fait beaucoup de chiffre. C’est principalement l’été que nous mettons de côté pour passer l’hiver donc forcément ça va impacter notre commerce et pas que dans les six prochains mois mais dans l’année à venir ».

De son côté Rachel Burgy, du bar les Vedettes, tente d’atténuer les effets de la crise sur le fonctionnement de son établissement : « Évidemment nous avons essayé de limiter les pertes au maximum, mais oui financièrement avec cette période de chômage technique qui dure et qui sera encore longue, l’impact sur la trésorerie est fort ».

Ces pertes s’accompagnent d’une forte attente concernant l’action des pouvoirs publics.

« L’Etat français a débloqué beaucoup de fonds pour tous les commerçants et les salariés. Nous, comme tous nos collègues, allons forcément rouvrir avec la boule au ventre. C’est comme repartir à zéro. J’espère que les pouvoirs publics sauront être tolérants et moins stricts. On a subi une forte perte d’activité… Il faut qu’ils comprennent qu’on doit remonter la pente sinon beaucoup d’entreprises ne survivront pas ! » indique le patron de l’Endroit.

Sébastien Lorek demande quant à lui une annulation pure et simple des charges sociales et souligne que « pour l’instant, l’Etat ne prévoit qu’un report ». Le commerçant souhaite également que les collectivités et la ville distribuent largement des masques.

Romain Della Catta souligne que des choses ont déjà été faites mais reste dans l’attente d’un geste de la ville : « Il y a déjà eu des choses de faites comme un allègement des redevances des terrasses qui ne seront pas exploitées tout de suite, nous attendons surtout un accompagnement comme par exemple des tarifs sur les parkings pour que les gens soient incités à revenir en ville. En effet, il y aura je pense très peu de manifestations cet été : cela cumulé à la peur des gens, nous allons avoir besoin de la part de la mairie d’un coup de pouce pour faire venir les gens en ville ».

Concernant l’Etat, le restaurateur attend qu’il agisse concrètement sur les assurances : « Au niveau de l’État nous aimerions qu’il mette la pression aux assureurs pour que nous soyons remboursés ». 

« Je suis en tout cas rassuré par le fait que de nombreux clients prennent de mes nouvelles pendant le confinement »

Jordan Friederich, Le Cagibi

Au Cagibi, on attend une réponse claire et coordonnée aux différentes questions : « Nous ne connaissons ni la date de reprise de l’activité, ni les mesures à envisager dans les locaux afin de limiter la propagation du virus. Nous aimerions également des aides spécifiques, étant donné la fermeture prolongée de nos établissements. Les dernières annonces gouvernementales semblent heureusement aller dans ce sens ».

Des établissements responsables

Concernant une hypothétique reprise, la priorité reste la santé des clients et du personnel. Place du Quarteau, Rachel Burgy souligne l’importance de rouvrir dans des conditions qui allient convivialité et sécurité : « Nous mettrons encore plus l’accent sur la désinfection des surfaces, cependant notre lieu ne permettra pas de n’utiliser qu’une table sur deux ou de placer des bâches ou des plaques de Plexiglas, autant rester fermer jusqu’à ce qu’on ouvre dans des conditions acceptables ».

« Nous mettrons tout en œuvre pour que les choses se passent du mieux possible »

Romain Della Catta, Le Chéri Bar

Concernant les discothèques, plus difficile de faire respecter la distanciation sociale : « Pour la reprise, que l’on espère rapide et les règles d’hygiène et de sécurité, c’est un peu compliqué pour nous. En tant que club et lieu de divertissement, on ne peut pas forcer les clients à respecter les gestes barrières ! Porter un masque va être obligatoire pour nous barman et employés. On fera un trou pour y glisser une paille pour boire un coup de temps en temps » plaisante Fabien Rau.

Jordan Fiedreich se veut quant à lui rassurant : « J’envisage d’installer un distributeur de gel hydroalcoolique à l’entrée du bar. La disposition du local permet de respecter dans l’ensemble une distanciation, les tables étant écartées de plus d’un mètre ».

Du côté de la Place St Jacques il faut proposer des événements sécurisés pour Romain Della Catta : « Bien entendu nous voulons que les clients se sentent en sécurité ainsi que notre personnel donc nous mettrons tout en œuvre pour que les choses se passent du mieux possible ».

« Les gens auront envie de sortir voir du monde dans de bonnes conditions ».

Sébastien Lorek, Le 47

Une reprise attendue par la communauté

L’ensemble des acteurs du commerce LGBT et friendly s’accordent sur le fait que la clientèle devrait être au rendez-vous, ou tout du moins l’espère, comme le rappelle Rachel Burgy des Vedettes : « J’espère que lorsque le moment sera venu, lorsque le risque sera suffisamment bas, nous pourrons nous remettre à servir des tartines et des boissons à ceux qui en auront envie, et dans l’ambiance habituelle que les clients aiment trouver chez nous, avec bienveillance et sympathie, mais aussi avec toujours autant d’attention à la sécurité de nos clients ».

Sébastien Lorek abonde en ce sens : « Les gens auront envie de sortir voir du monde dans de bonnes conditions ».

« Autant rester fermer jusqu’à ce qu’on ouvre dans des conditions acceptables ».

Rachel Burgy, Les Vedettes

Même état d’esprit du côté du Cagibi : « J’imagine que le besoin de socialisation sera présent, surtout après quelques mois de séparation. Ma clientèle étant plutôt locale, j’ai bon espoir, d’autant qu’une partie de mon activité est générée par les jeux de la Française des Jeux et du PMU. Je suis en tout cas rassuré par le fait que de nombreux clients prennent de mes nouvelles pendant le confinement » indique Jordan Friederich.

Fabien Rau, quant, à lui est convaincu du soutien de la communauté : « Je crois qu’on attend tous le jour J, celui de la « délivrance ». Mais je ne pense pas qu’aux clubs ! Nous sommes tous en attente pour déjeuner en terrasse, voir nos amis, rattraper le temps perdu, aller faire les boutiques… comme avant. On a vécu une parenthèse dans notre vie. Les mentalités vont forcément changer ! On va prendre conscience que le fait de sortir et de danser le soir, le fait de voir des amis, ou de tout simplement boire un verre toute la nuit est un luxe. On a une belle communauté à Metz, respectueuse et solidaire. Je pense que ça ne va pas changer, bien au contraire. Nous avons reçu beaucoup de messages de soutien et de sympathie. Nous remercions tout le monde ».

Matthieu

4 livres pour mieux comprendre l’enjeu de l’espace public pour les LGBTQI+

Alors que le confinement du à l’épidémie de COVID 19 restreint considérablement notre accès à l’espace public nous vous proposons de vous plonger dans quatre livres indispensables qui vous permettront de mieux appréhender les enjeux de l’espace pour les personnes LGBTQI+.

Atlas mondial des sexualités : Libertés, plaisirs et interdits

Editions autrement

A travers plus de 120 cartes et infographies, cet atlas fait une large place aux minorités sexuelles et notamment à la ville qualifiée de refuge pour les pratiques non hétérosexuelles. Drague, Marche des fiertés LGBT, invisibilité des lesbiennes dans l’espace urbain…

Dans cet ouvrage Nadine Cattan et Stéphane Leroy soulignent bien un point essentiel du débat : la sexualité n’est pas uniquement une affaire de vie privée et affective mais bien une grande question de société.

Quartiers gays

Editions Presses Universitaires de France

Dans ce livre Colin Giraud, Maître de conférence à Paris Nanterre, revient sur l’apparition des quartiers gays, leurs fonctions et leurs évolutions.

L’auteur, qui s’appuie sur les exemples du quartier du Marais à Paris et du Village à Montréal, dresse l’étonnante trajectoire de ces espaces urbains.

Il aborde également la gestion politique de ces lieux de vie communautaire, le concept de « gaytrification » (prémisse de la gentrification), ainsi que les spécificités locales et nationales de ces quartiers.

Géographie des homophobies

Edition Armand Collin \ Recherches

Ici, le sociologue Arnaud Alessandrin et le géographe Yves Raibaud mettent en avant le rôle déterminant que joue l’espace dans les expériences de discrimination.

Un ouvrage novateur qui vous entraînera aussi bien sur les plages gays que dans la géographie du mouvement intersexe.

Gayfriendly : Acceptation et contrôle de l’homophobie à Paris et à New York

Dans ce livre, Sylvie Tissot, sociologue, donne la parole aux hétérosexuels pour faire la démonstration que les espaces de tolérance et de mixité que représentent certains espaces urbains ne les affranchissent pas pour autant des mécanismes de la domination hétérosexuelle.

Un livre passionnant qui vous révélera les dessous de la  » gayfriendliness » .

Matthieu

Le harcèlement au sein du couple

Les gays et les lesbiennes sont aussi victimes d’abus émotionnels et physiques. Mais ce sujet reste encore tabou.

En 2013, 11% des gays et lesbiennes et 20% des bisexuels déclaraient en avoir été victimes, contre 7% des hétérosexuels, révèle une étude d’AGIR, une structure d’aide spécialisée. 

Le harcèlement au sein du couple que l’ont soit marié, pacsé ou en concubinage est une forme de violences conjugales. S’il est commis par un.e ancien.ne conjoint.e, partenaire ou concubin.e, il peut s’avérer constitutif de violences psychologiques. Ce type de harcèlement peut prendre des formes multiples et variées ( appels téléphoniques et SMS malveillants ou menaçants, insultes, intimidation, humiliation ou encore chantage).

Le Code pénal, dans son article 222-33-2-1, réprime spécifiquement le fait de harceler son/sa conjoint/e, son/sa partenaire pacsé/e ou son/sa concubin/e.

Si vous êtes victime d’une situation de violence conjugale, il est important de ne pas rester seul.e et d’agir rapidement :

  • Contactez une association d’aide aux victimes.
  • Collectez des preuves ( témoignages, SMS, e-mails, courriers… ).
  • Déposez plainte au commissariat de police.

Si vous avez besoin de parler, vous pouvez également contacter le Centre LGBTQI+ de Metz à l’adresse suivante : centrelgbtmetz@gmail.com

Matthieu

Couleurs Gaies 3.0 : Et si on parlait réseaux sociaux ?

Suivre en direct l’actualité militante et associative ? C’est possible sur les différents réseaux sociaux du Centre LGBTQI+ de Lorraine Nord. Grâce à ces outils vous pouvez proposer, rencontrer, échanger avec nous ou entre vous ! Petit tour d’horizon pour rester connecté.e.

Sur la page Facebook de Couleurs Gaies, échangez sur les thématiques du moment, likez et commentez les articles qui vous parlent.

Sur Twitter, suivez le président Matthieu Gatipon-Bachette au plus près @GatiponMatthieu, et soyez informé.e.s par Couleurs Gaies en direct @couleursgaies.

Sur la chaîne Youtube Couleurs Gaies visionnez des vidéos en lien avec l’action du Centre LGBT et la mobilisation des bénévoles.

Et enfin abonnez-vous au compte Instgram couleursgaies, pour voir la vie en arc-en-ciel !

Matthieu

TDOV : 4 slogans au cœur du combat des personnes transgenres

La journée internationale de visibilité transgenre  ou TDOV ( pour Transgender Day of Visibility ) est un événement annuel qui a lieu le 31 mars et qui a pour but de célébrer les personnes transgenres et faire prendre conscience des discriminations qu’elles peuvent subir.

A cette occasion nous avons relevé quatre slogans qui traduisent les enjeux et les difficultés du combat pour la visibilité des personnes transgenres.

Protect Trans Kids

Les jeunes transgenres dépendent la plupart du temps de leurs parents et ils n’ont parfois pas accès aux traitements médicaux nécessaires à leur transition en raison de leur âge. Il peuvent également se retrouver face à la réticence du corps médical. C’est pourquoi les associations militent pour une meilleure prise en charge des difficultés des jeunes transgenres.

Smash the Cis – Tem

Conséquence d’un système conforté par les personnes cisgenres (genre où le genre ressenti d’une personne correspond à son sexe biologique, assigné à sa naissance ), les discriminations que subissent les personnes transgenres invitent à une large réflexion sur la déconstruction des stéréotypes de genre.

Des papiers : Si je veux, quand je veux

La question des papiers d’identités est encore une question centrale dans le combat mené par les associations transgenres. Le quotidien de beaucoup de personnes transgenres étant encore entravé par les difficultés administratives.

Trans Lives Matter

Les violences dont sont victimes les personnes transgenres restent souvent impunies. Depuis de nombreuses années les associations alertent sur cette situation qui nécessite une prise de conscience des autorités pour lutter efficacement contre les violences transphobes.

Matthieu

COVID 19 : Annulation des Rainbow Weeks et report de la Marche des fiertés LGBTQI+ de Metz.

Ainsi, voici l’ensemble des mesures prisent par le centre LGBTQI+ de Metz :

  • Annulation de l’ensemble des réunions et permanences dans nos locaux du 11 rue des Parmentiers à Metz et du LED à Thionville, conformément aux dispositions prises par les autorités. L’équipe reste joignable par mail ( centrelgbtmetz@gmail.com) et message privé.
  • Report du Salon du livre LGBTQI + de Metz du 2 mai à la rentrée 2020.
  • Rainbow Weeks, Festival des Cultures LGBTQI+ de Metz est annulé. 2020 sera une année blanche.Concernant le Metz Pride Day, les événements connexes, comme le Rainbow Village et l’Apéro Pride sont annulés.
  • Report de la Marche des Fiertés LGBTQI + de Metz qui devait se dérouler le 13 juin à une date ultérieure.

Ces décisions sont prises à regret mais avec l’unique souci de garantir votre santé et votre sécurité. Elles permettront aussi d’assurer le remboursement de l’ensemble de nos partenaires et la pérennité des activités du Centre LGBTQI + sur le long terme.

L’équipe de Couleurs Gaies

Don du Sang pour les gays : Une donneuse Messine décline une récompense du Ministère de la Santé

Vendredi prochain Vanessa, donneuse de sang bénévole et membre de Couleurs Gaies, devait recevoir une distinction du Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes. Dans un courrier adressé au Directeur de l’Etablissement Français du Sang d’Alsace Lorraine Champagne Ardenne, la jeune femme explique qu’elle refuse cette récompense en solidarité avec les gays et les hommes bisexuels contraints pour donner leur sang à un délai d’abstinence qu’elle estime abusif.

Nous reproduisons ci-dessous la lettre de l’EFS et la réponse de Vanessa.

Mme Vanessa

Mercredi 3 mars 2020

EFS Alsace–Lorraine–Champagne-Ardenne 

85/87 boulevard Lobau – CS 10720
54064 Nancy Cedex

A l’attention du Dr Christian Gachet,

Directeur de l’EFS Alsace Lorraine Champage Ardennes

Copie :

M. Olivier Véran Ministre des Solidarités et de la Santé

M. Yves Wendling

M. Matthieu Gatipon-Bachette Président de l’association Couleurs Gaies – Centre LGBTQI+ de Lorraine Nord

M. Christophe Lauer Président de l’association Aides Grand-Est

Objet : Invitation Assemblée Générale de l’association pour le Don de Sang Bénévole de Metz.

Docteur,

Vous m’avez adressé il y a quelques jours une invitation pour recevoir une distinction du Ministère des Affaires sociales, de la Santé et des Droits des femmes visant à saluer mon engagement en tant que donneuse de sang bénévole.

Je tenais à vous remercier pour cet égard. 

Depuis maintenant 3 ans j’ai choisi de donner mon sang et mon plasma parce que je pense ce geste utile pour venir en aide à des personnes dont l’état de santé nécessite une transfusion.

J’ai eu l’occasion moi-même de mesurer parmi mes proches et ma famille l’importance d’un tel acte médical. J’invite donc toutes les personnes en capacité de le faire à donner leur sang.

J’ai la conviction profonde que chacun doit s’engager pour faire avancer les sujets auquel il accorde de l’importance. 

Parmi les engagements qui me tiennent à cœur il y a celui de contribuer, à la hauteur de mes moyens, à construire une société plus juste et dénuée de discriminations. C’est ce que j’ai essayé de transmettre à mes élèves en tant qu’enseignante. C’est cet engagement qui m’amène à vous écrire aujourd’hui. 

Depuis la révision des critères d’exclusion du don du sang de l’été 2019, les gays et les hommes bisexuels doivent s’imposer une abstinence sexuelle de 4 mois avant de pouvoir donner leur sang. Cette logique de population à risque plutôt que d’évaluation des comportements sexuels individuels m’apparaît profondément discriminatoire. Elle fait demeurer une logique stigmatisante en opposition avec les connaissances actuelles sur le VIH et les hépatites. 

C’est cette situation injuste que je souhaite dénoncer et qui me force aujourd’hui à devoir refuser cette distinction. 

Vous souhaitant une excellente assemblée générale annuelle à vous ainsi qu’à l’ensemble des membres de l’association pour le don du sang bénévole de Metz. 

Veuillez recevoir, Docteur, l’hommage de mon profond respect. 

Vanessa

Donneuse de Sang Bénévole

Vanessa lors de la Marche des Fiertés de Metz.

Metz Friendly : Résultats de la consultation des candidats

A l’approche des élections municipales qui se dérouleront les 15 et 22 mars prochains, Metz Friendly vous propose de découvrir les positionnements des candidat.e .s  à la mairie de Metz.

A travers 20 propositions pour une ville LGBTQI+ Friendly, nous avons interrogé les prétendant.e.s à l’Hôtel de Ville pour connaitre leurs solutions concernant cette thématique.

Vous pouvez découvrir les propositions en ligne ici

Sur 11 candidat.e s en lice, 9 ont accepté de se prêter à l’exercice et 10 nous ont reçu pour apporter un éclairage à leurs réponses.

Ci-dessous vous pouvez découvrir la synthèse de leurs réponses, la note qui en découle ainsi que les priorités qu’ils ont défini dans la liste des propositions.

Observations sur les résultats des candidat.e .s

Béatrice Agamennone – Energies pour Metz

La candidate souhaite une administration efficace contre les discriminations avec un adjoint dédié. Elle en a d’ailleurs fait un de ces thèmes de campagne. La candidate souhaite une gestion des ressources humaines exemplaire en matière de sensibilisation sur les questions LGBTQI+. Elle est la seule candidate à prioriser la proposition encourageant l’action des clubs sportifs en matière de lutte contre les discriminations. Elle représentait Metz Métropole lors du dernier défilé du Metz Pride Day.

Jérémy Aldrin – Agir pour Metz

Le candidat indique vouloir faire de la politique autrement. Il n’a pas souhaité se plier à l’exercice des propositions.  Il a donc demandé à la Conseillère municipale, Christine Singer sa colistière, de plaider sa cause pour garantir son engagement en matière de lutte contre les discriminations. L’élue, qui n’a jamais ménagé ses efforts pour soutenir les positions de Couleurs Gaies au sein du Conseil municipal, est effectivement présente tous les ans lors du défilé du Metz Pride Day.

Jérémy Aldrin a toutefois proposé de garantir son engagement en intégrant un membre du Centre LGBT+ au sein de son équipe. Couleurs Gaies étant engagé dans une démarche non partisane nous lui avons expliqué que nous ne pouvions mandater un membre de l’association.

Christian Bemer – Metz aux Messins

Le candidat de « Metz aux Messins » ne répond pas directement aux questions mais nous a adressé un courrier que nous reproduisons ci-dessous et qui met en avant la thématique de la sécurité. Christian Bemer souhaite former le personnel communal.

Réponse de Christian Bemer -Metz aux Messins

Xavier Bouvet – Unis pour Metz

Priorité aux associations. Voilà le credo du candidat d’Unis Xavier Bouvet qui souhaite soutenir le centre LGBT+ de Metz.

Le candidat s’engage ainsi à former les personnels d’accueil aux diversités. Il place également les familles au cœur de son projet : un mot qu’il écrit d’ailleurs au pluriel sur l’ensemble de ses communications.

Françoise Grolet – Pour Metz

La candidate du rassemblement national n’a jamais été tendre avec Couleurs Gaies, que ce soit en tant que Conseillère municipale ou régionale. Françoise Grolet, qui s’oppose systématiquement au financement des actions de prévention du Centre LGBT de Metz, a pris la peine de répondre dans un courrier que nous reproduisons ci-dessous. Si la candidate ne s’engage sur aucune des 20 propositions, notons tout de même sa volonté de respecter le cadre légal des obligations de la ville en tant qu’employeur concernant les discriminations. La candidate Françoise Grolet souligne aussi son attachement à la sécurité de l’espace public.

Réponse de Françoise Grolet – Pour Metz

François Grosdidier – Utile pour Metz

Le sénateur François Grosdidier s’est toujours appliqué à entretenir de bonnes relations avec le Centre LGBTQI + de Lorraine : à l’époque où il était Maire de Woippy ou encore dans son mandat au Sénat (subvention via son CCAS, présence lors des 20 ans de Couleurs Gaies, vote favorable à l’ouverture du mariage aux couples de même sexe ou encore à la PMA). Le candidat souhaite miser sur la formation des agents municipaux et un meilleur accompagnement des victimes par la police municipale. Il souhaite sécuriser les établissements festifs et souhaite assurer la sécurité des personnes LGBTQI+ dans l’espace public.

Emmanuel Lebeau – Intensément Metz

Emmanuel Lebeau, qui a toujours entretenu un dialogue sympathique avec Couleurs Gaies, souhaite un véritable adjoint sur la question des discriminations. Il veut également former le personnel d’accueil aux diversités et prioriser la mise en place d’un interlocuteur dédié parmi la police municipale.

Richard Lioger – Metz au Coeur

Le député Richard Lioger qui aime à rappeler qu’il avait autorisé le départ de la Marche des Fiertés LGBT+ du campus du Saulcy, à l’époque où l’ancien maire Jean-Marie Rausch ne souhaitait pas voir la manifestation dans le centre piétonnier, table sur la formation du personnel mais également de la police municipale. Le candidat, attaché à la culture, souhaite construire les manifestations de la ville de manière inclusive. Il propose d’encourager les bibliothèques et médiathèques à mettre en valeur leurs contenus LGBT Friendly.

Jean-Hugues Nyalendo – Metz Commune libre

Le candidat, qui bénéficie du soutien de la France Insoumise, a mis en avant la présence de personnes LGBT+ et de membres d’associations féministes dans son équipe. Jean-Hugues Nyalendo a priorisé la mise en place d’une campagne annuelle de lutte contre les discriminations, spécifique aux questions LGBT+.

Mario Rinaldi – Lutte ouvrière

Le candidat de Lutte ouvrière ne nous a pas communiqué de réponse.

Thomas Scuderi – Metz en Confiance

Le candidat qui souhaite faire de Metz une ville 100% inclusive et qui n’a jamais manqué un défilé de la Marche des Fiertés LGBTQI+ de Metz, s’appliquera à créer un poste d’adjoint dédié à la lutte contre les discriminations. Il s’engage à former les personnels de la petite enfance, à la diversité des modèles familiaux, qu’ils soient monoparentaux, recomposés ou homoparentaux. Il souhaite promouvoir une meilleure visibilité des actions associatives LGBT+ notamment lors du Metz Pride Day et de la Journée Mondiale de lutte contre l’homophobie et la transphobie. Il souhaite réfléchir à la question de l’hébergement d’urgence des jeunes LGBT+ en situation de rupture familiale.

MusiQueer #1

Tu me regardes, Ta reine (version orchestre), Angèle (“Brol la suite”, 2019) 

“Je jouais avec le roi, la reine a pris mon cœur”  

Indiscutablement féministe (notamment avec son “Balance ton quoi”), Angèle nous surprend cette fois-ci en écrivant deux musiques sur… l’homosexualité féminine ! 

Dans les chansons “Tu me regardes”, mais aussi “Ta reine” (reprise en version orchestre dans cette réédition), Angèle raconte l’histoire d’une femme troublée par une autre femme et parle du regard désapprobateur et accusateur des autres face à cet attirance minoritaire. 

Grandiose, Pomme (“Les failles”, 2019)  

“Depuis que je n’ai pas le droit, je veux un enfant dans le ventre”  

Une chanson plus que d’actualité, puisqu’elle est sortie au moment du débat sur la PMA pour tou.te.s. Les paroles évoquent l’effondrement d’un rêve, parlent du projet de fonder une famille encore empêché par des lois. Heureusement, les choses sont désormais différentes et nous pouvons en être fier.e.s. 

Ce n’est pas non plus sans rappeler “On brûlera”, chanson de son ancien album (À peu près, 2017) qui parle d’amour interdit, tout simplement parce qu’il est celui d’une fille pour une autre. 

Même si Pomme ne cache pas son orientation sexuelle, elle préfère faire parler d’elle à travers sa musique, plutôt qu’avec son attirance pour les femmes. Pourtant, elle pense tout de même avoir une responsabilité et se donne ainsi le devoir d’en parler un peu dans ses chansons pour participer à la visibilité lesbienne. Et ça, on aime ! 

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Ice cream, Blue, Mika (“My name is Michael Holbrook”, 2019) 

“I want your ice cream, I want it lying in the sun.

I want your ice cream, I want it melting on my tongue.”

Mika, icône gay lui aussi, nous offre un album qui parle d’amour. Un amour qui pourrait s’adresser à toutes et tous, que chacun.e pourrait s’approprier, mais qui, pourtant, résonne d’une façon toute particulière quand on connaît son orientation sexuelle. 

Malgré tout, il est bien plus explicite dans sa chanson “Ice cream”, un peu dans l’esprit de “Lollipop”. Nous vous laissons apprécier la métaphore… 😉 

Dans sa chanson “Blue”, Mika fait référence à la Manif pour tous, déclarant dans une interview réalisée par Têtu (Hiver 2019 n°221) que “les choses ne sont pas binaires” ; le rose pour les filles, le bleu pour les garçons, non merci ! 

Le chanteur nous fait aussi bien plaisir avec son clip “Sanremo” où défilent les images de l’amour entre deux hommes. Il nous raconte plus particulièrement l’homosexualité en Italie à la fin des années 1960 où, même si la dépénalisation a été actée en 1890, l’intolérance était toujours bien présente. 

Don’t believe the things they tell you (they lie), Hello, I’m right here, Tegan & Sarah (“Hey, I’m just like you”, 2019)  

“Tell you I don’t love you at all, but I do love you”

Tegan et Sara restent deux icônes lesbiennes, même si la question de la sexualité est très peu présente dans leurs musiques ; sans doute parce qu’elles préfèrent, elles aussi, être jugées sur leur talent musical, plutôt que sur leur orientation sexuelle. On peut malgré tout les remercier de parler de lesbianisme dans au moins quelques chansons ! 

La chanson “Don’t believe the things they tell you (they lie)” évoque d’ailleurs la question de l’identité puisque, comme elles l’expliquent, les deux soeurs se sont senties seules pendant leur adolescence. 

Dans “Hello, I’m right here”, elles racontent ce moment où elles ont compris qu’elles étaient lesbiennes et que ce n’était pas juste une phase

Amour censure, Hoshi (single sorti en 2019) 

“Au placard mes sentiments. Surtout ne rien dire et faire semblant. Être à part, un peu penchant. Au bout du navire, je coule doucement” 

Dans ce nouveau single, Hoshi nous parle merveilleusement bien d’amour entre deux personnes du même sexe, mais aussi d’homophobie. Dans le clip, des images de la Manif anti-PMA. On peut aussi y entendre des propos si aberrants qu’ils semblent avoir été inventés pour l’occasion. 

Hoshi, parfaitement à l’aise avec son orientation sexuelle, n’en fait partout pas état dans toutes ses chansons. Il semble que “Amour censure” soit bien la seule chanson où elle parle aussi clairement d’homosexualité et d’homophobie. 

“Il n’y a que de l’amour sincère”, merci Hoshi. 

Louise et Manon

20 Propositions : Pour une Ville LGBTQI Friendly

Nous avons donc imaginé vingt propositions, simples et concrètes, que nous proposons à chaque candidat. Nous les invitons à s’engager pour une ville toujours plus fière et respectueuse de ses diversités.

À l’issue de la consultation des candidats, nous proposerons un classement basé sur un principe simple et neutre : un engagement public sur une proposition égale un point.

Pour une Mairie organisée contre les haines anti-LGBTQI

Proposition 1 : Pour une administration organisée contre les discriminations.

Créer un poste d’adjoint et un service qui auront la charge de la lutte contre les
discriminations et des droits humains, incluant les questions LGBTQI et les
discriminations en raison de l’état de santé.

Proposition 2 : Pour une ville engagée au côté des associations.

Apporter un soutien financier et matériel aux associations LGBTQI et aux
associations de prévention de santé, qui sont des acteurs importants de la vie locale. Par leurs actions d’accueil, de conseil, de convivialité et de prévention, elles apportent une aide concrète aux personnes vulnérables et contribuent à leur épanouissement, ainsi qu’à une meilleure qualité de vie. Ce sont aussi des lieux d’échange, de réflexion et d’innovation, qui développent l’engagement citoyen et la cohésion sociale. Ces structures nécessitent un véritable financement – notamment sous la forme de conventions pluriannuelles afin de garantir une pérennité des financements et donc des actions – mais aussi une aide logistique : mise à disposition d’espaces et d’équipements pour l’organisation de leurs événements, d’espaces de communication, prêt de matériel…

Proposition 3 : Pour une ville exemplaire en tant qu’employeur.

Sensibiliser, en s’appuyant sur les compétences et les savoir-faire des associations locales de lutte contre les discriminations, le service des Ressources humaines sur les questions d’orientation sexuelle, d’identité de genre et d’état de santé.

Proposition 4 : Pour une ville exemplaire et cohérente.

En tant que membre du conseil d’administration de nombreuses institutions (CROUS, universités, grands établissements, hôpitaux, festivals…), la mairie pourra appuyer les programmes et les chartes de lutte contre les discriminations, et veiller à ce qu’elles contiennent un volet LGBTQI.

Pour un accueil non discriminatoire et l’égalité des familles.

Proposition 5 : Pour un personnel d’accueil formé aux diversités.

Former, en s’appuyant sur les compétences et les savoir-faire des associations locales de lutte contre les discriminations, les agents en contact avec le public et notamment ceux en charge de l’accueil, mais aussi les personnels travaillant avec les enfants et les adolescents pour garantir un accueil respectueux de toutes les personnes, de tous les couples et de toutes les familles, et les sensibiliser aux différentes formes de discriminations, notamment celles liées à l’identité de genre, à l’orientation sexuelle et à l’état de santé.

Proposition 6 : Pour des formulaires inclusifs.

Veiller à ce que tous les documents et les formulaires d’accès aux services publics ne soient pas discriminants en prévoyant qu’ils puissent être complétés par un couple ou des parents de même sexe, ou par une personne transgenre ou intersexes.

Proposition 7 : Pour un traitement égalitaire.

Veiller à l’égalité de traitement d’accès entre les couples de même sexe et les couples hétérosexuels, quel que soit leur statut marital, pour toutes les aides et actions sociales, notamment les aides proposées par le Centre Communal d’Action Sociale, ainsi que pour les cadeaux parfois proposés lors des mariages et des naissances.

Proposition 8 : Pour un respect des personnes transgenres et intersexes.

Porter une attention particulière à l’accueil des personnes transgenres et intersexes pour favoriser une attitude respectueuse et compréhensive, en tenant compte du genre revendiqué et en permettant l’utilisation des prénoms d’usage dans les différentes démarches administratives.

Proposition 9 : Pour une ville au service de toutes les familles.

Sensibiliser, en s’appuyant sur les compétences et les savoir-faire des associations locales de lutte contre les discriminations, les professionnel-le-s de l’enfance à la diversité des familles (familles monoparentales, recomposées, homoparentales) pour éviter toute stigmatisation des enfants (par exemple avec habitudes langagières) et veiller à leur non discrimination lorsqu’ils sont issus de familles recomposées et de familles homoparentales en intégrant le parent social : respecter l’appellation que l’enfant lui donne, permettre son implication dans les activités parents élèves et lors de l’accueil des enfants.

Pour une ville plus sûre pour les personnes LGBTQI.

Proposition 10 : Pour une police municipale formée aux questions LGBTQI.

Former les personnels de la police municipale sur les problématiques et l’accueil des personnes LGBTQI, comme a pu le faire la ville d’Amiens. Cette formation permettra de s’assurer que les policier.e.s connaissent les critères de discrimination liés à l’orientation sexuelle, mais aussi à l’identité de genre et à l’état de santé, et connaissent les nouveaux délais de prescription (un an) afin de mieux guider les victimes. Une attention particulière sera aussi portée à la situation des personnes trans et à leur état civil.

Proposition 11 : Pour un meilleur accompagnement des victimes.

Mettre en place un.e officier de liaison pour faire le lien entre les forces de l’ordre et les associations LGBTQI, et s’assurer d’un meilleur accompagnement des victimes de violences ou de discriminations, notamment celles liées à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre ou à l’état de santé.

Proposition 12 : Pour un espace public plus sûr.

Veiller à la sécurité des établissements festifs, qui peuvent représenter une cible particulièrement vulnérable.

Pour un sport, une culture et une mémoire inclusifs.

Proposition 13 : Pour un sport engagé contre les discriminations.

Encourager les clubs sportifs qui mettent en place une véritable politique de lutte contre les discriminations, comme par exemple la Charte Metz Moselle LGBT Friendly, la Charte contre l’homophobie dans le sport, ou la Charte sport et trans’, déjà signée par toutes les fédérations sportives françaises.

Proposition 14 : Pour favoriser l’engagement des clubs.

Prendre en compte l’engagement des clubs sportifs dans la lutte contre les discriminations, incluant les discriminations LGBTQI, pour l’attribution des subventions.

Proposition 15 : Pour des bibliothèques inclusives.

Encourager les bibliothèques publiques à mettre à disposition en libre accès des ouvrages à destination des adolescent.e.s en interrogation pour les aider à envisager leur orientation sexuelle et leur identité de genre sereinement, sans culpabilisation. Les inciter aussi à proposer des romans et bandes dessinées avec des personnages LGBTQI auxquels les jeunes et moins jeunes puissent s’identifier. Inciter à la présence de livres pour la petite enfance permettant d’expliquer la diversité des familles et de lutter contre les stéréotypes sexués. Organiser des ateliers et des débats sur ce thème.

Proposition 16 : Pour une diversité dans les rendez-vous organisés par la ville.

Construire les rendez-vous portés par la ville de façon inclusive en assurant la présence et la visibilité de l’ensemble de la population dans les programmations (par exemple lors d’Etudiants dans ma ville, Fête de la Mirabelle, Constellation, Fête de la St Nicolas…)

Proposition 17 : Pour une visibilité des personnes LGBTQI dans l’espace public.

Soutenir les actions portant sur la protection, la visibilisation et la diffusion de la mémoire et des cultures LGBTQI auprès du grand public, notamment en assurant un soutien matériel et financier à la hauteur des enjeux du festival Rainbow Weeks, en favorisant les femmes et les personnes LGBTQI dans les choix de noms pour les espaces publics, et en assurant la participation des associations LGBTQI aux cérémonies du souvenir et aux journées de commémoration de la Déportation.

Pour une ville respectueuse de la diversité dans sa communication.

Proposition n° 18 : Pour la mise en place d’une campagne annuel de lutte contre les discriminations.

Mettre en place une campagne de communication pour lutter contre les discriminations gayphobes, lesbophobes, biphobes, transphobes et sérophobes, trop souvent oubliées. Cette campagne pourra être affichée sur les panneaux publics, sur le site internet de la mairie, dans le journal communal… Cette campagne pourra renvoyer directement vers les associations locales ou les structures formées aux questions LGBTQI.

Proposition n° 19 : Pour une communication municipale qui reflète la diversité des citoyen.ne.s.

De manière générale, la mairie peut faire la promotion de la diversité dans toute sa communication (illustration du site internet, guide, brochures d’information, journal, etc.) en veillant notamment à la représentation de personnes LGBTQI, à montrer la diversité des familles, et à éviter les stéréotypes de genre.

Proposition n° 20 : Pour une ville relais des actions associatives.

Assurer la promotion des évènements organisés par les associations LGBTQI, et notamment les Journées mondiales de lutte contre l’homophobie et la transphobie et du coming out (17 mai et 11 octobre), de la Pride et du festival des cultures LGBTQI, sur l’ensemble des réseaux et supports de la mairie : écrans, affichage, site web, réseaux sociaux, brochures, actualités municipales, etc.

Charte « Metz Moselle LGBT Friendly »

Cette charte a vu le jour en 2016 à l’initiative de Couleurs Gaies, en partenariat avec les associations Contact et APGL.

L’objectif est de répertorier les professionnel.le.s mosellan.e.s de tous domaines auprès de qui les personnes LGBT+ (gay, lesbienne, bi, trans, intersexe,…) puissent se sentir respectées et en sécurité.

Le livret de la Charte Metz Moselle LGBT

Les professionnel.le.s signant cette charte marquent leur engagement dans la lutte contre les LGBTphobies (et ça, c’est cool !).

À quoi cette charte t’engage t-elle ?

  • À respecter toutes personnes LGBT+ au sein de ton établissement
  • À participer à la non-discrimination de celles-ci
  • À être référencé.e comme étant signataire de la charte et ainsi te rendre visible aux yeux des personnes concernées.

Découvrez le site internet ici

Manifestation pour une politique familiale respectueuse de toutes les familles.

Cet automne est rythmé pour les personnes LGBT ainsi que les femmes célibataires par le vote de la Loi Bioéthique. L’article principal concerne la PMA pour toutes. Les débats sont houleux et la Manif Pour Tous a déjà exprimé son opposition totale et surtout sa position homophobe, transphobe et sexiste.

Le 16 novembre prochain à 14h00, Couleur Gaies t’invite à venir exprimer ton mécontentement face à l’intolérance de la Manif Pour Tous.

Viens faire barrage avec nous devant le siège de la Fédération des Associations Familiales Catholiques de la Moselle, composante de la Manif Pour Tous.

Lieu du rassemblement : 4 avenue Jean XXIII à Metz.

Venez nombreuses et nombreux pour défendre les intérêts de toutes familles.