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MusiQueer #1

Tu me regardes, Ta reine (version orchestre), Angèle (“Brol la suite”, 2019) 

“Je jouais avec le roi, la reine a pris mon cœur”  

Indiscutablement féministe (notamment avec son “Balance ton quoi”), Angèle nous surprend cette fois-ci en écrivant deux musiques sur… l’homosexualité féminine ! 

Dans les chansons “Tu me regardes”, mais aussi “Ta reine” (reprise en version orchestre dans cette réédition), Angèle raconte l’histoire d’une femme troublée par une autre femme et parle du regard désapprobateur et accusateur des autres face à cet attirance minoritaire. 

Grandiose, Pomme (“Les failles”, 2019)  

“Depuis que je n’ai pas le droit, je veux un enfant dans le ventre”  

Une chanson plus que d’actualité, puisqu’elle est sortie au moment du débat sur la PMA pour tou.te.s. Les paroles évoquent l’effondrement d’un rêve, parlent du projet de fonder une famille encore empêché par des lois. Heureusement, les choses sont désormais différentes et nous pouvons en être fier.e.s. 

Ce n’est pas non plus sans rappeler “On brûlera”, chanson de son ancien album (À peu près, 2017) qui parle d’amour interdit, tout simplement parce qu’il est celui d’une fille pour une autre. 

Même si Pomme ne cache pas son orientation sexuelle, elle préfère faire parler d’elle à travers sa musique, plutôt qu’avec son attirance pour les femmes. Pourtant, elle pense tout de même avoir une responsabilité et se donne ainsi le devoir d’en parler un peu dans ses chansons pour participer à la visibilité lesbienne. Et ça, on aime ! 

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Ice cream, Blue, Mika (“My name is Michael Holbrook”, 2019) 

“I want your ice cream, I want it lying in the sun.

I want your ice cream, I want it melting on my tongue.”

Mika, icône gay lui aussi, nous offre un album qui parle d’amour. Un amour qui pourrait s’adresser à toutes et tous, que chacun.e pourrait s’approprier, mais qui, pourtant, résonne d’une façon toute particulière quand on connaît son orientation sexuelle. 

Malgré tout, il est bien plus explicite dans sa chanson “Ice cream”, un peu dans l’esprit de “Lollipop”. Nous vous laissons apprécier la métaphore… 😉 

Dans sa chanson “Blue”, Mika fait référence à la Manif pour tous, déclarant dans une interview réalisée par Têtu (Hiver 2019 n°221) que “les choses ne sont pas binaires” ; le rose pour les filles, le bleu pour les garçons, non merci ! 

Le chanteur nous fait aussi bien plaisir avec son clip “Sanremo” où défilent les images de l’amour entre deux hommes. Il nous raconte plus particulièrement l’homosexualité en Italie à la fin des années 1960 où, même si la dépénalisation a été actée en 1890, l’intolérance était toujours bien présente. 

Don’t believe the things they tell you (they lie), Hello, I’m right here, Tegan & Sarah (“Hey, I’m just like you”, 2019)  

“Tell you I don’t love you at all, but I do love you”

Tegan et Sara restent deux icônes lesbiennes, même si la question de la sexualité est très peu présente dans leurs musiques ; sans doute parce qu’elles préfèrent, elles aussi, être jugées sur leur talent musical, plutôt que sur leur orientation sexuelle. On peut malgré tout les remercier de parler de lesbianisme dans au moins quelques chansons ! 

La chanson “Don’t believe the things they tell you (they lie)” évoque d’ailleurs la question de l’identité puisque, comme elles l’expliquent, les deux soeurs se sont senties seules pendant leur adolescence. 

Dans “Hello, I’m right here”, elles racontent ce moment où elles ont compris qu’elles étaient lesbiennes et que ce n’était pas juste une phase

Amour censure, Hoshi (single sorti en 2019) 

“Au placard mes sentiments. Surtout ne rien dire et faire semblant. Être à part, un peu penchant. Au bout du navire, je coule doucement” 

Dans ce nouveau single, Hoshi nous parle merveilleusement bien d’amour entre deux personnes du même sexe, mais aussi d’homophobie. Dans le clip, des images de la Manif anti-PMA. On peut aussi y entendre des propos si aberrants qu’ils semblent avoir été inventés pour l’occasion. 

Hoshi, parfaitement à l’aise avec son orientation sexuelle, n’en fait partout pas état dans toutes ses chansons. Il semble que “Amour censure” soit bien la seule chanson où elle parle aussi clairement d’homosexualité et d’homophobie. 

“Il n’y a que de l’amour sincère”, merci Hoshi. 

Louise et Manon

20 Propositions : Pour une Ville LGBTQI Friendly

Nous avons donc imaginé vingt propositions, simples et concrètes, que nous proposons à chaque candidat. Nous les invitons à s’engager pour une ville toujours plus fière et respectueuse de ses diversités.

À l’issue de la consultation des candidats, nous proposerons un classement basé sur un principe simple et neutre : un engagement public sur une proposition égale un point.

Pour une Mairie organisée contre les haines anti-LGBTQI

Proposition 1 : Pour une administration organisée contre les discriminations.

Créer un poste d’adjoint et un service qui auront la charge de la lutte contre les
discriminations et des droits humains, incluant les questions LGBTQI et les
discriminations en raison de l’état de santé.

Proposition 2 : Pour une ville engagée au côté des associations.

Apporter un soutien financier et matériel aux associations LGBTQI et aux
associations de prévention de santé, qui sont des acteurs importants de la vie locale. Par leurs actions d’accueil, de conseil, de convivialité et de prévention, elles apportent une aide concrète aux personnes vulnérables et contribuent à leur épanouissement, ainsi qu’à une meilleure qualité de vie. Ce sont aussi des lieux d’échange, de réflexion et d’innovation, qui développent l’engagement citoyen et la cohésion sociale. Ces structures nécessitent un véritable financement – notamment sous la forme de conventions pluriannuelles afin de garantir une pérennité des financements et donc des actions – mais aussi une aide logistique : mise à disposition d’espaces et d’équipements pour l’organisation de leurs événements, d’espaces de communication, prêt de matériel…

Proposition 3 : Pour une ville exemplaire en tant qu’employeur.

Sensibiliser, en s’appuyant sur les compétences et les savoir-faire des associations locales de lutte contre les discriminations, le service des Ressources humaines sur les questions d’orientation sexuelle, d’identité de genre et d’état de santé.

Proposition 4 : Pour une ville exemplaire et cohérente.

En tant que membre du conseil d’administration de nombreuses institutions (CROUS, universités, grands établissements, hôpitaux, festivals…), la mairie pourra appuyer les programmes et les chartes de lutte contre les discriminations, et veiller à ce qu’elles contiennent un volet LGBTQI.

Pour un accueil non discriminatoire et l’égalité des familles.

Proposition 5 : Pour un personnel d’accueil formé aux diversités.

Former, en s’appuyant sur les compétences et les savoir-faire des associations locales de lutte contre les discriminations, les agents en contact avec le public et notamment ceux en charge de l’accueil, mais aussi les personnels travaillant avec les enfants et les adolescents pour garantir un accueil respectueux de toutes les personnes, de tous les couples et de toutes les familles, et les sensibiliser aux différentes formes de discriminations, notamment celles liées à l’identité de genre, à l’orientation sexuelle et à l’état de santé.

Proposition 6 : Pour des formulaires inclusifs.

Veiller à ce que tous les documents et les formulaires d’accès aux services publics ne soient pas discriminants en prévoyant qu’ils puissent être complétés par un couple ou des parents de même sexe, ou par une personne transgenre ou intersexes.

Proposition 7 : Pour un traitement égalitaire.

Veiller à l’égalité de traitement d’accès entre les couples de même sexe et les couples hétérosexuels, quel que soit leur statut marital, pour toutes les aides et actions sociales, notamment les aides proposées par le Centre Communal d’Action Sociale, ainsi que pour les cadeaux parfois proposés lors des mariages et des naissances.

Proposition 8 : Pour un respect des personnes transgenres et intersexes.

Porter une attention particulière à l’accueil des personnes transgenres et intersexes pour favoriser une attitude respectueuse et compréhensive, en tenant compte du genre revendiqué et en permettant l’utilisation des prénoms d’usage dans les différentes démarches administratives.

Proposition 9 : Pour une ville au service de toutes les familles.

Sensibiliser, en s’appuyant sur les compétences et les savoir-faire des associations locales de lutte contre les discriminations, les professionnel-le-s de l’enfance à la diversité des familles (familles monoparentales, recomposées, homoparentales) pour éviter toute stigmatisation des enfants (par exemple avec habitudes langagières) et veiller à leur non discrimination lorsqu’ils sont issus de familles recomposées et de familles homoparentales en intégrant le parent social : respecter l’appellation que l’enfant lui donne, permettre son implication dans les activités parents élèves et lors de l’accueil des enfants.

Pour une ville plus sûre pour les personnes LGBTQI.

Proposition 10 : Pour une police municipale formée aux questions LGBTQI.

Former les personnels de la police municipale sur les problématiques et l’accueil des personnes LGBTQI, comme a pu le faire la ville d’Amiens. Cette formation permettra de s’assurer que les policier.e.s connaissent les critères de discrimination liés à l’orientation sexuelle, mais aussi à l’identité de genre et à l’état de santé, et connaissent les nouveaux délais de prescription (un an) afin de mieux guider les victimes. Une attention particulière sera aussi portée à la situation des personnes trans et à leur état civil.

Proposition 11 : Pour un meilleur accompagnement des victimes.

Mettre en place un.e officier de liaison pour faire le lien entre les forces de l’ordre et les associations LGBTQI, et s’assurer d’un meilleur accompagnement des victimes de violences ou de discriminations, notamment celles liées à l’orientation sexuelle, à l’identité de genre ou à l’état de santé.

Proposition 12 : Pour un espace public plus sûr.

Veiller à la sécurité des établissements festifs, qui peuvent représenter une cible particulièrement vulnérable.

Pour un sport, une culture et une mémoire inclusifs.

Proposition 13 : Pour un sport engagé contre les discriminations.

Encourager les clubs sportifs qui mettent en place une véritable politique de lutte contre les discriminations, comme par exemple la Charte Metz Moselle LGBT Friendly, la Charte contre l’homophobie dans le sport, ou la Charte sport et trans’, déjà signée par toutes les fédérations sportives françaises.

Proposition 14 : Pour favoriser l’engagement des clubs.

Prendre en compte l’engagement des clubs sportifs dans la lutte contre les discriminations, incluant les discriminations LGBTQI, pour l’attribution des subventions.

Proposition 15 : Pour des bibliothèques inclusives.

Encourager les bibliothèques publiques à mettre à disposition en libre accès des ouvrages à destination des adolescent.e.s en interrogation pour les aider à envisager leur orientation sexuelle et leur identité de genre sereinement, sans culpabilisation. Les inciter aussi à proposer des romans et bandes dessinées avec des personnages LGBTQI auxquels les jeunes et moins jeunes puissent s’identifier. Inciter à la présence de livres pour la petite enfance permettant d’expliquer la diversité des familles et de lutter contre les stéréotypes sexués. Organiser des ateliers et des débats sur ce thème.

Proposition 16 : Pour une diversité dans les rendez-vous organisés par la ville.

Construire les rendez-vous portés par la ville de façon inclusive en assurant la présence et la visibilité de l’ensemble de la population dans les programmations (par exemple lors d’Etudiants dans ma ville, Fête de la Mirabelle, Constellation, Fête de la St Nicolas…)

Proposition 17 : Pour une visibilité des personnes LGBTQI dans l’espace public.

Soutenir les actions portant sur la protection, la visibilisation et la diffusion de la mémoire et des cultures LGBTQI auprès du grand public, notamment en assurant un soutien matériel et financier à la hauteur des enjeux du festival Rainbow Weeks, en favorisant les femmes et les personnes LGBTQI dans les choix de noms pour les espaces publics, et en assurant la participation des associations LGBTQI aux cérémonies du souvenir et aux journées de commémoration de la Déportation.

Pour une ville respectueuse de la diversité dans sa communication.

Proposition n° 18 : Pour la mise en place d’une campagne annuel de lutte contre les discriminations.

Mettre en place une campagne de communication pour lutter contre les discriminations gayphobes, lesbophobes, biphobes, transphobes et sérophobes, trop souvent oubliées. Cette campagne pourra être affichée sur les panneaux publics, sur le site internet de la mairie, dans le journal communal… Cette campagne pourra renvoyer directement vers les associations locales ou les structures formées aux questions LGBTQI.

Proposition n° 19 : Pour une communication municipale qui reflète la diversité des citoyen.ne.s.

De manière générale, la mairie peut faire la promotion de la diversité dans toute sa communication (illustration du site internet, guide, brochures d’information, journal, etc.) en veillant notamment à la représentation de personnes LGBTQI, à montrer la diversité des familles, et à éviter les stéréotypes de genre.

Proposition n° 20 : Pour une ville relais des actions associatives.

Assurer la promotion des évènements organisés par les associations LGBTQI, et notamment les Journées mondiales de lutte contre l’homophobie et la transphobie et du coming out (17 mai et 11 octobre), de la Pride et du festival des cultures LGBTQI, sur l’ensemble des réseaux et supports de la mairie : écrans, affichage, site web, réseaux sociaux, brochures, actualités municipales, etc.

Charte « Metz Moselle LGBT Friendly »

Cette charte a vu le jour en 2016 à l’initiative de Couleurs Gaies, en partenariat avec les associations Contact et APGL.

L’objectif est de répertorier les professionnel.le.s mosellan.e.s de tous domaines auprès de qui les personnes LGBT+ (gay, lesbienne, bi, trans, intersexe,…) puissent se sentir respectées et en sécurité.

Le livret de la Charte Metz Moselle LGBT

Les professionnel.le.s signant cette charte marquent leur engagement dans la lutte contre les LGBTphobies (et ça, c’est cool !).

À quoi cette charte t’engage t-elle ?

  • À respecter toutes personnes LGBT+ au sein de ton établissement
  • À participer à la non-discrimination de celles-ci
  • À être référencé.e comme étant signataire de la charte et ainsi te rendre visible aux yeux des personnes concernées.

Découvrez le site internet ici

Manifestation pour une politique familiale respectueuse de toutes les familles.

Cet automne est rythmé pour les personnes LGBT ainsi que les femmes célibataires par le vote de la Loi Bioéthique. L’article principal concerne la PMA pour toutes. Les débats sont houleux et la Manif Pour Tous a déjà exprimé son opposition totale et surtout sa position homophobe, transphobe et sexiste.

Le 16 novembre prochain à 14h00, Couleur Gaies t’invite à venir exprimer ton mécontentement face à l’intolérance de la Manif Pour Tous.

Viens faire barrage avec nous devant le siège de la Fédération des Associations Familiales Catholiques de la Moselle, composante de la Manif Pour Tous.

Lieu du rassemblement : 4 avenue Jean XXIII à Metz.

Venez nombreuses et nombreux pour défendre les intérêts de toutes familles.

Je suis qui ? Je suis quoi ?

Un titre de livre qui interpelle. La couverture est relativement sobre pour un livre éducatif de la maison Castorman. Pourtant à l’intérieur le contenu est en couleur et très illustré.

Mais alors qu’est-ce que cet ouvrage ?

Il s’agit ni plus ni moins d’un livre parlant de sexualité à des pré-ados et ados. Son contenu a pour objectif de présenter les LGBT à travers des définitions de mots clés, mais aussi des témoignages de personnes adultes aujourd’hui qui nous racontent comment ils ont vécu la découverte de leur sexualité. On y retrouve aussi les questions les plus courantes qu’un jeune peut se poser.

Le livre nous propose aussi sous forme de mini BD la présentation de plusieurs personnes célèbres à différentes époques de l’Histoire qui étaient gay, lesbienne et transgenre (De Vinci – Mauresmo – etc). On apprend ainsi la perception à travers le temps.

Enfin le livre a composé un carnet succinct d’adresses d’associations par région qui peuvent apporter de l’aide et des réponses à toutes les questions que pourraient se poser le moindre jeune en recherche d’identité.

C’est un ouvrage que je conseille vivement. Une réponse rassurante à toutes les questions que l’on se pose à l’adolescence.

Marie-Paul Dunant

Les 3 enjeux de la rentrée de Couleurs Gaies

Alors que les vacances se terminent le Centre LGBTQI + de Lorraine Nord prépare sa rentrée avec soin. Focus sur les trois dossiers importants qui animeront les prochains mois.

PMA : mobiliser en région

Même si les discussions techniques avec les parlementaires sont assurées par l’inter LGBT (dont Couleurs Gaies est membre) il s’agit d’être tout de même vigilant en région assurent les responsables de l’association. « Nous devons relayer auprès des élu.e.s nos arguments et contenir la mobilisation des détracteurs du projet de loi que sont l’église catholique et la Manif pour tous » indique Matthieu Gatipon-Bachette Président de Couleurs Gaies.

Élections municipales : faire entendre nos propositions

Sur un autre dossier tout aussi politique, Couleurs Gaies regarde avec attention le positionnement des candidat.e.s aux élections municipales.

La commission politique de l’association prépare des propositions et concentre son action sur les grandes villes comme Metz et Thionville.

Pour Metz il s’agit clairement d’éviter tout retour en arrière en terme de moyens et de subventions. L’équipe de Couleurs Gaies, qui reconnaît une nette amélioration de la situation dans la capitale régionale sur le dernier mandat du maire, souhaite aller plus loin.

Interventions dans les lycées et collèges : répondre à la demande

Sur le plan de la prévention Couleurs Gaies s’inquiète. Nous avons de plus en plus de demandes des établissements scolaires : pourtant certains acteurs comme la région Grand Est semble frileux. « Nous n’avons pour l’instant pas de réponse à nos demandes de financement de la part de la région » indique t-on du côté de la trésorerie de Couleurs Gaies.  » C’est regrettable parce que la majorité des interventions de l’association a lieu dans des lycées et que ces établissements relèvent de la compétence de la région » constate le conseil d’administration du Centre LGBTQI + de Lorraine Nord.

À l’heure où les agressions de haines anti LGBT se multiplient, Couleurs Gaies devra donc redoubler d’effort pour imposer ses thèmes et continuer à faire progresser la cause en Lorraine. A suivre…. 

Quazar et Couleurs Gaies interpellent Angers SCO et la Ligue de Football Professionnel

COMMUNIQUE DE PRESSE QUAZAR ET COULEURS GAIES


Banderole sexiste et homophobe d’Angers-Metz, samedi 24 août 2019 : QUAZAR et COULEURS GAIES interpellent Angers SCO et la Ligue de Football Professionnel
Banderole sexiste et homophobe d’Angers-Metz, samedi 24 août 2019
QUAZAR et COULEURS GAIES interpellent Angers SCO et la Ligue de Football Professionnel à propos de leur communication et de leur politique de lutte contre le sexisme et l’homophobie
QUAZAR et COULEURS GAIES, respectivement Centres LGBTQI+ d’Angers et de Metz, condamnent fermement le déploiement de la banderole « Arbitre enc**ée, est-ce homophobe pour une femme ? » des supporters et supportrices angevines de la kop de la Butte, à l’occasion du match entre Angers SCO et le FC METZ, samedi 24 août, au stade Raymond Kopa d’Angers, dans la tribune Coubertin.

QUAZAR et COULEURS GAIES rappellent que le sexisme et l’homophobie n’ont pas leur place dans nos stades, tant à Angers qu’à Brest ou Nancy.
Cette énième provocation vient s’ajouter aux chants homophobes lors des rencontres Brest-Reims, ce samedi, et celle de Nancy-Le Mans le 16 août dernier.

La manifestation publique du sexisme et de l’homophobie, fièrement revendiquée par leurs auteurs, autrices et ami·e·s, participe directement de la banalisation des 93 fémicides dénombrés en France depuis le début de l’année et de l’augmentation sensible des agressions et discriminations lesbophobes, homophobes, biphobes et transphobes en cette année 2019.

L’arbitre Stéphanie Frappart lors de la rencontre entre Angers et Metz, le 24 août 2019. 

QUAZAR et COULEURS GAIES interrogent Saïd Chabane, président d’Angers SCO, suite au communiqué de son club, condamnant les faits de la veille.
Cette réaction affirme que « La banderole déployée en première période lors de la rencontre SCO-FCM ne reflète en aucun cas les valeurs que porte le club angevin. De tels propos ne peuvent être tenus dans un stade de football. »
De quels propos justement s’agit-il ? Pourquoi ne peuvent-ils pas être tenus dans un stade ?
Nous ne le saurons pas parce que le club ne veut retenir que sa victoire.
Nous, nous retenons surtout les deux !

QUAZAR et COULEURS GAIES invitent les dirigeants de leur club respectif à prendre pleinement conscience de leur responsabilité médiatique tant dans leurs stades qu’à l’extérieur dans le cadre de la lutte contre toutes les discriminations, dont le racisme, le sexisme et l’homophobie.
Mal nommer les choses, c’est ajouter au malheur de ce monde.

QUAZAR et COULEURS GAIES se tiennent à la disposition d’Angers SCO et du FC METZ, de leurs centres de formation, ainsi que de leurs clubs de supporters et supportrices, qui ne sont évidemment pas tou·te·s des ultras, pour mener cette lutte contre les discriminations à raison du sexe d’abord, et de l’orientation sexuelle et de l’identité de genre, vraie ou supposée, ensuite, de la personne ou des personnes visées dans le stade de nos villes.

QUAZAR et COULEURS GAIES interpelle aussi Nathalie Boy de La Tour, présidente de la Ligue de Football Professionnel (LFP).
Ce déploiement fera-t-il bien l’objet d’un rapport complémentaire de la LFP ? Angers SCO risquant alors une amende.
Et surtout quelle politique efficace de lutte contre l’homophobie, et les autres formes de discriminations, la Ligue de Football Professionnel compte-t-elle mettre en place suite à la multiplicité de ces provocations homophobes ?

Stéphane Corbin 
référent pôle juridique de Quazar
Centre LGBTI+ d’Angers
06 22 09 09 66
droit-defense.victimes@quazar.fr

Matthieu Gatipon-Bachette
président de Couleurs Gaies
Centre LGBTQI + de Lorraine Nord
06 20 22 40 76
centrelgbtmetz@gmail.com

Rainbow Weeks, une affiche en hommage à la ville de Metz !

Imaginer une affiche pour un rendez-vous culturel est toute une aventure, et Rainbow Weeks, le festival des cultures LGBTQI de Metz n’échappe pas à la règle. Comment associer visuellement la ville de Metz à la culture et la richesse des personnes LGBTQI ? Comment être simple, efficace et identifiable ? Quelle histoire raconter ?

Pour cette saison 3, nous avons choisi de partir à la rencontre de l’histoire de Metz, à la rencontre de l’un de ses artistes oubliés, Alfred Pellon, et de proposer une réinterprétation folle et toute en couleurs de son travail, sous l’objectif du photographe Jean Ranobrac.

Presque oublié, Alfred Pellon (1874-1947) est un artiste messin prolifique : tout à la fois peintre, dessinateur, graveur, écrivain ou encore musicien, il fait partie des figures artistiques de Metz parmi les plus polyvalentes. Sa formation l’a conduit à étudier les arts graphiques en France et en Allemagne, notamment à l’académie des Beaux-Arts de Munich, où il s’imprègne de l’esprit Jugendstil – l’équivalent allemand de l’Art nouveau. Il fut membre de différents groupes artistiques, qui exposèrent des deux côtés de la frontière. Admirateur de la poésie de Paul Verlaine comme de la musique de Richard Wagner, sa double culture franco-allemande lui vaut une réputation sulfureuse et anticonformiste, et fait de lui une personnalité atypique.

En 1906 il réalise une affiche publicitaire pour la ville de Metz où se croisent tradition lorraine, Jugendstil et inspiration japonisante avec un cerisier en fleurs, selon le goût de l’époque. La poésie et le charme de cette œuvre ne nous ont pas laissés indifférents, et rapidement nous nous sommes mis au travail ! Entourée de Jean Ranobrac (Paris) pour la photographie, Rubén Pioline pour l’illustration de la ville de Metz, Calypso Overkill (Paris) pour son plus beau sourire de drag queen et Jonathan Schmitt (Metz) pour la conception artistique, l’équipe de Couleurs Gaies s’est mise au travail avec strass et paillettes !

Challenge relevé ! Et vous, vous aimez ?

Metz rend hommage aux émeutes de Stonewall

Les émeutes de Stonewall sont une série de manifestations spontanées et violentes contre un raid de la police qui a eu lieu dans la nuit du 28 juin 1969 à New York, au Stonewall Inn (un bar dans le quartier de Greenwich Village). Ces événements sont souvent considérés comme le premier exemple de lutte des gayslesbiennesbisexuels et transgenres contre un système soutenu par les autorités et persécutant les homosexuels.


Le Stonewall Inn de New York en 1969

Parmi les initiatrices de ces émeutes Sylvia Riviera et Marsha P Johnson, activistes de la cause LGBTQI+ à New York. L’histoire veut qu’une femme transgenre, Sylvia Rivera, ait jeté la première bouteille sur les policiers. Étonnés et en sous-effectifs, ceux-ci se réfugièrent dans le bar. La police finit par envoyer la Tactical Patrol Force, une unité de police anti-émeutes. Les échauffourées durèrent cinq jours.

Les émeutes de Stonewall marquent une étape importante de l’émancipation des homosexuels. Elles sont les précurseurs de ce qui deviendra la gay pride (Marche des Fiertés LGBTQI+)

L’inauguration du parc Marsha P Johnson et Sylvia Riviera se déroulera pendant le Festival des cultures LGBTQI+ de Metz « Rainbow Weeks » qui aura lieu du 17 mai au 15 juin dans la ville.

Le Jardin
Marsha P Johnson et Sylvia Riviera à Metz

Afin de célébrer cet événement nous vous proposons de découvrir deux biographies de ces grandes figures du mouvement :
http://www.couleursgaies.fr/wp-admin/post.php?post=4373&action=edit

http://www.couleursgaies.fr/wp-admin/post.php?post=4376&action=edit

Marsha P. Johnson

Le début de sa vie

Née le 24 août 1945 à Elizabeth, dans le New Jersey, c’est en qu’elle le quitte 1966, pour Manhattan. Dans les premières années, elle travaille souvent comme serveuse mais devient aussi une « travailleuse des rues », comme de nombreux homosexuels et transgenres qui, rejeté à la marge de la société, n’ont pas d’autre choix.

Marsha était connue pour son caractère haut en couleurs, ses chapeaux exotiques et ses bijoux, mais aussi pour sa répartie sans faille et sa générosité sans fin : elle n’hésitait pas par exemple, selon plusieurs témoignages, à donner ses bijoux et vêtements à qui les complimentait. L’aide qu’elle apportait aux gens de la rue, homosexuels, travestis et prostitués lui a value le titre de « mère des traînées ».

Son activisme

Avec elle, Sylvia Rivera est souvent là. Amie de toujours, elles deviendront sœurs de lutte à partir de 1969 avec les émeutes de Stonewall. Après les émeutes, elle mène d’innombrables rassemblements et meetings, et organise efficacement des années de lutte pour l’égalité des personnes LGBT. Elle cofonde le Gay Liberation Front à New York, qui a fini par essaimer partout à travers le monde, entre Los Angeles, Paris, Londres et Sydney. Une mission qui ne se concentrait pas seulement sur des modifications législatives, mais cherchait à changer radicalement la façon dont les trans et les homos étaient traités par la société.

En 1970 elle fonde avec Sylvia Rivera, le STAR – Street Transvestite Action Revolutionaries – lieu refuge pour les personnes trans privées de domicile. Marsha et Sylvia se font remarquer en tirant leurs amies de la rue pour les loger dans des chambres d’hôtel, parfois jusqu’à cinquante en même temps. Si le STAR ne parvient pas à s’inscrire dans la durée faute de moyens, leur projet donne lieu à un manifeste radical auquel on continue de se référer, prônant « la libre expression du genre, la fin des injustices carcérales, les problèmes des sans-abri et la création d’une communauté inclusive qui rejette les définitions normatives de genre et d’identité sexuelle. »

En cherchant à éviter cette hiérarchisation de la lutte, elles se joignent à des mouvements autour de la détention carcérale ou des difficultés rencontrées par les sans-abri, un combat particulièrement important pour Marsha, qui a passé une longue partie de sa vie dans la rue. Elle est présente au fil des ans aux nombreuses manifestations contre le racisme, l’homophobie, la transphobie ou contre le sexisme, avant de rejoindre au milieu des années quatre-vingt la lutte contre le sida au sein d’ACT UP.

Muse d’artiste

En 1975 elle croise le chemin de Andy Warhol, qui travaille sur la série de polaroïds Ladies and Gentlemen. Warhol photographie alors les visages de différentes drag queens, de femmes trans et de travestis new-yorkais. Six ans après les émeutes de Stonewall, Johnson est devenue une figure publique, aussi bien pour son rôle d’activiste que de performeuse. Elle fait des stand-up dans les bar gays de Greenwich Village, souvent sans même y être invitée. Elle se fait remarquer et devient membre de la troupe gay de théâtre d’avant-garde Hot Peaches, mêlant le show musical à la déclamation de poèmes de Jackie Curtis, dans des spectacles comme The Wonderful Wizard of Us ou Concentrated Camp, avec lesquels elle a sillonné les États-Unis et l’Europe.

Sa mort suspecte…

Le 6 juillet 1992, le corps de Marsha est retrouvé, flottant dans l’Hudson à proximité des jetées du Village. Rapidement, la police conclut à un suicide et clôt l’enquête, ignorant de nombreux témoignages. Aujourd’hui encore, toute la lumière n’est pas faite sur les circonstances de la mort de Marsha. Au fil des années, différentes enquêtes indépendantes ont été menées : elles évoquent comme plus probable la thèse d’un meurtre commandité par la mafia sous la protection d’agents de police corrompus.

Sylvia Rivera

Son enfance

Née à New York le 2 juillet 1951, Vénézuélienne par sa mère, portoricaine par son père, Sylvia a grandi dans le Bronx, où elle a passé une enfance pour le moins pas très heureuse. Abandonnée par son père qui a rapidement disparu après sa naissance, les trois premières années de sa vie avec sa mère, sa sœur et son beau-père furent difficiles. En effet son beau-père était très violent et avait menacé de tuer sa mère ainsi qu’elle même et sa sœur. Sa mère finira par se suicider.

Alors orpheline, c’est sa grand mère maternelle qui s’occupe d’elle. Sylvia commença à se travestir en cachette à partir de l’âge de 8 ans. Sa grand mère n’était pas favorable ne l’acceptait pas. Ainsi, à l’âge de 11 ans, elle se retrouve à la rue. Elle est rapidement recueillie par une communauté de travestis et de transgenres qui habitaient près de Times Square, et qui la nomment Sylvia.

Le début de son activisme

Avoir vécu si jeune dans la rue, avoir fait partie de diverses minorités toutes marginalisées, a préparé et nourri Sylvia pour son activisme et sa lutte pour l’égalité de toutes et tous..

Pendant son adolescence elle rencontre sa camarade de lutte, Marsha P. Johnson. Elles passent alors ensemble leurs jours et leurs nuits. Ensemble, elles fréquentent, comme de nombreux LGBT sans-abri, des bars de la mafia, seuls à tolérer l’expression de leurs identités et à leur garantir une certaine sécurité. Ces bars, espaces de libertés, permettent alors la naissance d’un sentiment de communauté.

Elle est donc une cliente régulière de ce petit bar de Christopher Street, le Stonewall Inn, lorsque la police y fait une descente. Une descente de trop, qui s’enflamme et devient trois jours d‘émeutes. Point de départ du mouvement pour les droits des personnes LGBT et de longues années de lutte, les émeutes de Stonewall ont radicalement modifié la situation des personnes LGBT à travers le monde. Aux côtés de Marsha, Sylvia s’y illustre. Elle est communément reconnue comme celle qui a lancé le premier projectile.

Ses combats

Mais pour Sylvia, ce n’est que le début du combat. Elle participe avec Marsha à la fondation de groupes comme le Gay Liberation Front ou encore la Gay Activists Alliance, et s’accroche à l’opportunité de militer pour les droits des personnes LGBT.

Au cours de l’année 1971, elle travaille activement à un projet de loi anti-discrimination porté par le GAA pour l’état de New York. Mais ses propositions, portant notamment sur les droits civils des personnes transgenre et des prostituées est écartée, jugée « trop extrême » par les autres militants, en grande partie blancs, de la classe moyenne et mal à l’aise avec cette latina, transgenre et prostituée.

Face au manque d’intérêt des organisations existantes pour venir en aide à ces minorités, elle fonde STAR – Street Transvestite Action Revolutionaries – avec Marsha P. Johnson. L’objectif est simple : fournir un lit et un repas. Le projet STAR s’arrête en 1973, après le quatrième anniversaire de Stonewall. Sylvia est alors découragée par ce combat sur deux fronts, à la fois contre la société et à l’intérieur même du mouvement. De cet échec et de cette époque, Sylvia gardera un souvenir amer. Elle affirmera quelques années plus tard avoir fait en 1974 une tentative de suicide.

Les dernières années de sa vie

Malgré la mort de Marsha en 1992, décédée dans des circonstances obscures, probablement assassinée par la mafia et la police, malgré une tentative de suicide en 1995, elle survit aux drogues et continue à dénoncer la discrimination systématique que vivent les homosexuel.le.s, les transgenres, les transsexuels et les travestis.

Au cours des dernières années de sa vie, elle donne des conférences, des interviews, livre un récit à la première personne des émeutes de Stonewall, témoignant du besoin d’unité des personnes homosexuelles et transgenres. Le 19 février 2002, Sylvia décéde à l’âge de 50 ans à l’hôpital St. Vincent de New York, en raison de complications d’un cancer du foie.

Draguer en toute sérénité

Lorsque l’on va sur des applications où des sites dédiés aux plans d’une nuit il est d’autant plus important de prendre des mesures afin d’assurer sa sécurité.

Quelles sont les différentes précautions à prendre pour qu’un rendez-vous soit le plus « safe » possible ?

  • Donner son adresse avant même de s’être rencontrés peut être risqué. Ainsi il est préférable de se rencontrer la première fois dans un lieu public.
  • Avoir une conversation téléphonique avant la première rencontre est conseillé afin de limiter les risques d’agressions de la part de quelqu’un.e mal intentionné.e
  • Avertir l’un.e de ses proches du lieu du premier rendez-vous.
  • Quand on ne connaît pas la personne et ses antécédents il est important de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles (IST).

Quelles sont les règles à respecter ?

  • Il faut toujours respecter le consentement d’autrui. Ne pas contraindre quelqu’un et toujours écouter l’autre est primordial. Le non respect du consentement peut être considéré comme une agression sexuelle.
  • Sur les lieux de dragues, il est possible que la police vienne contrôler les individus présents. En revanche s’il n’y a pas d’infractions ni de troubles à l’ordre public aucune action supplémentaire de leur part n’est nécessaire.
  • Il n’est évidemment pas interdit de draguer dans les lieux publics en revanche, l’exhibition et le racolage sont prohibés et punis par la loi. De plus, il faut veiller à ne pas importuner les personnes que l’on aborde.
  • Les forces de l’ordre sont là pour protéger la population. Que l’on soit en position de témoin ou de victime il ne faut pas hésiter à appeler la police. Il est très important de rapporter les faits au commissariat le plus proche.

Si vous avez questions ou besoin de renseignements, votre centre LGBTQI+ de Metz vous accueille tous les mercredis de 14h30 à 18h30 au local et par téléphone.