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Metz rend hommage aux émeutes de Stonewall

Les émeutes de Stonewall sont une série de manifestations spontanées et violentes contre un raid de la police qui a eu lieu dans la nuit du 28 juin 1969 à New York, au Stonewall Inn (un bar dans le quartier de Greenwich Village). Ces événements sont souvent considérés comme le premier exemple de lutte des gayslesbiennesbisexuels et transgenres contre un système soutenu par les autorités et persécutant les homosexuels.


Le Stonewall Inn de New York en 1969

Parmi les initiatrices de ces émeutes Sylvia Riviera et Marsha P Johnson, activistes de la cause LGBTQI+ à New York. L’histoire veut qu’une femme transgenre, Sylvia Rivera, ait jeté la première bouteille sur les policiers. Étonnés et en sous-effectifs, ceux-ci se réfugièrent dans le bar. La police finit par envoyer la Tactical Patrol Force, une unité de police anti-émeutes. Les échauffourées durèrent cinq jours.

Les émeutes de Stonewall marquent une étape importante de l’émancipation des homosexuels. Elles sont les précurseurs de ce qui deviendra la gay pride (Marche des Fiertés LGBTQI+)

L’inauguration du parc Marsha P Johnson et Sylvia Riviera se déroulera pendant le Festival des cultures LGBTQI+ de Metz « Rainbow Weeks » qui aura lieu du 17 mai au 15 juin dans la ville.

Le Jardin
Marsha P Johnson et Sylvia Riviera à Metz

Afin de célébrer cet événement nous vous proposons de découvrir deux biographies de ces grandes figures du mouvement :
http://www.couleursgaies.fr/wp-admin/post.php?post=4373&action=edit

http://www.couleursgaies.fr/wp-admin/post.php?post=4376&action=edit

Marsha P. Johnson

Le début de sa vie

Née le 24 août 1945 à Elizabeth, dans le New Jersey, c’est en qu’elle le quitte 1966, pour Manhattan. Dans les premières années, elle travaille souvent comme serveuse mais devient aussi une « travailleuse des rues », comme de nombreux homosexuels et transgenres qui, rejeté à la marge de la société, n’ont pas d’autre choix.

Marsha était connue pour son caractère haut en couleurs, ses chapeaux exotiques et ses bijoux, mais aussi pour sa répartie sans faille et sa générosité sans fin : elle n’hésitait pas par exemple, selon plusieurs témoignages, à donner ses bijoux et vêtements à qui les complimentait. L’aide qu’elle apportait aux gens de la rue, homosexuels, travestis et prostitués lui a value le titre de « mère des traînées ».

Son activisme

Avec elle, Sylvia Rivera est souvent là. Amie de toujours, elles deviendront sœurs de lutte à partir de 1969 avec les émeutes de Stonewall. Après les émeutes, elle mène d’innombrables rassemblements et meetings, et organise efficacement des années de lutte pour l’égalité des personnes LGBT. Elle cofonde le Gay Liberation Front à New York, qui a fini par essaimer partout à travers le monde, entre Los Angeles, Paris, Londres et Sydney. Une mission qui ne se concentrait pas seulement sur des modifications législatives, mais cherchait à changer radicalement la façon dont les trans et les homos étaient traités par la société.

En 1970 elle fonde avec Sylvia Rivera, le STAR – Street Transvestite Action Revolutionaries – lieu refuge pour les personnes trans privées de domicile. Marsha et Sylvia se font remarquer en tirant leurs amies de la rue pour les loger dans des chambres d’hôtel, parfois jusqu’à cinquante en même temps. Si le STAR ne parvient pas à s’inscrire dans la durée faute de moyens, leur projet donne lieu à un manifeste radical auquel on continue de se référer, prônant « la libre expression du genre, la fin des injustices carcérales, les problèmes des sans-abri et la création d’une communauté inclusive qui rejette les définitions normatives de genre et d’identité sexuelle. »

En cherchant à éviter cette hiérarchisation de la lutte, elles se joignent à des mouvements autour de la détention carcérale ou des difficultés rencontrées par les sans-abri, un combat particulièrement important pour Marsha, qui a passé une longue partie de sa vie dans la rue. Elle est présente au fil des ans aux nombreuses manifestations contre le racisme, l’homophobie, la transphobie ou contre le sexisme, avant de rejoindre au milieu des années quatre-vingt la lutte contre le sida au sein d’ACT UP.

Muse d’artiste

En 1975 elle croise le chemin de Andy Warhol, qui travaille sur la série de polaroïds Ladies and Gentlemen. Warhol photographie alors les visages de différentes drag queens, de femmes trans et de travestis new-yorkais. Six ans après les émeutes de Stonewall, Johnson est devenue une figure publique, aussi bien pour son rôle d’activiste que de performeuse. Elle fait des stand-up dans les bar gays de Greenwich Village, souvent sans même y être invitée. Elle se fait remarquer et devient membre de la troupe gay de théâtre d’avant-garde Hot Peaches, mêlant le show musical à la déclamation de poèmes de Jackie Curtis, dans des spectacles comme The Wonderful Wizard of Us ou Concentrated Camp, avec lesquels elle a sillonné les États-Unis et l’Europe.

Sa mort suspecte…

Le 6 juillet 1992, le corps de Marsha est retrouvé, flottant dans l’Hudson à proximité des jetées du Village. Rapidement, la police conclut à un suicide et clôt l’enquête, ignorant de nombreux témoignages. Aujourd’hui encore, toute la lumière n’est pas faite sur les circonstances de la mort de Marsha. Au fil des années, différentes enquêtes indépendantes ont été menées : elles évoquent comme plus probable la thèse d’un meurtre commandité par la mafia sous la protection d’agents de police corrompus.

Sylvia Rivera

Son enfance

Née à New York le 2 juillet 1951, Vénézuélienne par sa mère, portoricaine par son père, Sylvia a grandi dans le Bronx, où elle a passé une enfance pour le moins pas très heureuse. Abandonnée par son père qui a rapidement disparu après sa naissance, les trois premières années de sa vie avec sa mère, sa sœur et son beau-père furent difficiles. En effet son beau-père était très violent et avait menacé de tuer sa mère ainsi qu’elle même et sa sœur. Sa mère finira par se suicider.

Alors orpheline, c’est sa grand mère maternelle qui s’occupe d’elle. Sylvia commença à se travestir en cachette à partir de l’âge de 8 ans. Sa grand mère n’était pas favorable ne l’acceptait pas. Ainsi, à l’âge de 11 ans, elle se retrouve à la rue. Elle est rapidement recueillie par une communauté de travestis et de transgenres qui habitaient près de Times Square, et qui la nomment Sylvia.

Le début de son activisme

Avoir vécu si jeune dans la rue, avoir fait partie de diverses minorités toutes marginalisées, a préparé et nourri Sylvia pour son activisme et sa lutte pour l’égalité de toutes et tous..

Pendant son adolescence elle rencontre sa camarade de lutte, Marsha P. Johnson. Elles passent alors ensemble leurs jours et leurs nuits. Ensemble, elles fréquentent, comme de nombreux LGBT sans-abri, des bars de la mafia, seuls à tolérer l’expression de leurs identités et à leur garantir une certaine sécurité. Ces bars, espaces de libertés, permettent alors la naissance d’un sentiment de communauté.

Elle est donc une cliente régulière de ce petit bar de Christopher Street, le Stonewall Inn, lorsque la police y fait une descente. Une descente de trop, qui s’enflamme et devient trois jours d‘émeutes. Point de départ du mouvement pour les droits des personnes LGBT et de longues années de lutte, les émeutes de Stonewall ont radicalement modifié la situation des personnes LGBT à travers le monde. Aux côtés de Marsha, Sylvia s’y illustre. Elle est communément reconnue comme celle qui a lancé le premier projectile.

Ses combats

Mais pour Sylvia, ce n’est que le début du combat. Elle participe avec Marsha à la fondation de groupes comme le Gay Liberation Front ou encore la Gay Activists Alliance, et s’accroche à l’opportunité de militer pour les droits des personnes LGBT.

Au cours de l’année 1971, elle travaille activement à un projet de loi anti-discrimination porté par le GAA pour l’état de New York. Mais ses propositions, portant notamment sur les droits civils des personnes transgenre et des prostituées est écartée, jugée « trop extrême » par les autres militants, en grande partie blancs, de la classe moyenne et mal à l’aise avec cette latina, transgenre et prostituée.

Face au manque d’intérêt des organisations existantes pour venir en aide à ces minorités, elle fonde STAR – Street Transvestite Action Revolutionaries – avec Marsha P. Johnson. L’objectif est simple : fournir un lit et un repas. Le projet STAR s’arrête en 1973, après le quatrième anniversaire de Stonewall. Sylvia est alors découragée par ce combat sur deux fronts, à la fois contre la société et à l’intérieur même du mouvement. De cet échec et de cette époque, Sylvia gardera un souvenir amer. Elle affirmera quelques années plus tard avoir fait en 1974 une tentative de suicide.

Les dernières années de sa vie

Malgré la mort de Marsha en 1992, décédée dans des circonstances obscures, probablement assassinée par la mafia et la police, malgré une tentative de suicide en 1995, elle survit aux drogues et continue à dénoncer la discrimination systématique que vivent les homosexuel.le.s, les transgenres, les transsexuels et les travestis.

Au cours des dernières années de sa vie, elle donne des conférences, des interviews, livre un récit à la première personne des émeutes de Stonewall, témoignant du besoin d’unité des personnes homosexuelles et transgenres. Le 19 février 2002, Sylvia décéde à l’âge de 50 ans à l’hôpital St. Vincent de New York, en raison de complications d’un cancer du foie.

Draguer en toute sérénité

Lorsque l’on va sur des applications où des sites dédiés aux plans d’une nuit il est d’autant plus important de prendre des mesures afin d’assurer sa sécurité.

Quelles sont les différentes précautions à prendre pour qu’un rendez-vous soit le plus « safe » possible ?

  • Donner son adresse avant même de s’être rencontrés peut être risqué. Ainsi il est préférable de se rencontrer la première fois dans un lieu public.
  • Avoir une conversation téléphonique avant la première rencontre est conseillé afin de limiter les risques d’agressions de la part de quelqu’un.e mal intentionné.e
  • Avertir l’un.e de ses proches du lieu du premier rendez-vous.
  • Quand on ne connaît pas la personne et ses antécédents il est important de se protéger contre les infections sexuellement transmissibles (IST).

Quelles sont les règles à respecter ?

  • Il faut toujours respecter le consentement d’autrui. Ne pas contraindre quelqu’un et toujours écouter l’autre est primordial. Le non respect du consentement peut être considéré comme une agression sexuelle.
  • Sur les lieux de dragues, il est possible que la police vienne contrôler les individus présents. En revanche s’il n’y a pas d’infractions ni de troubles à l’ordre public aucune action supplémentaire de leur part n’est nécessaire.
  • Il n’est évidemment pas interdit de draguer dans les lieux publics en revanche, l’exhibition et le racolage sont prohibés et punis par la loi. De plus, il faut veiller à ne pas importuner les personnes que l’on aborde.
  • Les forces de l’ordre sont là pour protéger la population. Que l’on soit en position de témoin ou de victime il ne faut pas hésiter à appeler la police. Il est très important de rapporter les faits au commissariat le plus proche.

Si vous avez questions ou besoin de renseignements, votre centre LGBTQI+ de Metz vous accueille tous les mercredis de 14h30 à 18h30 au local et par téléphone.

Les haines anti LGBT dans la sphère familiale


Comment faire face à la LGBTphobie des parents ?


L’autorité parentale constitue un ensemble de droits et de devoirs qui ont pour but l’intérêt de l’enfant. Encore aujourd’hui, certaines personnes se voient obligées de cacher leur orientation sexuelle ou leur identité de genre à leur famille et de fuir le domicile.

Sur le plan psychologique, la violence peut entraîner une perte de confiance en soi, la colère, la dépression celle-ci pouvant même aller jusqu’à des pensées morbides et un passage à l’acte. Une étude à démontrée que les jeunes LGBTQI+ seraient plus sujet au suicide que les autres en raison des discriminations, harcèlement et des préjudices sociaux associés aux minorités.

Vers qui se tourner ?

Si l’adolescent.e rencontre des difficultés d’acceptation au sein de sa famille, en premier lieu il est conseillé qu’il en parle aux autres adultes autour de lui qui seront aptes à l’aider comme le personnel de son établissement scolaire par exemple. Il peut aussi chercher de l’aide à l’extérieur comme au Planning familial, chez les médecins, dans les CCPM (Centre médico-psycho-pédagogiques) ainsi que les maisons départementales de solidarités. S’il est confronté à des violences il peut appeler le 119, le service national d’accueil téléphonique de l’enfance en danger.

L’équipe du Centre LGBTQI+ de Metz vous rappelle que si vous avez besoin de parler, nous disposons d’une permanence d’accueil et d’écoute tenue par des bénévoles tous les mercredis entre 14h30 et 18h30 au local mais aussi par téléphone.  

Quelles sont les mesures à prendre ?

Il faut savoir qu’un.e mineur.e peut faire valoir ses droits par le biais des services de protection de l’enfance et du juge des enfants. Ainsi s’iel est en situation de danger dans son domicile, dû a des violences, maltraitances, carences en raison de son orientation sexuelle ou son genre, une mesure de protection de l’enfance est envisageable.

Celle-ci doit d’abord être abordée dans un cadre administratif. Si l’on éprouve une difficulté à mettre en place la mesure en cas de désaccord des parents par exemple alors il faudra réfléchir à un cadre judiciaire.

La médiation familial

Afin d’essayer d’apaiser les tensions en trouvant un terrain d’entente il est mieux de favoriser une mesure d’accompagnement en lieu ouvert grâce à l’aide d’un service de médiation familiale qui a pour but de travailler le lien parent/enfant. Les médiations familiales peuvent être mises en place par des associations ou des services publics. Si la médiation n’est pas concluante il faudra alors considérer une mesure d’accueil provisoire ou de placement. Le retour au domicile familial pourra être acquit, le cas échéant une mesure de suivi éducatif sera décidée.

Il est possible de trouver plus d’informations sur la médiation familiale en se rendant sur le site internet du ministère de la Justice.

À savoir :

L’émancipation du mineur.e est possible dès l’âge de 16 ans, dans le cas où le bien être physique ou psychologique de l’enfant, un.e juge des tutelles peut être une solution.

Il faut savoir que les parents n’ont pas le droit d’expulser leur enfant mineur du domicile familiale, ce serait illégal. Ils doivent garantir un logement à leur enfant et peuvent choisir le lieu de celui ci.

Les violences sexualisées, le revers d’une domination patriarcale.

Au cours de sa vie, 1 femme sur 26 est violée, 1 sur 7 est agressée sexuellement. Pourtant dans plus de 90% des cas les agressions sexuelles ne sont pas dénoncées. 

Que dit la loi ?

L’agression sexuelle se définit par le fait d’imposer un acte sexuel non consenti ou une menace psychologique à autrui.

Selon le Code Pénal, un viol est commit dès lors qu’il y a une pénétration sans consentement. Celui ci peut se caractériser par la contrainte, la violence, la surprise. 

La jurisprudence reconnait comme viol toute pénétration dans le sexe ou autre partie du corps (buccale, anal…) commise avec le sexe, doigt ou un objet. 
Pour qu’un acte soit considéré comme viol il faut qu’une pénétration sois subie. 
Un viol est une agression sexuelle mais la réciproque n’est pas forcément vraie.

Tout autre acte à caractère sexuel comme les attouchements, les caresses, les bisous ou des remarques insistantes exécutés sans le consentement de la victime sont considérés comme agressions sexuelles.

Le viol est reconnu comme un crime quant aux agressions sexuelles elles sont de l’ordre des délits. 
 

Mais dans les faits ?

Une agression sexuelle peut arriver à tout moment, en cours, dans les transports, au travail, en soirée, dans la rue…

Quoi qu’il en soit, celle ci n’est jamais de la faute de la victime. 
Une tenue, un maquillage, une personne alcoolisée ou une façon d’être ne constituent pas un appel au viol ou une forme de libre accès à l’intégrité physique ou psychologique d’un individu.  
Rien ne justifie un acte qui porte atteinte à l’intimité d’autrui. 

Le consentement est primordial pour identifier une agression sexuelle. 

Le consentement, parlons-en 

Selon l’article 273.1 du Code criminel le consentement sexuel est l’accord volontaire qu’une personne donne à son ou sa partenaire au moment de participer à une activité sexuelle.

Guide pratique du consentement : 

NON = NON 

PAS DE REPONSE = NON 

JE SAIS PAS = NON 

LA PERSONNE EST SILENCIEUSE, ENDORMIE OU INCONSCIENTE = NON 

UN OUI SOUS LA CONTRAINTE (menaces, chantage affectif…) = NON 

DIRE OUI UNE FOIS NE SIGNIFIE PAS QUE CE SERA OUI TOUT LE TEMPS 

Une personne peut d’abord dire oui et finalement dire non, quoi qu’il se passe il faut écouter et accepter la décision de l’autre.

Les réflexes à adopter

Que je sois victime ou témoin d’une agression sexuelle, il y a des gestes à adopter.  En effet, si je suis témoin je dois me responsabiliser et essayer d’aider la victime par exemple en interpellant l’agresseur ou en appelant la police. 
Si quelqu’un de mon entourage se confie à moi sur une agression qu’iel à vécu je me dois de lea croire.

Il est difficile de se remettre seul.e d’une agression sexuelle.
Les réactions post agressions diffèrent selon chaque personne. Elles peuvent par exemple entrainer des troubles de l’anxiété, d’enfermement, perte d’appétit, dépression…

  • S’entourer : 

En parler est deja bénéfique ainsi que de s’entourer de proches (famille, ami.e.s) et/ou de professionnel.le.s comme un.e psychiatre, psychologue.

  • Déposer plainte : 

En me rendant au commissariat ou poste de police le plus proche.

  • Conserver les preuves : 

Dans la mesure du possible, je ne dois pas me laver ni laver les vêtements que je portais. Si je souhaite porter plainte, il est important que je les mettent dans un sac en plastique car ceux ci seront des indices dont la police aura besoin pour mener son enquête.  

  • Aller voir un.e médecin : 

Il est important de se faire examiner après une agression. Pour cela, je peux me rendre dans une unité médico judiciaire des hôpitaux publics afin que l’agression soit constatée et que l’on m’administre un traitement post exposition au VIH. 

  • Contacter le bureau d’aide aux victimes :

Afin qu’il m’apporte les coordonnées d’associations spécialisées.

  • Appeler le 3919 : 

Le numéro d’écoute des femmes victimes de violences.

  • Venir au centre LGBTQI+                                                                            

Le local Couleurs Gaies de Metz vous accueille tous les mercredis de 14h30 à 18h3O lors des permanences d’écoute afin de recevoir un oreille attentive et/ou des conseils juridiques.

Quelles sont les peines encourues ? 

Viol : 

Celui ci est est puni d’une peine de 15 ans de prison.

S’il a été commis en raison de l’orientation sexuelle ou l’identité de genre, la peine est de 20 ans de prison. 

Agression sexuelle : 

Celles ci sont sont punies de 5 ans de prison ainsi que de 75 000€ d’amende. 

Si l’agression à été commise compte tenu de l’orientation sexuelle ou de l’identité de genre, la peine s’allonge à 7 ans de prison et à 150 000€ d’amende.

Quels sont les délais pour poursuivre les agresseur.se.s ?

Viol :

A compté du viol la prescription est de 20 ans. 

Si au moment du viol, la victime avait moins de 15 le délai est de 20 ans à compter de sa majorité.

Agression sexuelle : 

A partir de l’agression, la victime dispose de 6 ans pour débuter une procédure si elle est majeure au moment des faits. 

Si au moment de l’agression la victime  était mineur.e le délai de prescription est de 10 ans à compter de sa majorité.


5 citations d’activistes LGBTQI+

Marsha P. Johnson

«J’ai été battue, jetée en prison, j’ai perdu mon travail pour la libération homosexuelle. Il est temps de faire la révolution maintenant. »

Femme, trans et noire et travailleuse du sexe, elle fut une héroïne des émeutes de Stonewall.


Harvey Milk

« Tous les jeunes, indépendamment de leur orientation sexuelle ou de leur identité, méritent un environnement sûr et favorable leur permettant de réaliser leur plein potentiel. »

Le premier homme ­politique américain ouvertement homosexuel à détenir un mandat électoral.


Janet Mock

« Je crois que raconter nos histoires, d’abord à nous-mêmes, puis les uns aux autres et au monde, est un acte révolutionnaire »

Ecrivaine américaine, animatrice de télévision et activiste pour les droits des personnes transgenres.


Ellen Degeneres

«J’ai appris la compassion après avoir été victime de discrimination. Tout ce qui m’est arrivé de mal m’a appris la compassion. »

Comédienne lesbienne qui a été exclue de l’industrie du divertissement après avoir fait son coming out publiquement.


Gilbert Baker

« Tu n’as pas à vivre dans le mensonge. Le fait de mentir va te gâcher. Cela va t’envoyer dans la dépression. Cela faussera tes valeurs. »

Artiste américain, militant des droits civiques et créateur du drapeau arc en ciel.

5 bonnes raisons d’adhérer à Couleurs Gaies

La PMA, une affaire de la plus haute importance

En 1982, le premier « bébé éprouvette » est né grâce à la PMA (Procréation
Médicalement Assistée). Depuis, de nombreux couples s’en sont servis : des
personnes infertiles, transportant une maladie génétique… Hélas, cette aide médicale n’est encore aujourd’hui qu’autorisée aux couples hétérosexuels mariés. C’est pourquoi Couleurs Gaies (ainsi que d’autres associations) se mobilise pour que la PMA soit accordée à tous ceux désireux d’avoir des enfants. Tu penses que donner la vie devrait être un choix personnel et non d’État ? Aide donc Couleurs Gaies à mettre en place des actions en faveur de la PMA !

La PMA une des priorités de Couleurs Gaies en 2019

Les haines anti LGBT+, ce fléau tenace

Alors que l’on pourrait penser que les temps ont changé et que désormais plus
personnes n’est discriminé en raison de son orientation sexuelle/son identité de genre,
Il suffit de passer du temps sur les réseaux sociaux pour remarquer à quel point les
témoignages se développent à profusion. Telle l’Hydre de Lerne, l’intolérance est un
monstre dont les têtes se multiplient lorsqu’on tente de les trancher tout.e seul.e. Sans
ton aide, Couleurs Gaies ne peut se saisir des armes nécessaires à l’anéantissement de
cette créature. Deviens un héros toi aussi !

Les haines anti LGBT doivent être combattues

Un endroit de rencontres et d’activités

Que ce soit l’équipe de Couleurs Gaies ou des personnes qui viennent juste boire
un coup, tu peux rencontrer de nombreuses sympathiques personnes. Trop timide
pour oser aborder les gens ? Pas de problème, les soirées telles que Le Bingo Queen,
L’Atelier Transformiste, les Rencontres Bénévoles ou encore les conférences sur des
thèmes autour de la communauté LGBT+ donnent plusieurs occasions d’entrer en
contact avec les autres. Il suffit juste de venir et découvrir !

Atelier Drag Queen

Le bar la Palette

Très convivial, toujours décoré en fonction de la saison, le bar La Palette, ouvert
du mardi au samedi inclus de 16:00 à 21:00, propose toute une sélection de
rafraîchissements. Boisson gazeuses, cocktails, bières, jus de fruits ou verres de vin, il
y en a pour tous les goûts ! Tu souhaites au contraire te réchauffer ? Commande un
café, un chocolat chaud ou un thé (plus de 10 sortes différentes sont proposées) ! Et si
après t’être désaltéré tu as besoin d’aller au petit coin, sache que les toilettes sont
mixtes !

La Palette le bar asso hétérofriendly

Un lieu culturel enrichissant

Couleurs Gaies n’est pas seulement un lieu festif, il est aussi le siège d’une bibliothèque qui comporte près de 500 ouvrages sur les orientations sexuelles et les identités de genre. Romans, bandes-dessinées, magazines… Il y en a pour tous les goûts ! Tu peux les consulter sur place en profitant des canapés plus que confortables,
ou si tu n’as pas le temps, il suffit de t’inscrire dans la base de données du logiciel de la bibliothèque pour emprunter le livre qui t’intéresse et le rendre une fois fini.

Encore une fois, c’est grâce aux adhésions que ton association préférée peut se permettre d’acheter des livres.

La Bibliothèque LGBTQI+ de Couleurs Gaies

Par Lison

Couleurs Gaies aux archives !

Entrer aux archives pour mieux sortir du placard !

Cet évènement qui pourrait paraître anodin est  pourtant lourd de symbole. Puisque c’est 20 ans d’archives du mouvement local de défense des intérêts des personnes Lesbiennes, Gay, Bi et Trans qui rentreront directement dans le patrimoine de la ville explique Matthieu Gatipon-Bachette Président de Couleurs Gaies.

Du fanzine associatif en passant par les nombreux articles de presse relatant les combats de Couleurs Gaies, c’est une mémoire trop souvent éprouvée par les turpitudes associatives ou l’usure du temps que le Centre LGBTQI+ de Lorraine Nord entend vouloir préserver.

Cette mémoire devenue de facto inaliénable contribuera à renforcer le mouvement localement aux bénéfices des activistes, bénévoles et militante.s qui succèderont un jour à Couleurs Gaies.

Des archives vivantes !

Un travail de fourmis auquel s’est attelé Patrice Philippot  archiviste chez Couleurs Gaies pour inventorier et numériser des milliers de documents . Un ouvrage cependant loin d’être terminé mais qui est déjà en parti consultable en ligne. Les documents ont été conservés en plusieurs exemplaires indique l’archiviste du Centre LGBTQ « afin de pouvoir rester maître de nos mémoires et de participer aux initiatives nationales » ( NDLR : La ville de Paris et les associations envisagent la création d’un centre d’archives dédié à l’histoire du mouvement LGBTQI+ ). Des archives qui auront également pour vocation d’être valorisées à travers un partenariat et des expositions qui participeront à une plus grande visibilité des minorités sexuelles et de leurs apports pour notre ville.

Une démarche qui fait réagir l’opposition

Alors que Patrick Thil (LR) s’est félicité de la démarche soulignant l’intérêt historique de ces archives pour l’histoire de la ville de Metz, le Front national s’est montré quant à lui bien plus réservé interrogeant la pertinence de cette convention et la nature de ces archives. Le conseiller municipal d’Extrême droite Thierry Gourlot a pour sa part déploré les combats politiques de Couleurs Gaies ! Combat qui ne lui en déplaise sont maintenant rentrés dans l’histoire.

Lien audio : Conseil Municipal – 25/10/2018

Astuces LGBTQI+ pour une rentrée réussie !

 

Choisir son entourage

Les aigles ne volent pas avec les pigeons ! Il n’est pas question de se fermer aux autres, mais simplement de privilégier les personnes qui feront ressortir le meilleur de vous même. S’entourer de gens ouvert d’esprit permet de se sentir mieux et de pouvoir parler librement.

Mettre des limites

Des paroles blessantes, une blague trop lourde ou des propos déplacé ? Il es fondamentale de mettre tout de suite des limites, sans tomber dans l’exagération. On peut avoir de l’humour et avoir une oreille attentive sans être contrant de se voir infliger LGBTphobie ou sexisme. Interpeller ses interlocuteur et quelquefois nécessaire pour fixer des limites.

Alliance d’étudiant.E.s LGBTQ

Il existe de plus en plus de groupes d’étudiant.e.s friendly sur les campus ou des association LGBTQ étudiante. Une bonne façon de ressourcer et d’échanger avec personnes qui vivent les même choses que vous.

Le Centre LGBTQI+

Dans les grandes villes universitaires il y a généralement un Centre LGBTQI+. C’est par exemple le cas à Metz. Vous pouvez y obtenir une l’assistance à la fois humaine, juridique ou sociale et vous faire de nouvelles connaissances. Ces structures proposent de nombreuses activités.

Se reposer

Profiter des vacances pour faire une pause ! Week-end de Pride, Festival LGBTQ, visite des quartiers gays autant d’occasions de se reposer et de faire la fête ! Et pendant l’année, soirée dans les discothèques et  bars LGBTQ de la ville …

Lire

Un peu de lecture friendly est toujours agréable. Vous trouverez à Metz une bibliothèque thématique au Centre LGBTQ. L’occasion de faire une pause entre un roman classique et un traité de philosophie.

Se Protéger

 

Pour conclure la pierre angulaire d’une vie étudiante safe c’est de se protéger ! S’orienter vers des structures comme Aides, assister une réunion d’information sur les méthodes de prévention, prendre rendez-vous pour un dépistage. Le Centre LGBTQ de Metz propose des préservatifs et du gel gratuitement. L’important c’est de prendre soin de soi !

 

Une rentrée sous le signe de la mobilisation !

C’est dans ce même état d’esprit que la commission politique de Couleurs Gaies fera sa rentrée mardi 4 septembre afin de préparer la mobilisation pour l’ouverture de la PMA.

Une rentrée décisif pour la PMA

La rentrée signe également le retour de nos interventions en milieu scolaire. Les bénévoles de Couleurs Gaies prendront donc très vite le chemin des collèges et des lycées du Grand Est pour continuer leur mission d’éducation et de formation. Afin de poursuivre cet engagement important pour Couleurs Gaies, des sessions de formation pour les intervenants seront organisées et le recrutement de nouveaux volontaires en mission de service civique est d’ores et déjà engagé.

La rentrée c’est aussi la reprise des permanences d’accueil et d’écoute les mercredis de 14H30 à 18h30. Ces permanences sont un instant dédié aux personnes en questionnement et à l’orientation des populations qui fréquentent l’association ou souhaitent la fréquenter. En complément de ce programme important notons également la rentrée des associations qui collaborent avec le Centre LGBTQ comme Aides qui y assure une mission de prévention ou encore Contact et l’Association des parents et futures parents Gays et lesbiens qui proposent une assistance aux familles. N’oublions pas l’Association Nationale Transgenre qui continue à se réunir au Centre LGBTQ de Metz.

Le divertissement ne sera bien sûr pas en reste pour cette rentrée puisque le bar La Palette continuera à organiser concerts, bingo, expositions, soirées et animations pour encore plus de convivialité.

Couleurs Gaies participera une fois encore à l’édition 2018 du Festival EDMV

En conclusion parmi les événements notables de cette rentrée soulignons aussi la participation de Couleurs Gaies au Festival étudiant dans ma ville du 21 au 29 septembre. De nombreuses animations seront proposées à l’université.

Une rentrée qui se place donc une fois encore sous le signe de la mobilisation pour Couleurs Gaies.

Bonne rentrée à tous

Metz Pride Day 2018 : Festif et revendicatif

La 16ème édition du Metz Pride Dy aura lieu samedi 9 juin.  L’équipe de Couleurs Gaies qui organise l’événement depuis sa création vous propose de découvrir le programme de cette journée qui s’annonce inoubliable.

Cette année le mot d’ordre pro PMA et l’affiche du défilé invite le Président de la République à honorer ses promesses.  La manifestation qui s’annonce festive et revendicative sera suivie comme chaque année par de nombreux participant.e.s .

12h–22h : Rainbow Village
12h-15h : L’Avant Pride
15h–16h : Discours
16h–18h : Marche des Fiertés
18h–22h : Apéro Pride
19h–02h : Bar Le Cagibi – Soirée Pride
19h–02h : Bar Le Chéri – Soirée Pride
22h–06h : « Banana, the gay party »
présente : soirée Circus au Royal
22h30–06h : L’Endroit – Soirée officielle
Metz Pride Day

 

Rainbow Village

Le Rainbow Village vous accueille de 12 h à 22 h place de la République. Vous y retrouverez des dizaines de stands, un bar, une zone restauration avec 3 food-trucks, et bien sûr la boutique du Village et ses nombreux articles Rainbow. Le Village et la scène accueilleront spectacles, discours, départ de la Marche des Fiertés et les DJs de l’Apéro Pride !

L’Avant Pride – « Rainbow Evidanse »
12h30 – 13h30

« Rainbow Evidanse », association LGBTQH parisienne de pratique des danses de salon, rassemble une communauté de danseurs LGBTQ et hétéro friendly qui partagent et pratiquent le même loisir, la même passion. Ils vous invitent à une démonstration-initiation à la danse de salon same-sex. Ici pas question de genre : on danse le tango, le cha-cha-cha, le rock ou la salsa en couple mixte ou de même sexe !

Lady Carbone + Kyssy Bang Bang
13h30 – 15h


L’une est un oiseau de nuit glamour et envoûtant, l’autre est taquine et festive. L’une est couture chic, l’autre prêt-à-porter choc. Elles sont différentes, mais complémentaires, belles chacune à leur manière. Elles sont le Yin et le Yang, la glace et le feu, le calme et la tempête. Ce sont les deux drôles de dames de la Marche des Fiertés de Metz ce 9 juin 2018 : Lady Carbone et Kyssy Bang Bang.

 

 

 

Les Sœurs de la Perpétuelle
Indulgence – Couvent de Paris
Nos présentatrices-animatrices
12h -16h

L’ordre des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence est né à San Francisco le samedi de Pâques 1979 d’un groupe de militants homosexuels. Depuis, partout dans le monde, des couvents se sont ouverts : aux États-Unis, en Australie, en Amérique du Sud et en Europe, à Londres, à Paris… Partout, les Sœurs font vœu d’aider leur communauté et la société entière, de lutter contre les exclusions, de prôner la tolérance, la nonviolence et la paix, de lutter contre le sida en apportant leur aide charitable.

Lady Karamel

Notre hôtesse sera présente sur le village un peu tout du long la journée ! À un stand, sur scène à faire le show, lady Karamel, artiste complète depuis 20 ans, va vous mettre en confiance et vous en mettre plein les mirettes ! Attention, énergie et fou rire garantis !

Marche des Fiertés

La 16ème Marche des Fiertés de Metz partira de la place de la République à 16h pour un parcours de deux heures dans les rues du centre-ville. Rejoignez les DJ’s des chars des établissements participant, ou les bannières des associations pour militer pour l’égalité réelle des droits !

Apéro Pride

À 18h, retour de la marche au Rainbow Village place de la République pour l’Apéro Pride ! Pour continuer à danser, boire un verre, manger un bout et faire la fête avant de retrouver les différentes soirées du Metz Pride Day, c’est l’Apéro Pride ! Retrouvez nos DJs, José Sanchez et Rico Vibes, jusqu’à 22h pour le plus grand apéro LGBT de Lorraine, en compagnie de nos plus belles Queens !

Soirées

Après le Rainbow Village, Metz Pride Day vous propose de continuer votre journée dans les
soirées des établissements partenaires !

Bar : Le Cagibi
19h – 02h
37 rue des Jardins – Metz

L’ambiance kitsch de ce nouveau bar gay vous accueille pour une soirée au son pop-rétro des années 80-90 remixé sur les platines de la talentueuse DJ Anna Marani.

 

 

Club : L’Endroit – Soirée officielle
22h30 – 06h
20 rue aux Ours – Metz

L’Endroit, mythique club gay messin, vous accueille pour cette soirée officielle du Metz Pride Day ! DJ, gogo et queen seront là pour LA soirée à ne pas manquer de cette institution.

 

 

 

 

 

Soirée : Banana Party – Circus
22h – 06h
Le Royal, 2 rue Gambetta – Metz

 

Pour la première fois, Banana Party, légendaire soirée qui voyage entre Paris et Luxembourg se pose à Metz pour une soirée d’exception dans un lieu atypique. Toute la folie des nuits parisiennes pour cette soirée Pride sur le thème Circus.