Paul Mirguet, ancien résistant, conseiller municipal et député de Metz homophobe (1960)

Paul Mirguet

Paul Mirguet naît le 12 décembre 1911 à Failly, petit village près de Metz. Ses parents sont paysans. Impressionné par son potentiel, le maître d’école du village insiste auprès de la famille pour qu’il poursuive des études. Il prend donc le train tous les jours pour étudier à Metz. Avant la Seconde Guerre mondiale il travaille dans le commerce de la viande. Mobilisé pendant la Seconde guerre mondiale, il retourne en Moselle après l’Armistice avant d’être expulsé avec les autres habitants du village de Failly en novembre 1940. Il entre dans la Résistance en 1942. Après la Libération, il est chargé de la logistique pour réapprovisionner la population. Ensuite, il quitte l’administration pour travailler à nouveau dans le commerce de la viande.

En 1947, Paul Mirguet est élu conseiller municipal à la mairie de Metz sur la liste du Rassemblement du peuple français. Élu de l’Union pour la nouvelle République, il est député de la Moselle pendant la 1ère législature de la Cinquième République française du 20 novembre 1958 au 9 octobre 1962.

Paul Mirguet est connu pour être à l’origine de l’amendement Mirguet, voté le 18 juillet 1960, un texte visant à prendre « toutes mesures propres à lutter contre l’homosexualité », classée comme « fléau social », et votée dans le cadre d’une loi autorisant le gouvernement à légiférer par ordonnance contre l’alcoolisme et le proxénétisme. Cet amendement doublait la peine minimum pour outrage public à la pudeur quand il s’agissait de rapports homosexuels. Cette disposition a été supprimée en 1980 sur proposition du gouvernement Raymond Barre.

Il meurt le 22 mai 2001 à Metz.

Texte et photo : Wikipédia

Jean-Marie Rausch

Jean-Marie Rausch

Depuis son élection à la mairie de Metz en 1971, Jean-Marie Rausch a toujours été diabolisé par la communauté LGBT de la ville. Les gays messins de plus de quarante ans ont des quantités d’anecdotes à relater à propos des relations tendues entre le maire et les gays. Certains se souviennent avec précision des contrôles musclés de la « Brigade de Surveillance de la Voie Publique » composée de policiers municipaux en civil parcourant les rues de la ville dans leurs R4 et semant la terreur dans les divers lieux de drague nocturne de la ville au début des années 80. Car si les agresseurs de PD pouvaient agir en toute impunité dans notre bonne ville, et faisaient rarement l’objet de contrôles et d’arrestations, il n’en était pas de même des homos : contrôles, insultes, fichages et intimidations diverses. Heureusement, cette époque est aujourd’hui révolue mais elle a laissé des traces indélébiles dans la mémoire collective des gays messins.

Le Guide Gay International Spartacus édite chaque année depuis le début des années 70 un répertoire des lieux gays de chaque ville du monde. Les éditions du début des années 80 de ce guide précisent pour Metz que, suite à la parution d’une pleine page de publicité de la discothèque gay messine le Bizzaroïde, la mairie de Metz avait multiplié les tracas administratifs contre cet établissement et avait précisé que Metz souhaitait rester une ville tranquille où l’homosexualité n’avait pas sa place. Là aussi, on pouvait imaginer mieux pour l’intégration et l’épanouissement des personnes LGBT.

Depuis, même si les relations avec la communauté gay sont moins violentes, elles n’en restent pas moins très tendues. Jusqu’à récemment, les associations LGBT de la ville n’ont jamais eu le moindre début de soutien dans leurs démarches et se sont plutôt heurtées à des ennuis divers, à l’image de cette interdiction de la marche LGBT dans le centre piétonnier (2004).

En juin 2004, le journal municipal Vivre à Metz, publiait pour la première fois un éditorial du maire de Metz au sujet des homosexuels. Même si chaque mot a été pesé, il est tout de même assez intéressant de connaître le fond de la pensée de Jean-Marie Rausch qui ne loupe jamais une occasion d’associer homosexualité et délinquance…

Source : Hexagone gay (www.hexagonegay.com)