Noire et investie dans sa scolarité (cataloguée “intello”), Dinah a rapidement été la cible de plusieurs de ses camarades. 

Son homosexualité, au départ confiée à quelqu’un.e.s de ses ami.e.s, a donc été révélée publiquement ; elle a donc été victime de outing (qui est, selon SOS Homophobie, l’“action de dévoiler l’orientation sexuelle ou l’identité de genre d’une personne LGBTI sans son accord. Il s’agit d’une atteinte à la vie privée. Pour la personne « outée », c’est un acte d’une grande violence, qui peut l’exposer, la fragiliser ou la mettre en danger.”) 

Voilà donc un nouvel élément qui n’ont pas échappé à ses harceleur.se.s, bien décidé.e.s à faire de son quotidien un enfer. 

Le 24 octobre, une marche a été organisée en sa mémoire à Mulhouse. 

Dinah remplie de joie de vivre, comme le témoigne sa mère

Rappelons que, selon différentes études, les lesbiennes ou les bi/pansexuelles aurait entre 1,4 et 2,7 fois plus de risque se faire une tentative de suicide, par rapport aux femmes hétérosexuelles. 

D’autres chercheur.euse.s ont pu montrer que 22% des étudiant.e.s LGB ne se sentiraient pas en sécurité à l’école, contre 7% pour les étudiant.e.s hétéros (3 fois plus de risque pour les étudiant.e.s LGB, donc). 25% des étudiant.e.s et personnel.le.s LGB de l’université auraient été harcelé.e.s à cause de leur orientation sexuelle. 

Des chiffres qui montrent une réalité trop grave et dramatique et qui prouvent qu’il y a encore du chemin et du boulot à tous les niveaux ; encore aujourd’hui, les associations ont besoin de vous ! 

Manon